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Agenda

22/11/2017

CYCLE - "RECHERCHE, ARTS ET PRATIQUES NUMERIQUES #13"

Mercredi 22 novembre, 2017 10h00-13h00 - IMéRA, maison des astronomes 2 place Le Verrier 13004 Marseille - entrée libre

"RECHERCHE, ARTS ET PRATIQUES NUMERIQUES #13 : DE LA CARTOGRAPHIE ALTERNATIVE A LA CYBERGRAPHIE", par Anna Guillo, arts plastiques et sciences de l'art, Laboratoire d’Etudes en Sciences des Arts (LESA), Aix Marseille Université & Thierry Joliveau, géographe, Centre de Recherches sur l'Environnement et l'Aménagement (CRENAM), Université de Saint Etienne.
  • Cartographie alternative et géographie expérimentale : propositions artistiques, par Anna Guillo, arts plastiques et sciences de l'art, Laboratoire d’Etudes en Sciences des Arts (LESA), Aix Marseille Université

La cartographie alternative et la géographie expérimentale sont nées par l’action conjuguée d’artistes et de chercheurs universitaires dans un contexte propice à l’apparition d’une géohistoire de l’altérité et comme conséquence de l’invention de la géocritique liée aux héritages des études féministes et post-coloniales. Dans le prolongement de cette histoire, et en prenant appui sur des exemples précis puisés dans le champ artistique contemporain, il s’agira de montrer comment la cartographie alternative peut être aujourd’hui envisagée comme un outil de décolonisation des savoirs.

  • De la géomatique à la cybergraphie. Expérimenter l'imaginaire des techniques géonumériques, par Thierry Joliveau, géographe, Centre de Recherches sur l'Environnement et l'Aménagement (CRENAM), Université de Saint Etienne.

Une recherche en cours dans le cadre du Labo des Usages de l'AADN (Association pour les Arts et Cultures Numériques) rassemble artistes et chercheurs en sciences humaines. Un groupe d'artistes rassemblé autour de Pierre Amoudruz développe des interventions artistiques en espace public de type « infusion-diffusion » qui mobilisent des habitants sur un territoire avant de présenter un spectacle à mi-chemin entre théâtre et performance numérique. Dans le cadre d'un précédent spectacle « Avatar’s Riot » (2015), les artistes ont inventé de toutes pièces avec l'ethnographe Jeanne Drouet, la Cybergraphie, une nouvelle discipline scientifique, qui sert de ressort fictionnel aux interventions. Définie par ses inventeurs sur Wikipedia (« Cybergraphie » 2017) comme un « ensemble d’approches, de méthodes et de techniques d’enquête relatives à l’étude du cyberespace

et de sa « population » (principalement les internautes) », elle permettait de « traquer les traces du monde virtuel dans le monde réel ». La création de la nouvelle intervention de l'AADN « Là-Haut le Cloud, Ici le Soleil » est l'occasion d'un projet de recherche combinant géographie et art pour explorer les articulations entre espaces numériques et espaces concrets. Mélanie Mondo, étudiante en master de géomatique et spécialiste des techniques de géographie informatique, a été intégrée dans la préparation du spectacle comme cybergraphe officielle de l'équipe. Elle était chargée de nourrir les artistes en techniques susceptibles d'enrichir la fiction tout en interrogeant l'imaginaire associé aux usages de ces techniques par les artistes, les habitants et le public. C'est cette expérience toujours en cours qui sera présentée et discutée lors du séminaire.


Thématique du séminaire

Ce séminaire transdisciplinaire s’intéresse aux perturbations productives que génèrent les collaborations entre les chercheurs en sciences humaines et les artistes dans le domaine du numérique. Il s’inscrit dans la suite des réflexions et des expérimentations que nous avons menées à l’IMéRA dans le programme antiAtlas des frontières depuis 2011 tout en élargissant notre questionnement au-delà de la seule question des frontières.
Dans le  domaine des sciences humaines et sociales, le recours aux pratiques numériques conduit à de nombreux bouleversements que ce soit dans la collecte, la production et le traitement de données, ainsi que l’élaboration de nouvelles formes de narration et d’édition. Le tournant numérique conduit les chercheurs à reconsidérer leurs méthodes, leurs catégories, leurs paradigmes, leurs orientations théoriques, leurs objets, leurs formes de labellisation et les cadres des champs disciplinaires. D’ailleurs, compte tenu des collaborations toujours plus nombreuses qu’implique le recours au numérique entre d’un côté les sciences humaines et de l’autre les sciences exactes et expérimentales, il semble plus pertinent de parler de Digital Studies que Digital Humanities.
Dans le domaine de l’art, le numérique ouvre également des champs de pratiques radicalement nouveaux. Il transforme la relation des artistes aux outils qu’ils utilisent et aux connaissances qu’ils convoquent, produisent ou questionnent. Il transforme le statut et les formes des œuvres. En introduisant de nouvelles modalités pour assurer leur circulation, il modifie également leur relation avec le public. Le numérique bouleverse la place de l’auteur qu’il place dans une relation dynamique par rapport aux flux d’information, de circulation des images, des sons et des formes. Il donne ainsi une nouvelle importance à l’invention de dispositifs dans lesquels ces formes sont données à l’expérience, ouvrant d’infinies possibilités d’interaction avec l’œuvre. Il donne enfin une nouvelle dimension au travail collectif, à des formes diverses de collaborations, d’échanges et de contributions. D’une façon générale, on peut dire que le numérique déplace les pratiques artistiques et conduit à réfléchir autrement les relations entre arts et sciences.
Ce séminaire rassemblera des chercheurs en sciences humaines (sociologues, anthropologues, politologues, géographes, historiens, littéraires), en sciences dures (informaticiens, physiciens, mathématiciens, etc.), des artistes (designers, hackers, programmeurs, média tactique, etc.) ainsi que des professionnels (industriels, chargés de communication, etc.). Notre objectif est de favoriser des croisements, des emprunts et des déplacements qui seront propices à l’identification de nouvelles pistes de réflexion et de recherche, voire à la mise en œuvre d’expérimentations collaboratives.
Chaque mois, des participants seront invités à présenter leurs expérimentations d’outils numériques de collecte (applications mobiles, capteurs oculaires, systèmes SIG, etc.) ou d’indexation et de traitement des données recueillies (bases de données, systèmes de visualisation ou de sonification, etc.). Certains feront part de leurs explorations de dispositifs d’écriture et de modélisation de la connaissance (jeux vidéo, machinima, web documentaires, etc) ou encore de nouvelles formes d’édition électroniques.
Trois types de questions seront développés.
1) Il s’agira tout d’abord de voir comment, et jusqu’à quel point, ces pratiques et instruments transforment notre rapport au monde, nos méthodes de recherche, la construction de nos objets, la modélisation et la diffusion de notre connaissance et de nos oeuvres.
2) Nous nous interrogerons aussi sur l’impact des processus collaboratifs qu’impliquent les pratiques numériques entre chercheurs, artistes et professionnels. L’objectif est d’évaluer les apports que chaque démarche (scientifique, artistique, professionnelle) apporte aux autres.
3) Nous verrons enfin comment ces processus collaboratifs bouleversent les champs disciplinaires, les points de vue et les formes d’autorité qui organisent notre recherche et notre pratique et conduisent à repenser de manière créative de nouvelles formes de rencontre entre les disciplines scientifiques et entre celles-ci et les non-spécialistes.

Comité d’organisation : Jean Cristofol (Ecole Supérieure d’Art d’Aix en Provence), Jean-Paul Fourmentraux (Centre Norbert Elias, CNRS/AMU/EHESS), Cédric Parizot (IREMAM, CNRS/AMU) et Manoël Penicaud (IDEMEC, CNRS/AMU).

Inscription des doctorants : Direction de la Formation Doctorale AMU - ADUM

Ce séminaire transdisciplinaire s’intéresse aux perturbations productives que génèrent les collaborations entre les chercheurs en sciences humaines et les artistes dans le domaine du numérique. Il s’inscrit dans la suite des réflexions et des expérimentations que nous avons menées à l’IMéRA dans le programme antiAtlas des frontières depuis 2011 tout en élargissant notre questionnement au-delà de la seule question des frontières.

Commencé le 13 janvier 2016, ce séminaire fonctionne selon un rythme de rencontres mensuelles.

Partenariats :

IMéRA, Institut d'études avancées d'Aix-Marseille (AMU)
Institut de Recherche et d’Etudes sur le monde arabe et musulman (CNRS/AMU)
Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence
Institut d’Ethnologie Mediterranéenne Européenne et Comparative (CNRS/AMU)

Du 30/11/2017 au 01/12/2017

Forum franco-allemand de la Méditerranée

Journée d'études  - Forum franco-allemand de la Méditerranée

Organisées dans le cadre du programme Méditerranée de l'IMéRA, dirigé par Thierry Fabre.

Jeudi 30 novembre  et vendredi 1er décembre - sur invitation

Programme en cours.

05/12/2017

Séminaire - "Les séismes et leurs effets : la perception d’une connaissance incomplète"

Mardi 5 décembre 2017, 10h30 - 15h30, IMéRA, Maison des Astronomes, salle de conférences

"Les séismes et leurs effets : la perception d’une connaissance incomplète", co-organisé par Pierre Livet (directeur du programme « Rencontre Sciences et Humanités » de l’IMéRA), Pierre Henry et Lucilla Benedetti (CEREGE, UMR 34).

Programme :

10h30 - Accueil

11h00 - Xavier Le Pichon (Prof. honoraire au Collège de France)

  • "Tohoku 2011: les erreurs des Japonais"

13h30 - Giulio Selvaggi (Dir. Centro Nazionale Terremoti, INGV)

  • "L'Aquila 2009 earthquake and lawsuit"

14h30 - Nazan Cömert-Baechler (Université de Marmara, Département Francophone des Sciences Politiques et Administration Publique)

  • "Prise en compte du risque et urbanisme à Istanbul 18 ans après le séisme d'Izmit"

15h30 - David Kaniewski (sous réserve), Membre de l'Institut Universitaire de France, Université Paul Sabatier, Toulouse

  • "Tempêtes dans l'enregistrement géologique des tsunamis en Méditerranée"
06/12/2017

CYCLE - "RECHERCHE, ARTS ET PRATIQUES NUMERIQUES #14"

Mercredi 6 décembre 2017, 10h00-13h00 - IMéRA, maison des astronomes, 2 place Le Verrier 13004 Marseille - entrée libre

"RECHERCHE, ARTS ET PRATIQUES NUMERIQUES #14 : EXPERIMENTATIONS ART-SCIENCE ET APPROCHES ETHNOGRAPHIQUES", par Cédric Parizot, anthropologue du politique, chercheur à l’Institut de Recherches et d’Etudes sur les Mondes Arabes et Musulmans (IREMAM, CNRS/Aix Marseille Université) et à l’IMéRA (Institut d’études avancées d’Aix Marseille Université).
  • Israël/Palestine, un antiAtlas, par Cédric Parizot, anthropologue du politique, chercheur à l’Institut de Recherches et d’Etudes sur les Mondes Arabes et Musulmans (IREMAM, CNRS/Aix Marseille Université) et à l’IMéRA (Institut d’études avancées d’Aix Marseille Université).

