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Agenda

23/05/2017

CYCLE - Il faudra bien manger #1

Mardi 23 mai 2017, 14h-16h30, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

1ère séance du cycle "Il faudra bien manger" organisé par Juliette Rouchier (LAMSADE, Paris-Dauphine, PSL ; Co-directrice du GDR Policy Analytics ; associée au GREQAM, AMSE).

Le cycle Pollutions-solutions arrivant à sa fin, c'est un cycle de séminaire sur l'alimentation et l'agriculture qui démarre et sera développé lors du premier semestre 2018. C'est de nouveau l'angle de la durabilité (économique, sociale, environnementale) qui sera au centre des interrogations, et nous permettra de réfléchir à l'angle de la quantité tout autant que la qualité dans toute la chaîne alimentaire.

La participation d'artistes aux séminaires sera doublée, cette fois, d'occasionnelles participations de représentants de la société civile qui, eux aussi, créent un nouveau monde tout en le pensant, et pourront nous faire part de leurs réflexions et éventuellement leurs vues du futur.

En effet, la double approche qui s'est développée lors du premier cycle – mettant en scène la confrontation de l'objectivité face à la singularité - a montré combien ce dialogue était riche et poussait l'auditeur hors des cadrages plus habituels et confortables.

La suite du cycle débutera en janvier 2018, et traitera de diverses thématiques : semences, procédés et techniques, accès à la terre et à l'eau, nutrition, circuits de distribution.

"Formes économiques, socialisation et culture dans le monde paysan", par Gilles Allaire (Economiste, DR1-INRA), & Flavia Gervasi, (Ethnomusicologue, professeure de sociomusicologie – Faculté de Musique Université de Montréal)

Dans ce séminaire on étudiera comment l'économie à grande échelle influe sur les formes de socialisation, et on verra comment cette interrelation peut s'identifier encore plus profondément dans les formes culturelles (ici musicales) qui lient des collectifs au sein du monde agraire.

"Industrialisation et socialisation de l’agriculture", par Gilles Allaire, (Economiste, DR1-INRA)

L’exposé sera en deux temps. Dans un premier temps l’industrialisation de l’agriculture sera re-située dans le cadre d’un changement de régime métabolique avec l’utilisation de la biomasse fossile (charbon, pétrole). Il ne peut y avoir accumulation sans extraction (transfert de matière et d’énergie d’une région à une autre) ; les formes de ce transfert étant différentes dans les régimes hégémoniques qui se succèdent dans l’histoire (Provinces Unis, Angleterre, Etats-Unis). Dans un deuxième sera définie la notion de socialisation de l’agriculture et mis en évidence l’ambivalence des formes de cette socialisation en l’analysant comme une transformation historique de la propriété avec l’émergence de la propriété « intangible » (J. Commons) qui prend différents aspects et à travers laquelle se perpétue le système capitaliste.

"Le chant paysan : dimension esthétique et sociale", par Flavia Gervasi, (Ethnomusicologue, professeure de sociomusicologie – Faculté de Musique Université de Montréal)

Dans le contexte de la société rurale italienne de l’après-guerre, les pratiques vocales semblent avoir constitué un moyen de partager une condition existentielle précaire, mais aussi une occasion de loisir et un objet d’attention esthétique. La voix chantée caractérise l’univers sonore des régions agricoles du sud de l’Italie, avant que l’exode rural, provoqué par l’émigration, d’une part, et par la transformation économique et sociale, d’autre part, ne vienne amorcer, à partir des années 1960, le déclin progressif de la paysannerie et de son univers de pratiques musicales et de croyances. Quelle est était la fonction de la musique pour ces communautés agricole ? La réponse nous aidera à dévoiler l’univers de comportements sociaux, de valeurs et de croyances propre à la société paysanne du sud de l’Italie, univers qui désormais n’existe plus.

