Twitter Imera

Agenda

Colloquium/Seminar
04/26/2017

CYCLE - Recherche, art, pratiques numériques #12

Mercredi 26 avril 2017, 10h00-12h30 - IMéRA, Maison des Astronomes- salle de conférence - 2 place le Verrier, 13004 Marseille - ENTREE LIBRE

DEMO (or die!), Entre art, science et technologie, par Claude ROSENTAL (anthropologue, CEMS CNRS/EHESS), Etienne CLIQUET (Artiste et chercheur - ISDAT - Ecole des beaux arts Toulouse) & Samuel BIANCHINI (Artiste et chercheur - ENSAD Lab, Paris)

Claude ROSENTAL (anthropologue, CEMS CNRS/EHESS)

  • Usages des démos dans le domaine des sciences et des technologies

Dans le cadre de ma communication, j’analyserai un certain nombre de pratiques des démos dans le domaine des sciences et des technologies. Je montrerai comment de nombreux scientifiques et ingénieurs utilisent aujourd’hui les démonstrations publiques de technologies comme des outils d’échange et de coordination, des dispositifs cognitifs et relationnels, des instruments de mobilisation et de concurrence, ainsi que des ressources pour la conception, la gestion et l'évaluation de projets. Je m’appuierai pour cela sur des enquêtes que j’ai réalisées sur les usages des démos par des scientifiques et des ingénieurs américains et européens. Ces enquêtes illustreront la manière dont des démo-craties - régimes qui utilisent les démonstrations pour la gestion des affaires publiques - se sont développées dans les sociétés contemporaines. 

Etienne CLIQUET (Artiste et chercheur - ISDAT - Ecole des beaux arts Toulouse)

  • La démo non théâtrale

Dans un texte intitulé « La performance non théâtrale » paru en 1976, l'artiste américain Allan Kaprow à propos des performances de ses contemporains se demandait si elles relèvent ou non du théâtre. Je voudrais à mon tour poser cette question à propos de la démo aujourd'hui. Comme lui, je partirai d'exemples précis de démos en incluant ma propre expérience de la chose. Pour le reste, j'éviterai la recherche d'une typologie de la démo comme ce fût le cas de la performance (happening, events, etc.). Impliquant une réflexion sur la place d'Internet et du numérique, il faut se demander quelles sont les raisons historiques, les implications politiques et les conséquences d'un art non conventionnel, sans public mais en public, c'est à dire non théâtral. 

Samuel BIANCHINI (Artiste et chercheur - ENSAD Lab, Paris)

  • Démonstrateur(s) : concevoir et expérimenter des dispositifs artistiques interactifs avec des affordances sans usage et sans fins

De Douglas Engelbart au fameux “Demo or Die” du MIT analysé par Peter Lunenfeld, le terme “démo” explicite le principe d'une démonstration qui vise à faire comprendre les ressorts d'une action réussie, le plus souvent avec un objet technique, et, par ce biais, cherche à convaincre l'auditoire de la qualité de l'objet technique en question. Le terme “démonstrateur” est, quant à lui, plus polysémique ; il est difficile de savoir s'il s'agit de la personne qui réalise la démonstration, du dispositif technique qui supporte cette démonstration ou de ce même agencement technique offert en test à un public choisi et accompagné. En effet, le terme “démonstrateur” est couramment utilisé en ingénierie pour désigner un premier dispositif suffisamment fonctionnel pour être soumis à des expériences d’usage. Dès lors, lorsque des collaborations entre ingénierie et art conduisent à réaliser un dispositif en commun, est-il possible de considérer ce dernier comme démonstrateur du point de vue des ingénieurs et comme œuvre pour les artistes ? Si une telle différence d'appréciation peut exister, les attentes des uns et des autres sont-elles si différentes lorsque l'on sait à quel point les œuvres à forte composante technologique nécessitent d'être testées ? L'exposition peut-elle être alors considérée comme un espace de tests où l'expérience du public est autant celle qu'il produit pour lui-même, son expérience esthétique, qu'une expérience à laquelle il contribue, une sorte de test “utilisateur” ? Une sorte seulement, car si les œuvres opèrent, elles ne sont pas pour autant mues par des fonctions : ici, nuls modes d'emploi, tâches à accomplir ou objectifs à remplir. Comment concevoir des agencements et agentivités, envisager des affordances, pour des expériences esthétiques sans fins ? Ce sont ces quelques questions qui seront abordées à partir de l'expérience de l'auteur, à la fois de son point de vue d'artiste et de chercheur.   


Thématique du séminaire

Ce séminaire transdisciplinaire s’intéresse aux perturbations productives que génèrent les collaborations entre les chercheurs en sciences humaines et les artistes dans le domaine du numérique. Il s’inscrit dans la suite des réflexions et des expérimentations que nous avons menées à l’IMéRA dans le programme antiAtlas des frontières depuis 2011 tout en élargissant notre questionnement au-delà de la seule question des frontières.
Dans le  domaine des sciences humaines et sociales, le recours aux pratiques numériques conduit à de nombreux bouleversements que ce soit dans la collecte, la production et le traitement de données, ainsi que l’élaboration de nouvelles formes de narration et d’édition. Le tournant numérique conduit les chercheurs à reconsidérer leurs méthodes, leurs catégories, leurs paradigmes, leurs orientations théoriques, leurs objets, leurs formes de labellisation et les cadres des champs disciplinaires. D’ailleurs, compte tenu des collaborations toujours plus nombreuses qu’implique le recours au numérique entre d’un côté les sciences humaines et de l’autre les sciences exactes et expérimentales, il semble plus pertinent de parler de Digital Studies que Digital Humanities.
Dans le domaine de l’art, le numérique ouvre également des champs de pratiques radicalement nouveaux. Il transforme la relation des artistes aux outils qu’ils utilisent et aux connaissances qu’ils convoquent, produisent ou questionnent. Il transforme le statut et les formes des œuvres. En introduisant de nouvelles modalités pour assurer leur circulation, il modifie également leur relation avec le public. Le numérique bouleverse la place de l’auteur qu’il place dans une relation dynamique par rapport aux flux d’information, de circulation des images, des sons et des formes. Il donne ainsi une nouvelle importance à l’invention de dispositifs dans lesquels ces formes sont données à l’expérience, ouvrant d’infinies possibilités d’interaction avec l’œuvre. Il donne enfin une nouvelle dimension au travail collectif, à des formes diverses de collaborations, d’échanges et de contributions. D’une façon générale, on peut dire que le numérique déplace les pratiques artistiques et conduit à réfléchir autrement les relations entre arts et sciences.
Ce séminaire rassemblera des chercheurs en sciences humaines (sociologues, anthropologues, politologues, géographes, historiens, littéraires), en sciences dures (informaticiens, physiciens, mathématiciens, etc.), des artistes (designers, hackers, programmeurs, média tactique, etc.) ainsi que des professionnels (industriels, chargés de communication, etc.). Notre objectif est de favoriser des croisements, des emprunts et des déplacements qui seront propices à l’identification de nouvelles pistes de réflexion et de recherche, voire à la mise en œuvre d’expérimentations collaboratives.
Chaque mois, des participants seront invités à présenter leurs expérimentations d’outils numériques de collecte (applications mobiles, capteurs oculaires, systèmes SIG, etc.) ou d’indexation et de traitement des données recueillies (bases de données, systèmes de visualisation ou de sonification, etc.). Certains feront part de leurs explorations de dispositifs d’écriture et de modélisation de la connaissance (jeux vidéo, machinima, web documentaires, etc) ou encore de nouvelles formes d’édition électroniques.
Trois types de questions seront développés.
1) Il s’agira tout d’abord de voir comment, et jusqu’à quel point, ces pratiques et instruments transforment notre rapport au monde, nos méthodes de recherche, la construction de nos objets, la modélisation et la diffusion de notre connaissance et de nos oeuvres.
2) Nous nous interrogerons aussi sur l’impact des processus collaboratifs qu’impliquent les pratiques numériques entre chercheurs, artistes et professionnels. L’objectif est d’évaluer les apports que chaque démarche (scientifique, artistique, professionnelle) apporte aux autres.
3) Nous verrons enfin comment ces processus collaboratifs bouleversent les champs disciplinaires, les points de vue et les formes d’autorité qui organisent notre recherche et notre pratique et conduisent à repenser de manière créative de nouvelles formes de rencontre entre les disciplines scientifiques et entre celles-ci et les non-spécialistes.