A l’occasion de ce séminaire, je présenterai une approche inédite des transformations des espaces israélo-palestiniens au cours des 30 dernières années. Fondée sur des expérimentations art-science menées à l’IMéRA, depuis 2011, et inspirée de la théorie de l’acteur-réseau et de la physique quantique, cette approche opère une série de déplacements épistémologiques et ontologiques par rapport aux travaux qui ont étudié les recompositions des espaces israéliens et palestiniens à l’aube du 21ème siècle. L’enjeu de ces déplacements n’est pas de substituer un récit à ceux préexistants, mais de remettre en jeu notre rapport à cet objet déjà particulièrement analysé et documenté pour relancer et poursuivre la réflexion à son propos.


Thématique du séminaire

Ce séminaire transdisciplinaire s’intéresse aux perturbations productives que génèrent les collaborations entre les chercheurs en sciences humaines et les artistes dans le domaine du numérique. Il s’inscrit dans la suite des réflexions et des expérimentations que nous avons menées à l’IMéRA dans le programme antiAtlas des frontières depuis 2011 tout en élargissant notre questionnement au-delà de la seule question des frontières.
Dans le  domaine des sciences humaines et sociales, le recours aux pratiques numériques conduit à de nombreux bouleversements que ce soit dans la collecte, la production et le traitement de données, ainsi que l’élaboration de nouvelles formes de narration et d’édition. Le tournant numérique conduit les chercheurs à reconsidérer leurs méthodes, leurs catégories, leurs paradigmes, leurs orientations théoriques, leurs objets, leurs formes de labellisation et les cadres des champs disciplinaires. D’ailleurs, compte tenu des collaborations toujours plus nombreuses qu’implique le recours au numérique entre d’un côté les sciences humaines et de l’autre les sciences exactes et expérimentales, il semble plus pertinent de parler de Digital Studies que Digital Humanities.
Dans le domaine de l’art, le numérique ouvre également des champs de pratiques radicalement nouveaux. Il transforme la relation des artistes aux outils qu’ils utilisent et aux connaissances qu’ils convoquent, produisent ou questionnent. Il transforme le statut et les formes des œuvres. En introduisant de nouvelles modalités pour assurer leur circulation, il modifie également leur relation avec le public. Le numérique bouleverse la place de l’auteur qu’il place dans une relation dynamique par rapport aux flux d’information, de circulation des images, des sons et des formes. Il donne ainsi une nouvelle importance à l’invention de dispositifs dans lesquels ces formes sont données à l’expérience, ouvrant d’infinies possibilités d’interaction avec l’œuvre. Il donne enfin une nouvelle dimension au travail collectif, à des formes diverses de collaborations, d’échanges et de contributions. D’une façon générale, on peut dire que le numérique déplace les pratiques artistiques et conduit à réfléchir autrement les relations entre arts et sciences.
Ce séminaire rassemblera des chercheurs en sciences humaines (sociologues, anthropologues, politologues, géographes, historiens, littéraires), en sciences dures (informaticiens, physiciens, mathématiciens, etc.), des artistes (designers, hackers, programmeurs, média tactique, etc.) ainsi que des professionnels (industriels, chargés de communication, etc.). Notre objectif est de favoriser des croisements, des emprunts et des déplacements qui seront propices à l’identification de nouvelles pistes de réflexion et de recherche, voire à la mise en œuvre d’expérimentations collaboratives.
Chaque mois, des participants seront invités à présenter leurs expérimentations d’outils numériques de collecte (applications mobiles, capteurs oculaires, systèmes SIG, etc.) ou d’indexation et de traitement des données recueillies (bases de données, systèmes de visualisation ou de sonification, etc.). Certains feront part de leurs explorations de dispositifs d’écriture et de modélisation de la connaissance (jeux vidéo, machinima, web documentaires, etc) ou encore de nouvelles formes d’édition électroniques.
Trois types de questions seront développés.
1) Il s’agira tout d’abord de voir comment, et jusqu’à quel point, ces pratiques et instruments transforment notre rapport au monde, nos méthodes de recherche, la construction de nos objets, la modélisation et la diffusion de notre connaissance et de nos oeuvres.
2) Nous nous interrogerons aussi sur l’impact des processus collaboratifs qu’impliquent les pratiques numériques entre chercheurs, artistes et professionnels. L’objectif est d’évaluer les apports que chaque démarche (scientifique, artistique, professionnelle) apporte aux autres.
3) Nous verrons enfin comment ces processus collaboratifs bouleversent les champs disciplinaires, les points de vue et les formes d’autorité qui organisent notre recherche et notre pratique et conduisent à repenser de manière créative de nouvelles formes de rencontre entre les disciplines scientifiques et entre celles-ci et les non-spécialistes.