Pour information, ce séminaire est doublé d'une rencontre avec Gilles Allaire au Café Equitable à 19h le 23 mai - (54 cours Julien 13006 Marseille):

"Le futur de l’agriculture : Entre Ecologie et Capitalisme"

Le xxe siècle est porteur d’une série de transformations de l’agriculture et de l’alimentation que l’on peut rassembler autour de trois tendances : la normalisation pour ce qui concerne la définition des produits et des marchés ; l’individualisation, pour ce qui concerne tant l’organisation sociale de la production que les formes de consommation ; l’approfondissement de industrialisation de l’agriculture, c’est-à-dire notamment l’utilisation croissante de l’énergie fossile. Les politiques agricoles que l’on peut associer au fordisme (le new deal aux États-Unis, la politique agricole gaulliste des années 1960 en France,…) stabilisent les marchés agricoles et favorisent l’investissement. Les années 1990 sont celles d’une crise structurelle de l’agriculture du fordisme et du début de la fin de l’hégémonie américaine. Mais, du point de vue plus global de l’industrialisation de l’agriculture, assiste-t-on à une crise du modèle ou au contraire aux effets en retour de sa diffusion ? L’orientation dominante, avec la poursuite de la colonisation de la nature, reste une utilisation intensive des ressources. Quelle est la place des alternatives.

Une perspective raisonnable fondée sur la suffisance de la production agricole (avec des stocks correctement gérés), certes utopique, laisserait leur place au thé, au café, aux épices, aux vignes et aux prairies fleuries, mais devrait être associée à celle d’une réduction des inégalités et d’une extension des droits sociaux (droit à l’alimentation).

Inscription des doctorants : Direction de la Formation Doctorale AMU - ADUM

contact : juliette.rouchier@dauphine.fr

01/06/2017

Community Building Seminar #25

Jeudi 1er juin 2017, 10h30-12h30, IMéRA, Maison-Neuve, 1er étage – Entrée libre

ACORFORMed : la réalité virtuelle au service du patient, par Guy Lapalme (Professeur d'informatique à l'Université de Montréal)

Résumé : Ce projet combine les expertises de médecins, de linguistes, de cognitivistes et d'informaticiens spécialisés dans l'interaction humain-machine et en réalité virtuelle afin de développer un système permettant à des médecins de s'entraîner à annoncer des mauvaises nouvelles à des patients. Nous en présenterons le cadre, le but, les participants ainsi que les étapes déjà réalisées. Nous décrirons les défis techniques et informatiques posés par l'évaluation dans un cadre de la réalité virtuelle ainsi que les aspects du traitement automatique de la langue en particulier, la génération des interactions du patient "virtuel". Nous décrirons les observations et les premiers résultats obtenus par les expériences effectuées au cours des derniers mois. Finalement, nous en présenterons les perspectives.

Intervenants:
Patrice Bellot (LSIS,AMU)
Guy Lapalme (Université de Montréal, IMERA)
Grégoire Montcheuil (LPL, AMU)
Daniel Mestre (CRVM,AMU)
Magalie Ochs (LSIS, AMU)


Contact : pascale.hurtado@univ-amu.fr

06/06/2017

Séminaire - « Language production from the bottom up »

Mardi 6 juin 2017, 9h20 - 16h, Maison des astronomes, salle de conférences - Entrée libre

« Language production from the bottom up », organisé par Melissa A. Redford (Professor, University of Oregon)

Résumé : This workshop will consider spoken language production from the bottom up; that is, from speech motor control at the level of sound production to connected speech planning and lexical access. The goal is to brainstorm an approach to language production that would incorporate into theory the emergence of structure/function from underlying dynamical processes as well as physiological constraints and lifespan changes to the underlying system of representation and control.

Liste des intervenants :

Philippe BLACHE, Directeur de recherche, Linguistics, Laboratoire Parole et Langage CNRS & Université Aix-Marseille ; Directeur du labex Brain and Language Research Institute ;

Pierre LIVET, Professeur Émérite, Philosophy, Centre d'épistémologie et d'ergologie comparatives Aix-Marseille Université ; Membre du Conseil de Gestion de l’IMéRA ;

Serge PINTO, Chargé de recherche 1ere classe, HDR, Neuropsychology & Communication Disorders, Laboratoire Parole et Langage CNRS & Université Aix-Marseille ;

THEMATIC SPEAKERS :

F-Xavier ALARIO, Directeur de recherche – Responsable d’équipe, Pycholinguistics, Laboratoire de Psychologie Cognitive CNRS & Aix-Marseille Université ;

Pascal PERRIER, Professeur, Speech Science, Grenoble Images Parole Signal Automatique CNRS & Université de Grenoble ;

Caterina PETRONE, Chargée de recherche 1ere classe, Linguistics, Laboratoire Parole et Langage CNRS & Université Aix-Marseille ;

Melissa REDFORD, Professor, Linguistics, University of Oregon ;

Kristof STRIJKERS, Chargé de recherche 2e classe, Neuropsychology, Laboratoire Parole et Langage CNRS & Université Aix-Marseille ;

08/06/2017

Séminaire - "World music et Chanson : quels points de contact ?"

Jeudi 8 juin 2017, 15h-18h, IMéRA, 2 Place Le Verrier, Marseille

World music et Chanson: quels points de contact ?, Par Flavia Gervasi en collaboration avec le réseau de recherches "Chanson. Les ondes du monde"

Discutant : Hugo Ferran (Ethnomusicologue)

Perle Abbrugiati (Professeur de Littérature italienne, CAER CENTRE AIXOIS D'ETUDES ROMANES, Aix-Marseille Université)

  • Quand la musique est (presque) la même et les paroles sont (un peu) différentes. Que dit l'adaptation de chanson sur "la musique et le monde"?

L'exemple de Bïa, interprète et interprète entre France et Brésil dans l'album "Cœur vagabond".

L'université d'Aix-Marseille organise, grâce au réseau de recherches "Chanson. Les ondes du monde", la première Biennale internationale d'études sur la Chanson, du 20 au 22 septembre (lieux: Faculté de Lettres, Mucem, Conservatoire d'Aix et Petit Duc). C'est dans le cadre de cette Biennale, intitulée "Espaces de la chanson contemporaine", qui foisonnera de conférences en particulier sur la question de la traduction de chanson et sur les espaces méditerranéens et latins de la chanson, que sera accueillie le 20 septembre au Petit Duc la chanteuse franco-brésilienne Bia qui illustre parfaitement ces problématiques. Outre ses compositions personnelles en français et en brésilien, dans la meilleure veine bossa nova, Bia s'est illustrée par l'adaptation en français de chansons de Tom Jobim ou Chico Buarque, et la traduction en brésilien de chansons de Henri Salvador, Georges Brassens, Alain Souchon, Serge Gainsbourg, Laurent Voulzy... Je me propose d'analyser le disque de Bia "Coeur vagabond", paru en 2005 et qui a obtenu en 2006 le prix de l'ADISQ du meilleur album de musique du monde québecois. Le but est, à travers cette présentation, de mettre en lumière les contraintes propres à la traduction de chanson et sa nature créative.


Joël JULY (MCF Stylistique, Lettres modernes, Aix-Marseille Université)

  •  Ce sera l'Italie comme dans les chansons (Barbara)

Ce vers de Barbara (Gare de Lyon, 1964) pourrait illustrer le nombre foisonnant de titres et d'allusions référant à l'Italie chez les ACI issus de la Rive Gauche ou dans les chansons dites « à texte » des années 60 : d'Aznavour à Reggiani, en passant par Barbara, et sans oublier leur illustre prédécesseur, Georges Brassens (cf. Conférence d'Isabelle Felici, Université de Montpellier). L'Italie inspire peut-être parce qu'elle est l'autre pays de la chanson mais aussi et surtout parce qu'elle propose aux Français par un simple pas de côté une évasion et une aventure à portée de main, dans cette société qui s'est enrichie et libère Paris au mois d'août (Cf Aznavour, Paris au mois d'août ou Barbara, Paris 15 août, la même année en 1964). Quand l'exotisme de la vague yéyé passe plutôt par la voix des interprètes et leur accent étranger (Gloria Lasso, Dalida), une chanson de qualité fantasme sur des orients frontaliers (L‘Italie, l‘Espagne mais aussi l‘Allemagne, l'Autriche, jusqu'à l'Israël pour Adamo, pourtant d'origine italienne) : l'Italie de ces chansons est celle de la fuite, des départs enthousiastes et des rêves incertains (ce qui se confirmerait encore plus tard chez Christophe ou Étienne Daho). La chanson n'évite pas les clichés mais elle leur donne la saveur de la découverte ou de la surprise. Il s'agit de ne plus être chez soi, pour éviter la grisaille, cueillir des sensations neuves, quitte à ne pas toujours se sentir ailleurs comme chez soi ; car bien sûr ce désir d'évasion ne va pas sans certaines déconvenues quand le canteur (ou la cantrice) s' aperçoit que ce qu'il venait chercher était de l'ordre de l'oubli, de la perte et du  simulacre : Que c'est triste Venise (Aznavour), Capri c'est fini (Villard), « cet exil à Vienne sans toi » (Barbara). L'ailleurs qui attire peut s'avérer miroir aux alouettes. C'est pourtant peut-être, avant les exotismes francs de Nougaro, de Gainsbourg et de Lavilliers, un premier pas qui détourne de la chanson patriotique, nationaliste ou simplement casanière et qui préfigure donc ces métissages qui deviendront l'un des enjeux caractéristiques de la chanson contemporaine et des musiques du monde.


