MOHAND-AMER Amar

Chercheur au Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle, CRASC, Oran
Period of residence: 
11 septembre 2017 - 9 février 2018
Research project: 
Mouvement national et Guerre de libération nationale (1919-1962) : trajectoires, parcours, réseaux, groupes, dynamiques de groupe(s)
Summary of the research project: 

Le projet proposé à l’IMéRA et intitulé « Mouvement national et Guerre de libération nationale (1919-1962) : trajectoires, parcours, réseaux, groupes, dynamiques de groupe(s) » porte sur l’étude des dynamiques politiques et sociales de groupe(s) à des « moments » majeurs de l’histoire contemporaine de l’Algérie (1936, 1944, 1951 et 1962). Il (le projet) est pensé et construit dans une approche interdisciplinaire ; cela dans la continuité de mes recherches antérieures, notamment celles relevant de l’histoire politique et sociale dans leurs dimensions individuelle, locale et nationale. Ces travaux s’articulant, en particulier, autour des notions d’engagement, mobilisation, négociation(s), positionnement, reconversion, mobilité… des Algériens dans le cadre du système colonial.

En l’espèce, il s’agit, à partir d’une approche intergénérationnelle, de restituer les cadres de mobilisation collective d’un ensemble de militants, syndicalistes, associatifs, hommes de presse, mécènes… et de questionner leur répertoire d’actions dans quatre contextes socio-historiques : avènement en France du Front populaire et Congrès musulman algérien (CMA, 1936) ; Seconde guerre mondiale et dynamique « Amis du Manifeste et de la Liberté » (1944) ; Statut de l’Algérie de 1947 et redéploiement stratégique des partis nationalistes dans le cadre du Front algérien pour la défense et le respect des libertés (FADRL, 1951) et indépendance nationale et fragmentation/recomposition du FLN/ALN à l’été 1962. L’objectif, dans un premier temps, est la constitution d’une base de données longitudinale rendant compte, à la fois, de trajectoires individuelles et collectives et de leurs bifurcations dans le temps et l’espace. L’attendu final du projet, quant à lui, est une étude sur l’interaction entre des parcours « hétérogènes » avec des processus politiques et sociaux dans l’Algérie sous domination coloniale et à l’indépendance.

Lien(s) web: 

http://www.crasc.dz/annuaire/index.php/fr/chercheurs-permanents/87-cherc...

BIO

J'ai rejoint le Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle, CRASC, Oran en 2011 (de fait en 2010), en tant que chercheur à la Division Socio-anthropologie de l’histoire et de la mémoire (HistMém). J'occupe, depuis presque deux années, la fonction de directeur-adjoint chargé de la recherche au sein de l'institution. Je suis également Membre du conseil scientifique du CRASC, directeur-adjoint du comité de rédaction d’Insaniyat, la revue du CRASC et membre du comité de rédaction de l’ARB (Africa Review of Books/Revue Africaine des Livres), CRASC/CODESRIA (Dakar), J'ai enseigné de 2013 à 2016 l'historiographie aux étudiants de master 1 et 2 de l'Université Ahmed Ben Bella d'Oran et l'histoire de l'Algérie (1830-1962) aux officiers militaires de l’École supérieure de l’air de Tafraoui, Oran. Je suis membre de la Commission nationale d’agrément et d’homologation (Ministère de l’Éducation nationale) et de la Commission du Comité technique Sciences sociales et humaines de la Commission nationale algérienne pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO/Algérie). Je fais également partie du Forum de Solidarité Euro-Méditerranéenne, de Lyon (FORSEM), association constituée de militants associatifs et des universitaires (historiens). Je suis membre du projet ERC TARICA "Political and Socio-institutional Change in North Africa: Competition of Models and Diversity of National trajectories". Je travaille selon une approche interdisciplinaire, sur un ensemble de thématiques. Celles-ci relevant notamment de l’histoire politique et l’histoire sociale. Je me suis également intéressé à l’histoire dans sa dimension locale, et celle relative au temps présent. Ces thématiques s’inscrivent dans une logique générale. Celle-ci s’articulant, essentiellement, autour de la situation coloniale, des moments de rupture et de basculement, des modes de résistance, des questions de légitimation et (dé)légitimation dans un contexte de crise politique, des trajectoires et parcours personnels, de la violence en temps de guerre (colonisation), de la mémoire et son interaction avec le changement social actuellement, ainsi que les enjeux mémoriels…

Curriculum Vitae: