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Agenda

05/23/2018

JOURNÉE D'ÉTUDES - ECCOREV, Journée de restitution des projets lauréats de l’AOI 2016

Mercredi 23 mai 2018, 9h00 - 17h00, IMéRA, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

ECCOREV, Journée de restitution des projets lauréats de l’AOI 2016

Événement organisé à l'IMéRA dans le cadre de la restitution des projets lauréats de l’appel d’offre interne ECCOREV 2016.

Raouf Boucekkine, Directeur de l’IMERA et Anna Serra Llobet, chercheur de l’Université de Californie, Berkeley, et résidente IMérA 2017-2018, ouvriront la journée par une présentation de l’IMERA et une conférence. Les porteurs de chaque projet présenteront ensuite leurs résultats et débattront avec la salle. Un buffet déjeunatoire sera offert aux participants, et sera l’occasion de poursuivre les échanges autour d’une session de posters.


Inscription gratuite et obligatoire sur le site d'ECCOREV

Contact & accès à l'IMéRA

05/23/2018

CYCLE - Recherche, arts et pratiques numériques #18

Mercredi 23 mai 2018, 10h00-13h00, IMéRA, Maison Neuve, 1er étage - entrée libre
Cartographie entre crises et mouvements, avec Thomas Cantens (anthropologue, douanier, Organisation mondiale des douanes, Bruxelles) & Françoise Bahoken (géographe et cartographe, Université Paris-Est / AME-SPLOTT / IFSTTAR)
Inscription des doctorants : Direction de la Formation Doctorale AMU - ADUM

Thomas Cantens, anthropologue, douanier, Organisation mondiale des douanes, Bruxelles

- Crises violentes, crises de lisibilité : frontières fragiles en chiffres et en cartes

Françoise Bahoken, géographe et cartographe, Université Paris-Est / AME-SPLOTT / IFSTTAR

- Le point, la ligne et la flèche. Cartographier " l'implantation spatiale " de mouvements. 


Thématique du séminaire 
 
Ce séminaire transdisciplinaire s’intéresse aux perturbations productives que génèrent les collaborations entre les chercheurs en sciences humaines et les artistes dans le domaine du numérique. Il s’inscrit dans la suite des réflexions et des expérimentations que nous avons menées à l’IMéRA dans le programme antiAtlas des frontières depuis 2011 tout en élargissant notre questionnement au-delà de la seule question des frontières. 
Dans le  domaine des sciences humaines et sociales, le recours aux pratiques numériques conduit à de nombreux bouleversements que ce soit dans la collecte, la production et le traitement de données, ainsi que l’élaboration de nouvelles formes de narration et d’édition. Le tournant numérique conduit les chercheurs à reconsidérer leurs méthodes, leurs catégories, leurs paradigmes, leurs orientations théoriques, leurs objets, leurs formes de labellisation et les cadres des champs disciplinaires. D’ailleurs, compte tenu des collaborations toujours plus nombreuses qu’implique le recours au numérique entre d’un côté les sciences humaines et de l’autre les sciences exactes et expérimentales, il semble plus pertinent de parler de Digital Studies que Digital Humanities.
Dans le domaine de l’art, le numérique ouvre également des champs de pratiques radicalement nouveaux. Il transforme la relation des artistes aux outils qu’ils utilisent et aux connaissances qu’ils convoquent, produisent ou questionnent. Il transforme le statut et les formes des œuvres. En introduisant de nouvelles modalités pour assurer leur circulation, il modifie également leur relation avec le public. Le numérique bouleverse la place de l’auteur qu’il place dans une relation dynamique par rapport aux flux d’information, de circulation des images, des sons et des formes. Il donne ainsi une nouvelle importance à l’invention de dispositifs dans lesquels ces formes sont données à l’expérience, ouvrant d’infinies possibilités d’interaction avec l’œuvre. Il donne enfin une nouvelle dimension au travail collectif, à des formes diverses de collaborations, d’échanges et de contributions. D’une façon générale, on peut dire que le numérique déplace les pratiques artistiques et conduit à réfléchir autrement les relations entre arts et sciences.
Ce séminaire rassemblera des chercheurs en sciences humaines (sociologues, anthropologues, politologues, géographes, historiens, littéraires), en sciences dures (informaticiens, physiciens, mathématiciens, etc.), des artistes (designers, hackers, programmeurs, média tactique, etc.) ainsi que des professionnels (industriels, chargés de communication, etc.). Notre objectif est de favoriser des croisements, des emprunts et des déplacements qui seront propices à l’identification de nouvelles pistes de réflexion et de recherche, voire à la mise en œuvre d’expérimentations collaboratives.
Chaque mois, des participants seront invités à présenter leurs expérimentations d’outils numériques de collecte (applications mobiles, capteurs oculaires, systèmes SIG, etc.) ou d’indexation et de traitement des données recueillies (bases de données, systèmes de visualisation ou de sonification, etc.). Certains feront part de leurs explorations de dispositifs d’écriture et de modélisation de la connaissance (jeux vidéo, machinima, web documentaires, etc) ou encore de nouvelles formes d’édition électroniques.
Trois types de questions seront développés.
1) Il s’agira tout d’abord de voir comment, et jusqu’à quel point, ces pratiques et instruments transforment notre rapport au monde, nos méthodes de recherche, la construction de nos objets, la modélisation et la diffusion de notre connaissance et de nos oeuvres.
2) Nous nous interrogerons aussi sur l’impact des processus collaboratifs qu’impliquent les pratiques numériques entre chercheurs, artistes et professionnels. L’objectif est d’évaluer les apports que chaque démarche (scientifique, artistique, professionnelle) apporte aux autres.
3) Nous verrons enfin comment ces processus collaboratifs bouleversent les champs disciplinaires, les points de vue et les formes d’autorité qui organisent notre recherche et notre pratique et conduisent à repenser de manière créative de nouvelles formes de rencontre entre les disciplines scientifiques et entre celles-ci et les non-spécialistes.
Débuté en janvier 2016, ce séminaire fonctionne selon un rythme de rencontres mensuelles, d’une durée de trois heures.

Partenariat:
 
IMéRA - Institut Méditerranéen de Recherches Avancées (AMU)
Centre Norbert Elias (CNRS/EHESS/AMU)
Institut de Recherche et d’Etudes sur le monde arabe et musulman (CNRS/AMU)
Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence
Institut d’Ethnologie Mediterranéenne Européenne et Comparative (CNRS/AMU)
05/24/2018

COMMUNITY BUILDING SEMINAR #26 : Katie Kilroy-Marac

Jeudi 24 mai 2018, 10h30 - 12h30, Maison Neuve, 1er étage - sur invitation

A Bridge and Many Crossings: The forced relocation of West African psychiatric patients to l’Asile de St-Pierre in Marseille, 1897-1914, par Katie Kilroy-Marac (Department of Anthropology, University of Toronto).

Abstract : Between 1897 and 1914, the French colonial government transported 144 West African mental patients from Senegal to Marseille to be institutionalized within l’Asile de St-Pierre.  While this endeavor was, by all estimations, a failed colonial experiment, it nevertheless produced a particular kind of medico-scientific encounter in which African bodies—and African madness—became objects of scrutiny within the Metropole itself.  This project examines the ideas about race, civilization, and madness that were articulated in and through this colonial experiment, and that emerged out of the psychiatric encounter between French doctors and African patients at St-Pierre during this period.

Le "Community Building Seminar" a lieu chaque semaine et permet aux résidents de partager à tour de rôle leurs recherches, problématiques et méthodes avec les autres résidents


Contact : pascale.hurtado@univ-amu.fr

05/31/2018

COMMUNITY BUILDING SEMINAR #26 : Gretty Mirdal

Jeudi 31 mai 2018, 10h30-12h30, Maison Neuve, 1er étage - entrée sur invitation

"Le stress, construction sociale ou phénomène biologique ?" & présentation de l'IEA de Paris, par Gretty Mirdal (directrice de l'IEA de Paris).

Le "Community Building Seminar" a lieu chaque semaine et permet aux résidents de partager à tour de rôle leurs recherches, problématiques et méthodes avec les autres résidents.


Contact : pascale.hurtado@univ-amu.fr

06/15/2018

CYCLE - La transition énergétique v/ les transitions énergétiques #9

Vendredi 15 juin 2018, 14h - 17h, IMéRA, Maison des astronomes, salle de conférences – entrée libre

Le bâtiment « intelligent » intégré dans les réseaux « intelligents » : un défi clé pour la transition énergétique nécessitant une approche inter-disciplinaire, par Frédéric Wurtz (G2ELAB, Grenoble Génie Electrique laboratoire, UMR 5269 Université de Grenoble - CNRS - Grenoble-INP - UGA)

Séminaire dans le cadre du cycle mensuel "La transition énergétique v/ les transitions énergétiques : hier, demain, ici, ailleurs" inscrit dans le programme "Phénomènes globaux et régulation" de l'IMéRA et appuyé par le PR2I Energies.