Flavia GERVASI (Professeure de Sociomusicologie, Université de Montréal, Résidente IMéRA (2016-2017)

  • Ontologies et épistémologies de la world music : quel statut pour la chanson ?

Une des premières choses que l’on apprend étudiant les musiques du monde est que le terme « musique » possède des significations différentes dans les diverses cultures. Il peut arriver que ce que nous qualifions de musique ne l’ait pas pour d’autres cultures et sociétés.Ainsi, comme le suggère Philip Bohlman, afin d’aborder la liste infinie de significations offertes par les musiques jouées dans le monde, la rencontre avec la world music, ainsi que la réflexion qui en découle, doivent prendre en compte les différents statuts épistémologiques et ontologiques de la musique. L’épistémologie de la world music nous permet de saisir la signification d’une pratique musicale dans son ensemble et, donc, d’en acquérir le sens en relation à d’autres activités sociales. Le questionnement ontologique est plutôt simple : qu’est-ce qu’une musique ? Ce qui est complexe est la réponse au questionnement, puisque les différentes cultures musicales dans le monde n’ont pas une réponse univoque à la question. Une ontologie fondée sur l’interprétation de la musique en tant qu’objet n’est pas partagée par toutes les cultures. Quelle est alors la frontière entre un chant et une chanson dans le contexte de la world music ? Faut-il considérer son ontologie ou son épistémologie pour en définir le statut dans l’univers de la world music ?


Jean-Marie Jacono (Maître de conférences en musicologie (LESA), Université d’Aix-Marseille (AMU)

  • Langues d’ici, sons d’ailleurs – The Fabulous trobadors, Massilia Sound System,  Lo Còr de la Plana : une chanson néo-occitane de résistance à la mondialisation ?

Apparus il y a une trentaine d’années, les groupes néo-occitans (ou néo-provençaux) ont renouvelé la chanson traditionnelle en lui apportant des rythmes venus de Jamaïque, du Brésil ou d’Afrique. Cette chanson festive est devenue plus célèbre que celle des  groupes provençaux ou occitans conservateurs des traditions du patrimoine. De quoi se composent ces productions ? A qui s’adressent-elles ? S’agit-il de productions inscrites dans la mondialisation ou, au contraire, de créations porteuses d’un projet culturel de résistance au sein des musiques du monde ?

 

12/06/2017

Séminaire - "Réseaux sémantiques : construction, exploration et utilisations"

Lundi 12 juin 2017, 10h00-16h30 - Maison Neuve, 1er étage - entrée libre

"Réseaux sémantiques : construction, exploration et utilisations", organisé par Guy Lapalme (Professeur d'informatique à l'Université de Montréal, résident IMéRA 2016-2017).

 Cet atelier présentera d'abord plusieurs aspects complémentaires des réseaux sémantiques : inspiration psycholinguistique, construction manuelle par des linguistes experts ou à l'aide de collaboration via des jeux sérieux ou création automatique par analyse de grande quantité de textes. L'exploration et l'utilisation de ces réseaux dans différentes applications seront ensuite décrites.

 Liste des intervenants :

·     Michael Zock (CNRS-AMU) ; Psycholinguistique

·     Patrice Bellot (LSIS-AMU) ; traitement automatique de la langue naturelle

·     Mathieu Lafourcade (LIRM-U Montpellier) : traitement automatique de la langue naturelle

·     Magalie Ochs (LSIS-AMU) ; interfaces humain-machine

·     Bruno Gaume (IRIT-Toulouse) : traitement automatique de la langue naturelle

·     Guy Lapalme (IMERA – Univ. de Montréal) : traitement automatique de la langue naturelle

Programme :

10h00: Accueil et présentation de la journée (Guy Lapalme)

10h15: Pourquoi des réseaux sémantiques (Michael Zock)

10h45: Réseaux créés manuellement (à la WordNet) (Guy Lapalme)