Comité d’organisation : Jean Cristofol (Ecole Supérieure d’Art d’Aix en Provence), Jean-Paul Fourmentraux (Centre Norbert Elias, CNRS/AMU/EHESS), Cédric Parizot (IREMAM, CNRS/AMU) et Manoël Penicaud (IDEMEC, CNRS/AMU).

Inscription des doctorants : Direction de la Formation Doctorale AMU - ADUM


Ce séminaire transdisciplinaire s’intéresse aux perturbations productives que génèrent les collaborations entre les chercheurs en sciences humaines et les artistes dans le domaine du numérique. Il s’inscrit dans la suite des réflexions et des expérimentations que nous avons menées à l’IMéRA dans le programme antiAtlas des frontières depuis 2011 tout en élargissant notre questionnement au-delà de la seule question des frontières.

Commencé le 13 janvier 2016, ce séminaire fonctionne selon un rythme de rencontres mensuelles.

Partenariats :

IMéRA, Institut d'études avancées d'Aix-Marseille (AMU)
Institut de Recherche et d’Etudes sur le monde arabe et musulman (CNRS/AMU)
Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence
Institut d’Ethnologie Mediterranéenne Européenne et Comparative (CNRS/AMU)

Fellows
04/27/2017

Community Building Seminar #22

Jeudi 27 avril 2017, 10h30 – 12h30 - Sur invitation - Maison Neuve, 1er étage

Does social context impact metacognition? Evidence from stereotype threat in a visual search task, par Thibault Gajdos (LPC, Marseille)

Abstract

While recent studies have emphasized the role of metacognitive judgments in social interactions, whether social context might reciprocally impact individuals’ metacognition remains an open question. Situations involving stereotype threat are good candidate to answer this question, insofar as it has been proposed that metacognitive processes might be enhanced in such social contexts. Here, we provide the first empirical test of this hypothesis. Using a visual search task, we asked participants, on a trial-by-trial basis, to monitor the unfolding and accuracy of their search processes, and we developed a computational model to measure the accuracy of their metacognition. Results indicated that stereotype threat enhanced metacognitive monitoring of both outcomes and processes. Our study thus provides a clear evidence that social context can actually affect metacognition.

Auteurs : Thibault Gajdos1, Isabelle Régner1, Pascal Huguet2, Marine Hainguerlot3, Jean-Christophe Vergnaud3, Jérôme Sackur4,5, and Vincent de Gardelle6

1Aix Marseille Univ, CNRS, LPC, Marseille, France.
2Université Blaise Pascal, CNRS, LAPSCO, Clermont-Ferrand, France. 3Centre d’Economie de la Sorbonne, CNRS UMR 8174, Paris, France. 4Laboratoire de Sciences Cognitives et Psycholinguistique (ENS, CNRS, EHESS), PSL Research University, Paris, France.
5Ecole Polytechnique, Palaiseau, France.
6CNRS and Paris School of Economics, Paris, France.

Thematic cycle
04/27/2017

CYCLE - Pollution(s) et solution(s) #4

Jeudi 27 avril 2017,14h-16h30 à l'IMéRA, Maison des Astronomes - Salle de conférence

ETAT - Choix politiques
  • Les sources troubles du sentiment d’impunité, par Albert Ogien (Directeur de recherche EHESS, membre du CEMS, CNRS) 

Résumé : On a vu émerger ces dernières années un nouvel objet suscitant la mobilisation politique : les Grands Projets Inutiles Imposés. Pour s’y opposer, l’activisme a pris diverses formes : protestation, manifestations, occupations, désobéissance civile, mais aussi recours à l’arme du droit. En portant plainte contre les responsables de ces projets, des collectifs ont réussi à faire reconnaître en justice que ceux-ci avaient été décidés en infraction au cadre légal, français ou européen. Ce fût le cas pour les sites emblématiques de Sivens, Notre Dame des Landes, Roybon, le tunnel Lyon-Turin, Bure. Cette communication s’interrogera, à partir de ces exemples, sur ce qui conduit des responsables de pouvoirs publics à agir en violant la loi dont ils sont les garants (en s’intéressant en particulier à leur sentiment d’impunité).

  • De la cohérence de la politique de prévention des risques liés à la pollution atmosphérique, par Myriam Merad (Directrice de recherche CNRS – InSHS, membre du CST Irstea)

Résumé : La France a conduit une politique ambitieuse de réduction des pollutions atmosphériques. Une étude longitudinale des controverses vient éclairer la lecture des défaillances en matière de prévention des risques environnent et santé-environnement et contribuera à suggérer des pistes d'amélioration des politiques publiques en la matière.