Animation : B. Cointe, P. Fournier (LAMES), M.-T. Giudici (BIP), F. Rychen (GREQAM)

Contact : giudici@imm.cnrs.fr

Inscription des doctorants : Direction de la Formation Doctorale AMU - ADUM

LIEN : article sur le cycle dans le Blog de l'IMéRA

Les interventions seront diffusées en streaming par la chaine Youtube de l’IMéRA : http://www.youtube.com/channel/UCFZc4ca3FMAZsLzAU4GJrHg/live


Biographie : Frédéric Wurtz est directeur de Recherche au CNRS, docteur ingénieur diplômé de l’institut Polytechnique de Grenoble. Il mène une activité de recherche interdisciplinaire sur les méthodes de conception, de supervision et d’utilisation des systèmes énergétiques impliquant les acteurs humains, des concepteurs aux utilisateurs. Ces travaux ont été appliqués aux dispositifs électromagnétiques, et aux systèmes impactant pour la transition énergétique (véhicules électriques, avions plus électriques, « smart-building », « smart grid », quartier et ville intelligente). Après avoir dirigé une équipe de recherche dédiée aux méthodes et outils de conception, il participative activement a l’animation du projet ECO-SESA, programme inter-disciplinaire adressant la thémeatique des « smart-energy districts » (voir https://ecosesa.univ-grenoble-alpes.fr )

Résumé : L’intervention montrera que les bâtiments intelligents (« smart-buildings »), intégrés dans des réseaux intelligents (« smart-grids »), peuvent significativement contribuer aux objectifs de la transition énergétique. En effet les bâtiments sont, d’une part, les plus grands consommateurs d’énergie dans le réseau électrique et pourraient devenir l’un des plus grands producteurs d’énergie renouvelable, en particulier grâce au concept de bâtiment à énergie positive, et ceci en offrant dans le même temps un important gisement de « flexibilité » en demande énergétique. Ceci peut-être obtenu en utilisant des modèles physiques et de l’optimisation pour une conception et une supervision « intelligente ». Nous détaillerons notre stratégie globale de recherche pour améliorer ce type de logiciel « intelligent », par une approche dite « humain dans la boucle » (« human in the loop ») dans laquelle nous considérons qu’il n’y aura pas de « bâtiments intelligents » sans « utilisateurs intelligents ». Ceci implique une recherche inter-disciplinaire complexe que nous développons dans un « living-lab », de l’échelle batiment (GreEn-Er), à l’échelle eco-quartier (Presqu’ile de Grenoble) dans lequel les usagers ont vocation à être impliqués comme consom’acteurs (« pro’sumers »), i.e comme concepteurs et usagers actifs. Ces recherches se développent dans le cadre du projet ECO-SESA.


OBJECTIFS : La loi sur « la Transition énergétique pour la croissance verte » qui fait suite au Grenelle positionne la transition énergétique comme un questionnement majeur pour nos sociétés et leur évolution. Mais, faut-il tenir pour acquise la perspective d’une évolution douce, progressive des choix énergétiques, vers un horizon bien défini, laissant seulement à discuter le rythme et les étapes de cette évolution ? Cela mérite examen pour préciser les espaces d’incertitude et de choix qui rendent pluriels les futurs énergétiques compte tenu des nombreuses imbrications de problématiques autour du thème de l’énergie et cela requiert la mobilisation de compétences d’analyse variées.

Ce cycle de séminaire, qui se déroule sur une base mensuelle, est l’occasion de faire discuter des chercheurs, enseignants-chercheurs et personnalités de différents horizons et disciplines sur ce questionnement.

Grâce à la diversité des intervenants, il se donne pour objectif : (i) d’articuler des savoirs scientifiques sur des domaines variés pour penser les conditions de possibilité des changements de pratiques en matière d’énergie ; (ii) de situer le rôle et les répertoires d’action du politique en matière d’orientation des pratiques énergétiques ; (iii) -de (re)-positionner la problématique de recherche sur l’énergie dans un ensemble plus vaste de questions et avec des éléments de contexte ; (iv)-de situer l’énergie comme un domaine de réflexion fécond pour sa problématique de recherche hors énergie.

Programme : modules de formation de 3 heures chacun (14h-17h)