11h00: Réseaux via "crowdsourcing" (Mathieu Lafourcade)

12h00: Approche Word2Vec (Patrice Bellot/Benoit Favre)

12h30: lunch

14H00: Exploration des réseaux (Bruno Gaume)

15H00: Utilisation des réseaux

        - interface de dialogue: (Magalie Ochs)

        - recherche d'information: (Patrice Bellot)

        - génération de texte: (Guy Lapalme)

16h00: Conclusion (Michael Zock)

16h30 fin


Contact : lapalme@iro.umontreal.ca

14/06/2017

CYCLE - « Qu’est-ce qu’un environnement durable ? » #1

Mercredi 14 juin 2017, 14h-18h, IMéRA, 2 place Le Verrier - 13004 Marseille

"De la nature à l’environnement durable et vice-­versa"

Dans cette première séance, nous nous interrogerons sur les moyens et les objectifs d’une action publique idéale en matière environnementale. Nous mettrons l’accent sur les fondements éthiques d’une telle action. Ces derniers concernent notre rapport à la nature. Est­‐il si facile de « penser et d’agir avec la nature » ainsi que Catherine Larrère le promeut ? Faut‐il miser sur l’existence présumée d’une conscience environnementale ou faut-­il   se   tourner   vers   un   programme   d’éducation   citoyenne   ou   encore   vers   la réinterprétation des grands récits sur la nature et sur l’environnement ? Comment réduire l’écart entre ce qu’idéalement nous devrions faire en matière environnementale et ce que nous pouvons faire réellement ?

Liste des intervenants :

Catherine Larrère (Philosophe, Parie1, Panthéon-­Sorbonne) co-­auteur de  « Penser et agir avec la nature » (2015), interviendra sur l’écologie politique.

Fabien Locher (Historien, EHESS) présentera et discutera d’une perspective historique sur l’émergence d’une conscience environnementale.

Denis Chartier (Géographe, Orléans), interviendra sur l’action des ONG environnementales.

Loïc Blondiaux (Département de Sciences politiques,  Parie1, Panthéon-­Sorbonne) interviendra sur la place du débat public dans l’émergence d’une culture environnementale.


L’objectif de ce cycle de conférences est d’interroger la notion de durabilité environnementale. Il s’agit d’analyser les différents usages,   tant scientifiques que socio­‐politiques, de cette notion ainsi  que  ses  significations  tant explicites  qu’implicites. L’enjeu est double. Le premier consiste à mettre en valeur les difficultés portées par la notion, notamment : difficultés dans l’appréhension des risques environnementaux et leur mesure, difficultés liées à l’enracinement de la notion de durabilité environnementale dans des conceptions diverses voire antagoniques de la nature, difficultés liées aux usages stratégiques de la notion dans les controverses environnementales. Le second consiste à remonter à la source de ces difficultés et à mettre en valeur leur dimension normative. Derrière ces difficultés, les questions qui se jouent portent certes sur les conditions de notre vivre ensemble, mais, plus encore, sur les fins de ce vivre ensemble et sur les obligations qui nous incombent étant donné ces fins.

Trois séances sont prévues les 14, 16 et 23 juin 2017. Pour chacune d’elles, nous entendons privilégier le débat. Ces séances s’organiseront autour d’un thème. Nous aborderons ce thème en croisant les points de vue issus tant des sciences de la vie et de la terre que des sciences humaines et sociales. Il y aura quatre interventions par séance. Chacune de ces interventions durera d'une vingtaine de minutes et sera suivie d’une vingtaine de minutes de discussion avec la salle et avec les autres intervenants.

Inscription des doctorants : Direction de la Formation Doctorale AMU - ADUM

Organisatrices : Dominique Ami & Feriel Kandil (Greqam, Aix-Marseille Université)

Contact : feriel.kandil@univ-amu.fr

15/06/2017

Séminaire - "People and water - perspectives on past and present relationships via hydrology, palaeohydrology and archaeology "

Jeudi 15 juin 2017, 9h-16h45, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

"People and water - perspectives on past and present relationships via hydrology, palaeohydrology and archaeology", organized by Peter Cook (IMéRA Fellow 2016-2017 ; Professorial Research Fellow, School of Environment, Flinders University, Australia, ) & Kevin Walsh (IMéRA fellow 2016-2017 ; Senior Lecturer in Landscape Archaeology, University of York, UK)