Discutants Christelle Rabier (historienne ; EHESS/Centre Norbert Elias) et Yves Noack (géochimiste ; CNRS, CEREGE ; dir. de l’OHM-BMP).

La « collusion Etat-industrie » est souvent citée comme explication de nombreux scandales ayant des impacts sur la santé des humains et de l’environnement. Peut-on expliciter cette notion de façon plus fine ? Peut-on en tirer des conclusions au-delà de la pensée et de la recherche ? Michel Lette présentera les débordements industriels dans le temps longs de l’histoire française, et le rôle de l’Etat dans le maintien de certaines situations. 

Publication de référence : Débordements industriels - Environnement, territoire et conflit XVIIIe-XXIe siècle

Inscription des doctorants : Direction de la Formation Doctorale AMU - ADUM


Toutes les informations sur le blog de l'IMéRA.

Organisé par Juliette Rouchier (LAMSADE, Paris-Dauphine, PSL ; Co-directrice du GDR Policy Analytics ; Associée au GREQAM, AMSE), le séminaire se veut un espace de confrontation entre plusieurs points de vue autour de la thématique de la pollution de notre environnement, avec une attention toute particulière à la pollution industrielle.

Il repose sur des interventions de sciences positives et de sciences critiques, dont les approches et les résultats seront remis dans le contexte social et politique d’utilisation du savoir produit.

Des artistes eux aussi sont sollicités pour réagir aux propositions des chercheurs, afin de porter un regard sur les thèmes présentés, qu’il soit complémentaire ou radicalement alternatif, afin de réinscrire l’idée de développement durable dans une pensée créative, force de proposition.

contact : juliette.rouchier@dauphine.fr

Thematic cycle
04/28/2017

CYCLE - Corps, soin et santé mentale dans l'exil

Vendredi 28 avril 2017, de 10h à 12h30, à IMéRA, Maison Neuve 1er étage - sur invitation

Séminaire du cycle "Corps, soin et santé mentale dans l'exil" 

Coordonné par Eléonore Armanet, Maître de conférences en anthropologie à l'Université d’Aix-Marseille, chercheur à l'IDEMEC - Institut d'ethnologie méditerranéenne, européenne et comparative (AMU/CNRS)

Le groupe croise les regards, les savoirs et langages de l'anthropologue et du clinicien pour explorer les effets de l'exil en contexte de migration – c'est-à-dire les dynamiques de « bricolage » identitaire, d'invention culturelle et de métissage, mais aussi le difficile exercice de la transmission entre les générations.

Participants : le groupe est composé d'anthropologues, de psychiatres, de psychothérapeutes et de psychanalystes.

Contact : eleonore.armanet@univ-amu.fr

PhD classes
04/28/2017

CYCLE - la transition énergétique vs. les transitions énergétiques #3

Vendredi 28 avril 2017, 14h-17h à l'IMéRA - entrée libre

"Les scénarios énergétiques et les visions bas carbone : un retour d’expérience d’exercices orientés R&D", par Elisabeth Le Net (économiste I-TESEE, CEA Paris Saclay ; Alliance ANCRE)

A la fin des années 2000, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie ont créé cinq « alliances » thématiques dont l’objet est de réunir les principales institutions de la recherche publique dans le but de coordonner les priorités de la recherche. L’Alliance Nationale de Coordination de la Recherche pour l’Energie (ANCRE) a pour mission de coordonner et renforcer l’efficacité des recherches sur l’énergie menées par les organismes publics nationaux. Elle a aussi une mission applicative : donner un éclairage sur le souhaitable et le souhaité en matière de solutions énergétiques et de réponses au Défi « Une énergie propre, sûre et efficace ». Cette mission est opérationnalisée au travers, en particulier, de la production de scénarios technologiques de transition énergétique. Coordonnées par le Groupe Programmatique 9 (Prospective énergétique globale), les actions en la matière ont conduit à la réalisation de trois exercices : en 2013 sur la France en lien avec le DNTE (Scénarios pour la transition énergétique), en 2015 au niveau mondial en lien avec la COP21 (Decarbonization Wedges), en 2016 sur la France (Scénario ANCRE LTECV). L’objet de la présentation sera d’exposer ces travaux, leur fabrique et limites.


Séminaire dans le cadre du cycle mensuel "La transition énergétique v/ les transitions énergétiques : hier, demain, ici, ailleurs" inscrit dans le programme ENERGIE de l'IMéRA et appuyé par le PR2I Energies.

Animation : B. Cointe, P. Fournier (LAMES), M.-T. Giudici (BIP), F. Rychen (GREQAM)

Contact : giudici@imm.cnrs.fr

Inscription des doctorants : Direction de la Formation Doctorale AMU - ADUM

LIEN : article sur le cycle dans le Blog de l'IMéRA

OBJECTIFS : La loi sur « la Transition énergétique pour la croissance verte » qui fait suite au Grenelle positionne la transition énergétique comme un questionnement majeur pour nos sociétés et leur évolution. Mais, faut-il tenir pour acquise la perspective d’une évolution douce, progressive des choix énergétiques, vers un horizon bien défini, laissant seulement à discuter le rythme et les étapes de cette évolution ? Cela mérite examen pour préciser les espaces d’incertitude et de choix qui rendent pluriels les futurs énergétiques compte tenu des nombreuses imbrications de problématiques autour du thème de l’énergie et cela requiert la mobilisation de compétences d’analyse variées.

Ce cycle de séminaire, qui se déroule sur une base mensuelle, est l’occasion de faire discuter des chercheurs, enseignants-chercheurs et personnalités de différents horizons et disciplines sur ce questionnement.

Grâce à la diversité des intervenants, il se donne pour objectif : (i) d’articuler des savoirs scientifiques sur des domaines variés pour penser les conditions de possibilité des changements de pratiques en matière d’énergie ; (ii) de situer le rôle et les répertoires d’action du politique en matière d’orientation des pratiques énergétiques ; (iii) -de (re)-positionner la problématique de recherche sur l’énergie dans un ensemble plus vaste de questions et avec des éléments de contexte ; (iv)-de situer l’énergie comme un domaine de réflexion fécond pour sa problématique de recherche hors énergie.