Comité d’organisation : Jean Cristofol (Ecole Supérieure d’Art d’Aix en Provence), Jean-Paul Fourmentraux (Centre Norbert Elias, CNRS/AMU/EHESS), Cédric Parizot (IREMAM, CNRS/AMU) et Manoël Penicaud (IDEMEC, CNRS/AMU).

Inscription des doctorants : Direction de la Formation Doctorale AMU - ADUM


Ce séminaire transdisciplinaire s’intéresse aux perturbations productives que génèrent les collaborations entre les chercheurs en sciences humaines et les artistes dans le domaine du numérique. Il s’inscrit dans la suite des réflexions et des expérimentations que nous avons menées à l’IMéRA dans le programme antiAtlas des frontières depuis 2011 tout en élargissant notre questionnement au-delà de la seule question des frontières.

Commencé le 13 janvier 2016, ce séminaire fonctionne selon un rythme de rencontres mensuelles.

Partenariats :

IMéRA, Institut d'études avancées d'Aix-Marseille (AMU)
Institut de Recherche et d’Etudes sur le monde arabe et musulman (CNRS/AMU)
Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence
Institut d’Ethnologie Mediterranéenne Européenne et Comparative (CNRS/AMU)

 

08/12/2017

Débat public - Comprendre, débattre, intégrer, faits et incertitudes scientifiques : " Conférence - débat sur pesticides, alimentation et risques de cancers "

Vendredi 8 décembre 2017, de 14h à 18h, Espace éthique méditerranéen, Hôpital La Timone - Salle de conférences (s/sol), 264 rue Saint Pierre, 13005 Marseille.

Comprendre, débattre, intégrer, faits et incertitudes scientifiques : " Conférence - débat sur pesticides, alimentation et risques de cancers "

Pré-programme :

  • Introduction :

"L'Etat face aux risques sanitaires liés à l'alimentation"

- "L’exemple des pesticides et du risque de cancer", par Roger GENET, Directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES)

  • Présentations :

"Analyses, perceptions et impact de la gestion du risque alimentaire"

- "Comment évalue-t-on aujourd'hui le risque alimentaire", par Charlotte GRASTILLEUR, Directrice adjointe à l’évaluation des risques à l’ANSES

- "Comment apprécie-t-on le risque cancérogène d'une substance", par Alice CARRIER, biologiste, chercheur au CNRS - CRCM

- "Biais cognitifs, neurosciences et éthique", par Christophe de la ROCHE SAINT ANDRÉ, chercheur au CNRS, CRCM, membre de l’Association française pour l’information scientifique (AFIS)

- Sciences, émotions et croyances : l'exemple des pesticides dans l'alimentation", par Pierre LIVET, Professeur émérite de philosophie AMU, IMéRA

- "Sécurité alimentaire ; De la relativité de l'analyse des risques - Précaution contre les pesticides versus accès à l'alimentation des plus pauvres", par le Dr Jean-Hervé BRADOL, ex-président de Médecins Sans Frontières

- "Questions déontologiques à propos des pesticides", par Pierre LE COZ, Professeur de Philosophie, UMR n°7268 ADES/AMU/CNRS/EFS/ Espace éthique méditerranéen

  • Conclusion :

- "Nouveaux enjeux de la démocratie en matière sanitaire et scientifiques, le modèle du cancer", par Dominique MARANINCHI, Professeur de Cancérologie, Président d’IMéRA, AMU et Institut Paoli-Calmettes

Un événement organisé en partenariat avec Aix-Marseille Université, l'IMéRA, l'Espace éthique PACA-Corse et l'institut Paoli Calmettes.