Both hydrologists and anthropologists/archaeologists are interested in how hydrological systems have changed over time. Hydrological interpretation can benefit from information on how human-stresses on hydrological systems have changed over time, and anthropological and archaeological studies can benefit from information on hydrological change (which can be both a cause and an effect of anthropological change). In this one-day conference, we wish to bring together a group of hydrologists, palaeohydrologists, and archaeologists. Within this group of disciplines we wish to assess and question disciplinary boundaries and consider data-integration: For example, to what extent do hydrologists consider time-depth and to what extent does palaeohydrological research inform contemporary hydrological models. Moving on from this, how do hydrologists and palaeohydrologists incorporate evidence relating to changes in human activities, practices, behaviour, and the related forms of environmental knowledge that change over time. All of these issues, discussing the ways in which hydrological, palaeohydrological and  historical disciplines intersect, is of paramount importance for discussions of Anthropocene trajectories.

Au cours de ce workshop d'une journée, nous souhaitons réunir un groupe d'hydrologues, de paléohydrologues et d'archéologues​ ​s’intéressa​nt​ ​​à l'évolution, sur la longue durée, des systèmes hydrologiques. L'objectif sera d'​évaluer et ​d'appréhender les limites disciplinaires et envisager l'intégration de​ ​l'ensemble des​ données​.D​ans quelle mesure les hydrologues considèrent-ils la profondeur du temps ​;​ la recherche paléohydrologique informe-t-elle les modèles hydrologiques contemporains​ ​? À partir de là, comment les hydrologues et les paléohydrologues intègrent-ils des éléments de preuve concernant les changements dans les activités humaines, les pratiques, le comportement et les formes connexes de connaissances environnementales qui ​évoluent au cours du​ ​temps.  ​Ces questions revêtent une importance primordiale pour les discussions sur les trajectoires anthropocènes.


Liste des intervenants :

Matthieu Ghilardi, CEREGE, Geomorphologue/Geoarcheologue 

Bruno Wilhelm, Institut des Géosciences de l'Environnement (IGE), Grenoble, Equipe "Hydro-Météorologie, Climat et Interactions avec les Sociétés"

Guillaume Favreau, IRD Hydrosciences, University of Montpellier 2

Pierre Deschamps (CEREGE)

Peter Cook, IMéRA Fellow 2016-2017 ; Professorial Research Fellow, School of Environment, Flinders University, Australia

Kevin Walsh, IMéRA Fellow 2016-2017 ; Senior Lecturer in Landscape Archaeology, University of York, UK      

Thomas Stieglitz  - CEREGE  

Peter Downs - Plymouth University, Fluvial Geomorphologist. et URIAS Senior Fellow, at the Collegium IAS, Universite de Lyon, France,  jusqu’au 1er juillet  

Yannick Garcin, University of Potsdam - environmental scientists - works mainly on lakes in Africa

 Cecile Alline - Maitre de conférences, Archéologie, Caen


Program :

9:00 - Intro, by Peter Cook/Kevin Walsh

9:10 - Matthieu Ghilardi, CEREGE, "Temporalités et environnements de la genèse holocène des deltas de certaines grandes îles de Méditerranée (Corse et Eubée): from source to sink"

9:35 - Kevin Walsh IMERA/University of York, "Archaeology, hydrogeology and geomythology in the Stymphalos valley"

10:00 - Peter Cook, IMERA/FlindersUniversity, "Climate reconstruction from hydrology"

10:25 Thomas Stieglitz (CEREGE), Buiur bindi (‘freshwater in the ocean’) & Xel-Ha (‘where waters are born’) – "groundwater-surface water interaction and its use by indigenous peoples"

10:50 Doris Barboni (CEREGE) "Modern humans, early hominins, and their interactions with groundwater in the Crater Highlands and Olduvai region, of North Tanzania"

Break

11:10 - Pierre Deschamps (CEREGE), "Saharan and Sahelian Aquifers as archives of climatic and environmental changes: the 36Cl perspective"

11:35 - Bruno Wilhelm (Institut des Géosciences de l'Environnement (IGE), Grenoble) "From lake sediments to past extreme flood chronicles and regional patterns"

12:00 - Guillaume Favreau, University of Montpellier, "Groundwater response to environmental changes in the Sahel"