Programme : 5 modules de formation de 3 heures chacun (14h-17h)

17 février 2017 : "La transition énergétique au regard de l’histoire : mythe ou réalité ?", par Xavier Daumalin, historien au laboratoire TELEMME (Temps, Espaces, Langages, Europe Mériodionale - Méditerranée).
17 mars 2017 : Une énergie sans pareille ? L'électricité en conquête, par Alain Beltran (historien, directeur de recherche CNRS, UMR 8138 IRICE)
28 avril 2017 : "Les scénarios énergétiques et les visions bas carbone : un retour d’expérience d’exercices orientés R&D", par Elisabeth Le Net (économiste I-TESEE, CEA Paris Saclay ; Alliance ANCRE)
12 mai 2017 : Les scénarios énergie-climat mondiaux
Date à confirmer : Les transitions énergétiques : sciences et évolution

Thematic cycle
05/02/2017

CYCLE - Gouvernance et transformations structurelles en Méditerranée

CYCLE DE CONFERENCES organisé en partenariat avec l'IMéRA, AMSE et la Villa Méditerranée, en collaboration avec la Commission Économique pour l'Afrique des Nations-unies.

Lieu : Villa Méditerranée - Espl. J4, 13002 Marseille - ENTREE LIBRE

Mardi 2 mai 2017, à la Villa Méditerranée

Mohamed Tozy - Professeur de sciences politiques à l'Université de Casablanca, Professeur à l’IEP d’Aix en Provence et Chercheur au Laboratoire Méditerranéen de Sociologie (LAMES, MMSH-Aix-en-Provence)

Mohamed Tozy est directeur de l’Ecole de Gouvernance et d’Economie de Rabat. Né en 1956 à Casablanca, il a fait des études de sciences politiques à Casablanca et un doctorat à l'Université d'Aix-Marseille. Dans une démarche qui associe sociologie et anthropologie historique, Mohamed Tozy travaille sur des questions aussi diverses que les mouvements islamistes et les pratiques quotidiennes du religieux, les relations de pouvoir et l’Etat, le développement rural et le changement social.

  • "L'invention d'un citoyen euro méditerranéen: retour sur trois campagnes d'enquêtes de 2013 à 2017".

Résumé : Mohamed Tozy se propose d’analyser les résultats de trois campagnes d’enquête réalisées entre 2013 et 2017 par la fondation euroméditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures. Au–delà de la construction d’un champ de comparaison Euro-Mediterranéen qui  associe ces deux pôles - dont le MUCEM est l'incarnation matérielle - Mohamed Tozy insistera sur le caractère innovant de ce projet scientifique  qui a pris le risque de penser Euro-Med en se donnant les moyens d’investiguer un espace promu au rang d’objet de science sociale. Le fait de décider de questionner plus de 40 000 citoyens appartenant à plus de 30 pays et de postuler une représentativité d’une population Euro-Mediterranéenne participe de l’invention d’une citoyenneté nouvelle comme l’Europe n’a cessé de le faire depuis 60 ans.

Il s’agit autant d’un acte de foi que d’un acte scientifique. Mohamed Tozy démontrera « qu’on est en présence d’un pari sur l’avenir, d’une quête d’assurance sur un projet qui peine à démarrer et qui est confronté à de multiples obstacles : la mauvaises volonté des uns des autres, le repli nationaliste, l’irruption de nouveaux conflits entraînant un climat d’instabilité politique (Syrie, Libye, Ukraine…). »

Dans le cadre du cycle Gouvernance et transformations structurelles en Méditerranée associant Aix-Marseille School of Economics (AMSE), l’IMERA, la Villa Méditerranée, en collaboration avec Commission Economique pour l'Afrique des Nations Unies, Bureau pour l'Afrique du Nord.

Le cycle "Gouvernance et transformations structurelles en Méditerranée"

Après plus de quatre décennies d’apparente stabilité, les régimes arabes, que ce soit au nord de l’Afrique ou dans la péninsule arabique, ont été fortement secoués par une vague sans précédent de protestations populaires, une déferlante née au creux de l’ouest tunisien déshérité en janvier 2011 et qui a, en cascade, pour le moins remis en question les équilibres politico-économiques en place de Rabat à Manama. Cinq ans plus tard, la transition politique vers des démocraties stables que beaucoup d’observateurs entrevoyaient avec un optimisme béat s’enlise. Dans les pays où les dictatures en place ont été abattues (Tunisie, Egypte ou Libye), une mouvance d’obédience islamique, parfois même islamiste sectaire (Daesh en Libye par exemple), s’est installée si ce n’est au pouvoir, du moins comme force politique influente, jetant de ce fait ces pays dans une période d’incertitude ponctuée par des coups d’Etat comme en Egypte avec la retour de la junte militaire aux manettes et des Frères Musulmans en prison, une alternance et l’émergence d’une configuration de l’islam politique d’apparence inédite en Tunisie et un chaos politico-militaire persistant en Libye sur fond de violence sectaire et tribale. Les régimes toujours en place (Algérie, Maroc ou Syrie par exemple) sont soumis  à de fortes turbulences socio-politico-économiques, quand ce n’est pas à la guerre civile internationalisée dans le cas de la Syrie, qui les place dans une situation de vulnérabilité extrême. On est très loin de la transition accomplie et de la convergence à des équilibres politico-économiques stables !

Dans ce contexte d’incertitude qui ouvre tellement de pistes de réflexion intéressantes, voir fascinantes, l’IMéRA et AMSE proposent une série de conférences en collaboration avec la Villa Méditerranée. L’analyse économique standard résumant la dynamique institutionnelle à un jeu dynamique entre une élite maniant tour à tour le bâton et la carotte, et une population jaugeant l’opportunité ou non de se révolter à travers une action collective forcément coûteuse, ne peut capturer la finesse et les multiples dimensions des événements en cours au Sud de la Méditerranée. Ce cycle de conférences sur Gouvernance, Transition Politique et Transformations Structurelles en Afrique du Nord,  a pour ambition principale de proposer des cadres de réflexion qui collent au plus près aux réalités socio-économiques, politiques et culturelles des pays de la rive Sud de la Méditerranée, en mobilisant à la fois les approches de la science économique, de la science politique et de la sociologie politique.

PhD classes
05/05/2017

CYCLE - Frontières et mobilités dans les sciences #6

Vendredi 5 mai 2017, 10h-12h30, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

"Frontières & arts", Anne Laure Amilhat Szary (Univ. Grenoble Alpes, France) et Jean Cristofol (ESAAix, Aix en Provence)

Lieu : IMéRA, Maison des astronomes, 2 place Le Verrier - 13004 Marseille

ENTREE LIBRE

DOCTORANTS : inscription sur le site de la Direction de la Formation doctorale AMU- ADUM


Cinquième session du cours doctoral « Frontières et mobilités » dans les sciences organisé par un collectif de résidents de l'IMéRA sous forme de séminaires interdisciplinaires.

Le cours a pour objectif d'apporter une compréhension nouvelle de ce que sont les frontières et les mobilités dans les sciences, sciences sociales et sciences humaines.  

Il est ouvert à tous les publics.


Les autres dates :

  • Vendredi 19/05/2017, 10h-12h30 : Sera annoncé.
PhD classes
05/09/2017

CYCLE - Analyse des réseaux et applications #8

Mardi 9 mai 2017, 10h30-17h, IMeRA, maison des astronomes

Table ronde - Analyses de réseaux et interdisciplinarité : Quels points de convergence, quels obstacles ?

avec la participation de :

Alain Barrat, physique, Centre de Physique Théorique, Aix-Marseille Université, CNRS

Laurent Beauguitte, géographie, CNRS, IDEES Rouen

Claire Bidart, Sociologie, LEST, Aix-Marseille Université, CNRS

Yann Bramoullé, économie, Aix-Marseille School of Economics et Greqam

Màrton Karsai, physique et computer science, ENS Lyon/INRIA.

Camille Roth, sociologie et sciences sociales computationnelles, Medialab Science Po Pa

Table ronde dans le cadre du cycle "Analyse des réseaux et applications : approche interdisciplinaire", organisé par Alain Barrat (Centre de Physique Théorique, AMU/CNRS) et Claire Bidart (Laboratoire d'Economie et de Sociologie du Travail, AMU/CNRS) en partenariat avec le Collège doctoral d'Aix-Marseille Université et l'IMéRA.

Discutant : Pierre Livet, Professeur émérite de philosophie, Aix-Marseille Université ; Directeur du programme « Rencontres sciences & humanités ».

Inscription des doctorants : Direction de la Formation Doctorale AMU - ADUM


L’analyse de réseaux se montre particulièrement transdisciplinaire. A la suite de journées d’études et d’un séminaire doctoral qui a réuni des chercheurs et enseignants de différentes disciplines (sociologie, physique, sciences computationnelles, économie, et géographie), nous proposons une table ronde pour mettre en perspective les apports respectifs, les spécificités, les points communs et les divergences entre ces disciplines dans l’évolution des analyses de réseaux.

Depuis ses débuts l’analyse de réseaux a tissé des ponts entre sciences exactes et sciences sociales, de Jacob Moreno (psychiatrie), John Barnes (anthropologie) à Harrison White (physique et sociologie).

Aujourd’hui, un important corpus d’indicateurs et de mesures forme un socle commun qui permet de parler (pour une part) le même langage. De façon générale, les réseaux sont des systèmes formés d’entités et de liens entre elles. A partir d’une ontologie assez simple, les effets de structure que l’on peut dégager (densité, clusters, triades, formes de centralité, trous structuraux, modularité, voisinages, courbes de distribution…) sont partagés par toutes les disciplines. Ils sont étudiés au regard d’enjeux descriptifs assez comparables : identification de processus de diffusion, d’influence, de sélection, détection de communautés, équivalence structurale, formes d’efficacité, risques, segmentations, inégalités, capital social, dynamiques, séquençage… Leurs interprétations relèvent davantage des questionnements disciplinaires, mais montrent pourtant des convergences non négligeables, ouvrant la voie à davantage de rapprochements encore sans doute. Les lectures, transferts et emprunts croisés sont aussi (un peu) plus fréquents que pour d’autres objets de recherche.

Mais d’autres clivages existent, sans qu’ils soient forcément liés à la discipline : les types de données (réseaux personnels, réseaux complets, chaînes relationnelles, big data, simulations…), les types d’entités (individus, organisations, objets, lieux, mentions, contacts…), les types de liens étudiés (parenté, amitié, interaction, connexion sur une plateforme, co-présence, co-citation…), les méthodes d’analyse (statistique, modélisation, analyse qualitative, mixed methods, inférences, comparaisons…), mais peut-être aussi des questionnements plus fondamentaux, ainsi que la place donnée aux analyses de réseaux dans chaque discipline… peuvent cloisonner ces travaux.

Sans se limiter à des enjeux méthodologiques, nous chercherons à pointer les rapprochements possibles et les obstacles en termes d’hypothèses, d’interprétations, mais peut-être aussi en termes de démarche scientifique et épistémologique.

Comment les analyses de réseaux ont-elles émergé dans chaque discipline, dans quelle configuration, face à quels enjeux ? Quels sont leurs défis actuels ? Les travaux issus de ces disciplines peuvent-ils se rapprocher encore (ou pas) concernant l’analyse des réseaux ? Quels sont les points d’ancrage, les différences irréductibles, les ponts à construire ? Comment profiter du regard de l’autre ? Peut-on dégager quelques lois (en sciences exactes) ou régularités (en sciences sociales) susceptibles de converger ? Comment aujourd’hui travailler les articulations entre sciences exactes et sciences sociales dans cette optique ?

Cette table ronde s’inscrit dans la poursuite du séminaire doctoral interdisciplinaire (Collège doctoral AMU) « Analyse des réseaux et applications : approche interdisciplinaire »


Programme :

10h30 : Accueil, café

10h50 : Introduction par Pierre Livet (philosophie) 

11h : Claire Bidart (sociologie) 

11h30 : Alain Barrat (physique)

12h : Yann Bramoullé (économie)

(12h30-14h pause déjeuner)

14h : Laurent Beauguitte (géographie)

14h30 : Camille Roth (computer science et sociologie)

15h : Marton Karsai (computer science et data science)

(15h30 -16h pause)

 16h-17h : Table ronde introduite et animée par Pierre Livet, discussion générale

Entrée libre

Contact : claire.bidart@univ-amu.fr

Fellows
05/11/2017

Community Building Seminar #23

Jeudi 11 mai 2017, 10h30 - 12h30, Maison Neuve, 1er étage - entrée sur invitation

"Truth-telling oath experiments", par Stéphane Luchini (CNRS-GREQAM)

Contact : pascale.hurtado@univ-amu.fr 

Colloquium/Seminar
From 05/15/2017 to 05/19/2017

Summer doctoral School - "Mediterranean Migration and Borders: beyond the security nexus"

Du 15 au 19 mai 2017 - Maison des astronomes, salle de conférences

"Mediterranean Migration and Borders : beyond the security nexus", organisé par Emmanuel Brunet-Jailly (IMéRA Fellow 2016-2017, Full Professor, Jean Monnet Chair, Director of Research Program, Director of European Studies Program, University of Victoria, Canada)

Cette école doctorale d'été examinera de façon croisée et critique les questions de frontières et de migrations, face aux enjeux de sécurité auxquelles celles-ci sont  couramment renvoyées, et ce du point de vue des pays de la Méditerranée et de leurs liens avec l'Union Européenne (UE). Les activités programmées visent à engager des jeunes chercheurs en doctorat / post-doctorat, mais aussi des étudiants en master, dans une réflexion collective avec des chercheurs et des professionnels des secteurs associatif, public et privé, tous liés au projet international canadien « Borders In Globalization » (BIG). Chaque participant sera invité à présenter un texte de recherche  qui sera discuté collectivement.