12:25 - Lunch break

14:00 - Yannick Garcin, University of  Potsdam, "Impacts of hydrological changes versus human activity on the Western Central African rainforests during the Holocene: new views from the Lake Barombi Mbo (Cameroon)"

14:25 - Cecile Alline, Université de Caen, "Gérer les contraintes liées à l’eau dans le monde romain : le point de vue de l'archéologue"

14:50 - Peter Downs, Plymouth University UK, & Senior EURIAS Fellow, Lyon, "Rivers in theAnthropocene: an Integrated Analysis of 
Cumulative Historic Human Impacts on Fluvial Systems and Their Management Implications"

15:15 - Sylvain Massuel (IRD) "Les captages de Bou Hafna (Tunisie centrale): réinterpréter l'évolution d'un hydrosystème à travers plus d'un siècle d'histoire de son exploitation"

15:25 - 16:15 - Café - Discussion


Contacts : peter.cook@flinders.edu.au / kevin.walsh@york.ac.uk​

16/06/2017

CYCLE - « Qu’est-ce qu’un environnement durable ? » #2

Vendredi 16 juin 2017, 14h-18h, IMéRA, 2 place Le Verrier - 13004 Marseille

"Entre durabilité environnementale et marchandisation du vivant "

L’objectif de cette séance est d'éclairer les enjeux liés à l’ « économicisation » des questions environnementales : de l’évaluation des risques et des biens environnementaux à leur marchandisation, comment se fait le passage ? Notre interrogation concernera les modalités et les effets de l’emprise de l’approche économique sur le traitement des questions environnementales. Le domaine d’analyse considéré sera celui de la biodiversité.

Liste des intervenants :

Pierre-­‐Henri Gouyon (Professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle, à AgroParisTech, à l'IEP de Paris et à l’ENS d’Ulm), interviendra sur le développement d’une perspective critique concernant les dérives liées au traitement économique des questions de biodiversité.

Gilles Martin (Juriste de l’environnement, Professeur émérite à l’Université de Nice et Avocat), co­‐auteur de « Restaurer la nature pour atténuer les impacts du développement. Analyse des mesures compensatoires pour la biodiversité » (2015), apportera sa réflexion sur le thème de la compensation écologique.

Francis Chateauraynaud (Sociologue, CNE, EHESS) analysera les enjeux portés par les controverses environnementales.

Jean-­‐Michel Salles (Economiste, Lameta, CNRS, Université de Montpellier)  co-­auteur de « Approche économique de la biodiversité et des services liés aux écosystèmes: contribution à la décision publique » (2009), interviendra sur les enjeux de l’évaluation monétaire de la biodiversité.


L’objectif de ce cycle de conférences est d’interroger la notion de durabilité environnementale. Il s’agit d’analyser les différents usages,   tant scientifiques que socio­‐politiques, de cette notion ainsi  que  ses  significations  tant explicites  qu’implicites. L’enjeu est double. Le premier consiste à mettre en valeur les difficultés portées par la notion, notamment : difficultés dans l’appréhension des risques environnementaux et leur mesure, difficultés liées à l’enracinement de la notion de durabilité environnementale dans des conceptions diverses voire antagoniques de la nature, difficultés liées aux usages stratégiques de la notion dans les controverses environnementales. Le second consiste à remonter à la source de ces difficultés et à mettre en valeur leur dimension normative. Derrière ces difficultés, les questions qui se jouent portent certes sur les conditions de notre vivre ensemble, mais, plus encore, sur les fins de ce vivre ensemble et sur les obligations qui nous incombent étant donné ces fins.

Trois séances sont prévues les 14, 16 et 23 juin 2017. Pour chacune d’elles, nous entendons privilégier le débat. Ces séances s’organiseront autour d’un thème. Nous aborderons ce thème en croisant les points de vue issus tant des sciences de la vie et de la terre que des sciences humaines et sociales. Il y aura quatre interventions par séance. Chacune de ces interventions durera d'une vingtaine de minutes et sera suivie d’une vingtaine de minutes de discussion avec la salle et avec les autres intervenants.

Inscription des doctorants : Direction de la Formation Doctorale AMU - ADUM

Organisatrices : Dominique Ami & Feriel Kandil (Greqam, Aix-Marseille Université)

Contact : feriel.kandil@univ-amu.fr

23/06/2017

CYCLE - « Qu’est-ce qu’un environnement durable ? » #3

Vendredi 23 juin 2017, 14H-18H - IMéRA, 2 place Le Verrier - 13004, Marseille

"L’environnement non durable : quels risques et quelles responsabilités ?"