Cette école doctorale est l’un des 14 évènements du même type organisés par le projet de recherches Borders in Globalization, une initiative de sept ans qui documente les formes de territorialisation et déterritorialisation des frontières. Ce projet rassemble des institutions de recherche dans plus de 20 pays. En France, il est hébergé par le laboratoire PACTE (UMR 5194) et l’université Grenoble-Alpes.

L’école d’été pour lequel cet appel à propositions est construit sera organisée en partenariat avec l’institut d’Études Avancées de Marseille. Elle vise à mettre en dialogue des étudiants, chercheurs, migrants, et professionnels autour de deux champs des sciences sociales qui sont paradoxalement mal reliés entre eux : les études frontalières d’une part (« border studies ») et les études sur la migration d’autre  part (« migration studies »). Il s’agira de plonger, de façon pluridisciplinaire et comparative, dans ces deux corpus de références pour analyser leurs forces et faiblesses respectifs pour rendre compte des défis internationaux et géopolitiques contemporains, avec un regard plus précis sur les relations entre les rives de la Méditerranée.

La spécificité de cette initiative tient à notre souci d’interroger les implications normatives de nombreux travaux réalisés ces dernières années dans l’un ou l’autre de ces champs de recherche, avec très peu de croisements malgré des proximités . En questionnant les raisons et les limites de cette quasi-imperméabilité des études migratoires et de frontières, nous cherchons à ouvrir la voie à des approches critiques qui lient ces deux champs au-delà  de la connexion traditionnellement faite autour de la sécurité.

Pour ce faire, l’Ecole doctorale d’été réunira des étudiants en doctorat et master, des post-docs, des universitaires, mais aussi des professionnels, des personnes issues du monde associatif, des élus, des activistes. Le travail des jeunes chercheurs sera mis au centre des discussions; l’école se veut une opportunité pour chacun.e d’entre eux de présenter sa recherche et prendre de la distance vis-à-vis de ses hypothèses de travail, mais également de retravailler ses choix méthodologiques et leurs implications.

Notre objectif est de réunir différentes perspectives et des études de cas spécifiques sur les rives sud et nord de la mer Méditerranée. L'École mettra en évidence les spécificités des processus de fermeture / ouverture des frontières à l’épreuve des mouvements des personnes, cherchant à comprendre comment ce qui se passe dans cette région est, ou pas, comparables aux tendances mondiales dans ces domaines. En outre, l'approche comparative permettra d'évaluer dans quelles mesures et dans quelles conditions les technologies de contrôle des frontières varient dans la région méditerranéenne et dans le reste du monde.

Pendant cinq jours, chaque matin sera consacré à un thème spécifique, une journée étant plus spécifiquement dédiée aux approches méthodologiques; un atelier collectif se tiendra pendant toute la semaine.  Chaque matinée commencera par des présentations d’universitaires et professionnels pour brosser un panorama bibliographique et des enjeux spécifiques. Chaque après-midi se concentrera sur les présentations et les discussions des travaux des jeunes chercheurs, en dialogue avec les interlocuteurs de la matinée. Ces présentations seront commentées par les professionnels et universitaires présents à l'école doctorale. Des conférences ouvertes au grand-public ponctueront certaines soirées.

Les hypothèses de notre école sont que :

·     Les champs bibliographiques sur frontières et migrations ont des référents conceptuels et normatifs éloignés;

·     Les réponses à la crise géopolitique actuelle façonnent les politiques de l'Europe, dans le domaine des frontières, des migrations et de la sécurité, mais aussi leurs engagements en matières de droits de l’homme et du droit d’asile de s de manière exemplaire ;

·     La crise migratoire actuelle contraint les états nord-africains et européens, dont l’UE, à faire face à des problèmes dont la formulation est considérablement renouvelée; Et les décisions qu'ils prennent auront des répercussions de longue date;

·     Dans les pays méditerranéens et Européens les politiques migratoires et frontalières évoluent rapidement pour s'adapter aux nouveaux processus, mais restent peu étudiées et résultent de partenariats complexes avec les États non membres de l'UE;

·     L’analyse des dynamiques méditerranéennes peut s’enrichir d’une mise en perspective comparatiste, en lien avec le cadre d’analyse international proposé par le projet BIG;

·     Nos partenaires non-universitaires réunissent une formidable expertise pour contribuer la recherche, l'étude et la comparaison des frontières de la région, des politiques de migration et de sécurité dans les politiques spécifiques des pays méditerranéens.

Contact : borders@uvic.ca


PhD classes
05/15/2017

CYCLE - Frontières et mobilités dans les sciences #7

Lundi 15 mai 2017, 17h30-18h30, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

Lieu : IMéRA, Maison des astronomes, 2 place Le Verrier - 13004 Marseille

"Raconter la frontière", par Alessandro Leogrande (écrivain & journaliste) 
Résumé : Pour raconter l’exode pressant sur les portes de l’Europe il est nécessaire d’élargir notre vision au-delà de la mer. Nous devons comprendre pourquoi des milliers d’hommes et de femmes sont prêts à mourir dans des voyages dangereux, juste pour laisser derrière eux une vie immobilisée, la destruction de leurs villes, l’asphyxie des régimes totalitaires. Il faut regarder nous-mêmes, regarder nos frontières, avec les yeux des autres, les passer à l’examen des rêves de ceux qui se pressent de l’autre côté. Les voyages sont un thermomètre du monde contemporain, de ses fractures, de ses explosions. Raconter la frontière signifie se plonger dans l’un des défauts majeurs de notre modernité.

Philosophe de formation, Alessandro Leogrande est un écrivain et journaliste italien. Dans ces nombreuses œuvres à cheval entre littérature et ethnographie, il s’est intéressé aux grandes questions du monde contemporain, du naufrage des Albanais aux nouvelles formes d’esclavage des travailleurs immigrés. En 2015, il publie chez Feltrinelli La frontiera. 

ENTREE LIBRE

DOCTORANTS : inscription sur le site de la Direction de la Formation doctorale AMU- ADUM


septième session du cours doctoral « Frontières et mobilités » dans les sciences organisé par un collectif de résidents de l'IMéRA sous forme de séminaires interdisciplinaires.

Le cours a pour objectif d'apporter une compréhension nouvelle de ce que sont les frontières et les mobilités dans les sciences, sciences sociales et sciences humaines.  

Il est ouvert à tous les publics.


PhD classes
05/17/2017

CYCLE - Recherche, art, pratiques numériques #13

Mercredi 17 mai 2017, 10h00-12h30 - IMéRA, Maison des Astronomes- salle de conférence - 2 place le Verrier, 13004 Marseille - ENTREE LIBRE

  • Des histoires de forêts : une marche vers la pluridisciplinarité

Par Martine Chalvet, (historienne, TELEMME, CNRS/Aix Marseille Université)

Résumé : Actuellement, les forêts sont des objets d’études pluridisciplinaires qui entremêlent toutes les disciplines qui étudient les écosystèmes et les disciplines des sciences sociales sans oublier la dimension artistique. Pourtant les forêts ont longtemps fait l’objet d’une histoire anthropocentrée ; celle des hommes dans leur rapport aux bois. Cette intervention vise à comprendre les grandes évolutions de la manière de faire de l’histoire des forêts, une histoire qui peu à peu s’est ouverte aux autres champs disciplinaires. L’exemple de la forêt de la Sainte-Baume pourra être utilisé pour montrer toutes les richesses d’un dialogue et d’un travail entre disciplines autrefois cloisonnées.

  • Penser de bas en haut, quand le sol prend la parole

Par Aline Veillat (Artiste plasticienne)

Résumé : Penser de bas en haut, quand le sol prend la parole est un projet de recherche Art&Sciences au sein de l’IMéRA où je m’aventure au pays des sciences des sols et de l’environnement, et de l’anthropologie de la nature, de la relation à l’animal mais aussi de la technique.  Afin de ramener l’attention sur le sol comme élément primordial à la vie sur terre par les moyens de l’art, je commence comme tout projet par une première phase de recherche pour essayer de comprendre le sol depuis l’intérieur, dans son essence même : tenter de le définir comme un tout, comme une entité vivante, autrement dit comme un être vivant interagissant avec le monde, et avec d’autres êtres.  Ma démarche d’artiste chercheur dans le champ Art&Sciences s’élabore donc pas à pas depuis un processus de lecture oblique et sans hiérarchisation de différents savoirs qui conduit vers de nouveaux points de vue sur les choses. Ces derniers s’expriment par une énonciation poético philosophique, élaboration de nouvelles idées nées dans cette entremêlement des savoirs des sciences de la terre, de l’environnement et de l’anthropologie. Cette première phase nécessaire, qui s’exprime autour des mots, structure des hypothèses plastiques. Cette présentation propose de vous donner à percevoir ce processus créatif intra-disciplinaires. Un pas vers une ébauche pour une heuristique d’une transformation symbolique par les moyens de l’art.

Comité d’organisation : Jean Cristofol (Ecole Supérieure d’Art d’Aix en Provence), Jean-Paul Fourmentraux (Centre Norbert Elias, CNRS/AMU/EHESS), Cédric Parizot (IREMAM, CNRS/AMU) et Manoël Penicaud (IDEMEC, CNRS/AMU).

Inscription des doctorants : Direction de la Formation Doctorale AMU - ADUM

Ce séminaire transdisciplinaire s’intéresse aux perturbations productives que génèrent les collaborations entre les chercheurs en sciences humaines et les artistes dans le domaine du numérique. Il s’inscrit dans la suite des réflexions et des expérimentations que nous avons menées à l’IMéRA dans le programme antiAtlas des frontières depuis 2011 tout en élargissant notre questionnement au-delà de la seule question des frontières.

Commencé le 13 janvier 2016, ce séminaire fonctionne selon un rythme de rencontres mensuelles.


Partenariats :

IMéRA, Institut d'études avancées d'Aix-Marseille (AMU)
Institut de Recherche et d’Etudes sur le monde arabe et musulman (CNRS/AMU)
Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence
Institut d’Ethnologie Mediterranéenne Européenne et Comparative (CNRS/AMU)

Fellows
05/18/2017

Community Building Seminar #24

Jeudi 18 mai 2017, 10h30 - 12h30, Maison Neuve, 1er étage - entrée sur invitation

"Le temps des populations : maintien et acquisition", par Noël Bonneuil (Institut national d’études démographiques & École des hautes études en sciences sociales)

Résumé : Les principes de maintien, d’acquisition, et de victoire/défaite sont adaptés à rendre compte du temps de la survie et de la reproduction. Ils permettent d’articuler le temps de l’Histoire ainsi que celui du monde naturel. L’incertitude entourant l’action fait que la notion de trajectoire est remplacée par celle d’ensemble atteignable, celle d’optimum par celle de diversité, celle de commande optimale par celle de répertoire d’actions viables, celle de cycle par celle de répétition, celle de probabilité par celle de correspondance, celle d’équilibre par celle du plus grand ensemble à partir duquel le système peut se maintenir pendant une certaine durée.
En génétique des populations, plutôt qu’à tel ou tel scénario, les données d’ADN mitochondrial renvoient à l’ensemble des sentiers démographiques capables de produire l’hétérogénéité observée. Plutôt que la détermination des équilibres associés au polymorphisme, le maintien dynamique du polymorphisme s’identifie au noyau de viabilité de la transmission génétique gouvernée par une dynamique incluant migration et sélection imprévisibles. En biologie, plutôt que des interactions conjecturées entre espèces, la seule considération de la survie au cours du temps conduit à sélectionner les modèles compatibles et à délimiter les ensembles où les espèces coexistent ou bien sont vouées à s’éteindre.