Cette dernière séance portera sur les liens entre l’évaluation des risques et la définition des responsabilités environnementales. L’accent sera mis sur le changement de registre nécessaire pour passer de l’analyse des risques et de leur évaluation, à la définition des responsabilités. Le domaine d’analyse privilégié sera celui des risques et responsabilités intergénérationnelles.

Liste des intervenants :

Marie Jacqué (Sociologue de l’environnement et des  risques, AMU, LPED), co­‐autrice de « Environnement et société. Une analyse sociologique de la question environnementale »,(2012), interviendra sur les processus de diffusion des savoirs et des connaissances scientifiques sur l’environnement.

Emmanuel Picavet (Philosophe, Paris I, Panthéon­‐Sorbonne,), interviendra sur la philosophie de la responsabilité de Hans Jonas.

Frédéric‐Paul Piguet (Chargé de recherche, Institut des dynamiques de la surface terrestre de la faculté des géosciences et environnement, Université de Lausanne), interviendra sur la justice climatique.

Geir Asheim (économiste, Université d’Oslo), interviendra sur l’analyse économique de la durabilité environnementale et les questions d’équité intergénérationnelle.


L’objectif de ce cycle de conférences est d’interroger la notion de durabilité environnementale. Il s’agit d’analyser les différents usages,   tant scientifiques que socio­‐politiques, de cette notion ainsi  que  ses  significations  tant explicites  qu’implicites. L’enjeu est double. Le premier consiste à mettre en valeur les difficultés portées par la notion, notamment : difficultés dans l’appréhension des risques environnementaux et leur mesure, difficultés liées à l’enracinement de la notion de durabilité environnementale dans des conceptions diverses voire antagoniques de la nature, difficultés liées aux usages stratégiques de la notion dans les controverses environnementales. Le second consiste à remonter à la source de ces difficultés et à mettre en valeur leur dimension normative. Derrière ces difficultés, les questions qui se jouent portent certes sur les conditions de notre vivre ensemble, mais, plus encore, sur les fins de ce vivre ensemble et sur les obligations qui nous incombent étant donné ces fins.

Trois séances sont prévues les 14, 16 et 23 juin 2017. Pour chacune d’elles, nous entendons privilégier le débat. Ces séances s’organiseront autour d’un thème. Nous aborderons ce thème en croisant les points de vue issus tant des sciences de la vie et de la terre que des sciences humaines et sociales. Il y aura quatre interventions par séance. Chacune de ces interventions durera d'une vingtaine de minutes et sera suivie d’une vingtaine de minutes de discussion avec la salle et avec les autres intervenants.

Inscription des doctorants : Direction de la Formation Doctorale AMU - ADUM

Organisatrices : Dominique Ami & Feriel Kandil (Greqam, Aix-Marseille Université)

Contact : feriel.kandil@univ-amu.fr

03/07/2017

Workshop - "Sustainability and population ethics"

Lundi 3 juillet 2017, 12h30-17h, Maison Neuve, 1er étage

"Sustainability and population ethics", par Gustaf Arrhenius, (director of the Institute for Future Studies, Stockholm, and professor of practical philosophy at Stockholm University), Geir B. Asheim, (professor of economics at the University of Oslo and resident at IMéRA), Axel Gosseries, (researcher FNRS (Belgium) and professor of philosophy at Chaire Hoover d'éthique économique et sociale at Université catholique de Louvain) & Stéphane Zuber, (researcher CNRS at Centre d'Économie de la Sorbonne and Paris School of Economics)

The purpose of the workshop is to bring together economists and philosophers to discuss sustainability and population ethics. Policies that seek to reduce long-term environmental risks -- like those caused by greenhouse gas emissions -- have intergenerational consequences and will affect the number and identity of future people as well as the risk of human extinction. Therefore normative criteria used to evaluate such policies must consider how to weight the interests of present and future generations in a setting where population is variable.

The workshop will take place between 12h30 and 17h at IMéRA on Monday 3 July 2017. Each speaker will have in total one hour, including discussion. The workshop will start with an informal lunch, and with a coffee break between the second and third speaker.


Contact : g.b.asheim@econ.uio.no