En sciences cognitives, les émotions correspondent à des mouvements sinon exprimés physiquement, du moins représentés mentalement, ayant un rapport essentiel à la survie et à la reproduction. Elles s’expriment en termes d’ensembles dynamiques, c’est-à-dire en une grammaire temporelle composée des quantificateurs « il existe » et « pour tout ». En sociologie, les réseaux sociaux fonctionnent comme des commandes autour d’enjeux de maintien d’un pouvoir (les Medici au XVe siècle) ou d’appartenance à un groupe social (le monastère de Sampson où les liens entre moines conditionnent leurs résiliations successives), de sorte que le réseau constitue une commande du système à des fins de perpétuation ou de transformation souhaitée. La diffusion de la scolarisation dans la France du dix-neuvième siècle suit une dynamique d’ensembles mue par la démographie et commandée par les politiques d’éducation.
En économie, la fécondité dans les pays européens depuis 1930 présente des sauts entre niveaux temporairement stables. Une cascade de noyaux de viabilité sous dynamique économique rend compte de cette série temporelle, avec ses lenteurs et ses accélérations. Dans le rapport entre développement technologique et croissance démographique, la reformulation des interactions en termes ensemblistes s’accorde avec la diversité des parcours historiques. La cohésion d’un groupe nomade n’est possible qu’hors équilibre, synonyme de famine. Pour cela, le groupe doit en permanence jouer entre déplacement, diète et sédentarisation. La diversité des transitions démographiques répond bien à une formulation en termes de bassin de capture, dans lesquels les pays cheminent vers des cibles en termes de fécondité, mortalité et bien-être économique. Le cycle de vie répond moins à quelque programme planificateur qu’il ne s’articule, par construction, dans une séquence d’ensembles de capture-viabilité, délimitant les possibilités économiques et familiales au fur et à mesure de l’avancée en âge. L’Histoire autorise une grande variation des préférences au cours du temps, qui peuvent être comprises en tant que moyens donnés aux acteurs de préserver quelque propriété.

Dans le projet de transition énergétique, la détermination des noyaux de capture-viabilité permet de choisir le meilleur moment pour changer de technologie, tout en trouvant la bonne médiation entre nuisances et contraintes de production. Dans la tragédie des communs, les équilibres de Nash sous contraintes se situent à l’intersection des bords de noyaux de capture-viabilité. Le maintien et l’acquisition peuvent ainsi constituer des principes intéressants en sciences sociales et naturelles, où le temps s’accompagne de l’imprévu et d’actions contingentes.


Contact : pascale.hurtado@univ-amu.fr

Colloquium/Seminar
05/19/2017

CYCLE - Corps, soin et santé mentale dans l'exil

Vendredi 19 mai 2017, de 10h à 12h30, à IMéRA - sur invitation

Séminaire du cycle "Corps, soin et santé mentale dans l'exil" 

Coordonné par Eléonore Armanet, Maître de conférences en anthropologie à l'Université d’Aix-Marseille, chercheur à l'IDEMEC - Institut d'ethnologie méditerranéenne, européenne et comparative (AMU/CNRS)

Le groupe croise les regards, les savoirs et langages de l'anthropologue et du clinicien pour explorer les effets de l'exil en contexte de migration – c'est-à-dire les dynamiques de « bricolage » identitaire, d'invention culturelle et de métissage, mais aussi le difficile exercice de la transmission entre les générations.

Participants : le groupe est composé d'anthropologues, de psychiatres, de psychothérapeutes et de psychanalystes.

Contact : eleonore.armanet@univ-amu.fr

Fellows
06/01/2017

Community Building Seminar #25

Jeudi 1er juin 2017, 10h30-12h30, IMéRA, Maison-Neuve, 1er étage – Entrée libre

Production interactive de langage par et pour un agent intelligent, par Guy Lapalme (Professeur d'informatique à l'Université de Montréal)

Bio : Guy Lapalme, membre senior de IEEE, est professeur d'informatique à l'Université de Montréal depuis 1980. Au cours de sa carrière, il a toujours travaillé dans le traitement automatique de la langue naturelle: correction orthographique, édition de dictionnaire, résumé automatique, extraction d'information et génération de texte. En 1997, il a créé le laboratoire RALI qui est maintenant le plus grand laboratoire universitaire canadien dédié au traitement automatique de la langue. En plus d'une forte activité scientifique en traduction automatique et en outils d'aide à la traduction, il a développé plusieurs liens avec des industriels du domaine. En 2010, il a reçu un doctorat honoris causa de l'Université de Neuchâtel et en 2011 il a reçu un "Lifetime Achievement Award" de CAIAC, l'association canadienne d'intelligence artificielle.


Contact : pascale.hurtado@univ-amu.fr

Colloquium/Seminar
06/06/2017

Seminar - « Language production from the bottom up »

Mardi 6 juin 2017, 9h20 - 16h, Maison des astronomes, salle de conférences - Entrée libre

« Language production from the bottom up », organisé par Melissa A. Redford (Professor, University of Oregon)

Résumé : This workshop will consider spoken language production from the bottom up; that is, from speech motor control at the level of sound production to connected speech planning and lexical access. The goal is to brainstorm an approach to language production that would incorporate into theory the emergence of structure/function from underlying dynamical processes as well as physiological constraints and lifespan changes to the underlying system of representation and control.

Liste des intervenants :

Philippe BLACHE, Directeur de recherche, Linguistics, Laboratoire Parole et Langage CNRS & Université Aix-Marseille ; Directeur du labex Brain and Language Research Institute ; blache@lpl-aix.fr

Pierre LIVET, Professeur Émérite, Philosophy, Centre d'épistémologie et d'ergologie comparatives Aix-Marseille Université ; Membre du Conseil de Gestion de l’IMéRA ; pierre.livet@univ-amu.fr

Serge PINTO, Chargé de recherche 1ere classe, HDR, Neuropsychology & Communication Disorders, Laboratoire Parole et Langage CNRS & Université Aix-Marseille ; serge.pinto@lpl-aix.fr

THEMATIC SPEAKERS :

F-Xavier ALARIO, Directeur de recherche – Responsable d’équipe, Pycholinguistics, Laboratoire de Psychologie Cognitive CNRS & Aix-Marseille Université ; francois-xavier.alario@univ-amu.fr

Pascal PERRIER, Professeur, Speech Science, Grenoble Images Parole Signal Automatique CNRS & Université de Grenoble ; Pascal.Perrier@gipsa-lab.grenoble-inp.fr

Caterina PETRONE, Chargée de recherche 1ere classe, Linguistics, Laboratoire Parole et Langage CNRS & Université Aix-Marseille ; caterina.petrone@lpl-aix.fr

Melissa REDFORD, Professor, Linguistics, University of Oregon ; redford@uoregon.edu

Kristof STRIJKERS, Chargé de recherche 2e classe, Neuropsychology, Laboratoire Parole et Langage CNRS & Université Aix-Marseille ; kristof.strijkers@gmail.com