Renseignements & inscription :

 

Tél. : 04 91 38 44 24

 

secretariat.ee-paca-corse@ap-hm.fr

En savoir plus :

http://www.ee-paca-corse.com

12/12/2017

Les Rendez-Vous de demain : "Quelle santé pour demain ?" avec Carla Makhlouf & Dominique Maraninchi

Mardi 12 décembre 2017 à 19h au Théàtre du Gymnase (4 Rue du Théatre Français, 13001 Marseille)

"Quelle santé pour demain ?", avec Carla Makhlouf (anthropologue et épidémiologue, résidente IMéRA 2017-2018) et Dominique Maraninchi (professeur de médecine et cancérologue, Président de l'IMéRA)

Résumé :

Fidèle au serment d’Hippocrate, il s’agit avant tout pour le médecin de soigner. Mais les systèmes de santé sont devenus complexes et les industries pharmaceutiques de plus en plus puissantes... Quelle est la place du patient et de l’humain dans de tels systèmes ? Peut-on imaginer de nouvelles formes de soins, par exemple en dehors de l’institution et de l’hôpital ? Une démocratie sanitaire, qui redonne toute sa place à l’échange et aux attentes du patient et des différents acteurs concernés, comme l’expérimente par exemple aujourd’hui Dominique Maraninchi à l’Institut Paoli-Calmettes, peut-elle se développer dans l’avenir ? Qu’en est-il de l’avenir des systèmes de santé dans les pays du Sud, et singulièrement dans les pays arabes de la Méditerranée ? Carla Makhlouf, à partir d’un double regard d’anthropologue et d’épidémiologue, ouvre des perspectives nouvelles pour mieux comprendre les grands défis de la santé pour aujourd’hui et pour demain. Les Rendez-Vous de demain, une série de grandes rencontres publiques, à l’initiative de l’IMéRA, Institut méditerranéen de recherches avancées, AMU et du théâtre du Gymnase.

Les Rendez-Vous de demain, six grands moments à partager et à retrouver en public, au cours de la saison 2017/2018, les mardis entre 19h et 21h, au théâtre du Gymnase à Marseille. (Entrée libre)

Les Rendez-Vous de demain, ou comment les sciences peuvent éclairer l’avenir.

Les Rendez-vous de demain, un lieu pour questionner notre temps et rechercher une nouvelle intelligence du monde.

Les Rendez-Vous de demain, ou comment faire circuler de la connaissance dans l’espace public.

Les Rendez-Vous de demain, ou comment mieux comprendre les grands enjeux de notre temps, à partir de savoirs scientifiques rendus enfin accessibles.

Quoi de mieux qu’un grand théâtre tel que le théâtre du Gymnase à Marseille, inscrit en plein centre- ville, pour accueillir de tels Rendez-Vous en public ?

Chacune de ces soirées sera animée par Stéphane Paoli. Journaliste, qui a longtemps porté les plus grandes émissions de France Inter. Accoucheur d’idées et raconteur d’histoires, il va amener de grandes personnalités scientifiques à partager leurs savoirs et inviter à de vrais débats.

Un 1er cycle, Sciences et avenirs est prévu pour le lancement de ces Rendez-Vous de demain, en octobre, novembre et décembre 2017.

Un 2ème cycle, Demain la Méditerranée, est programmé en 2018 (les mardis 13 février ; 13 mars et 24 avril 2018).

Les Rendez-Vous de demain sont produits par l’IMéRA et le théâtre du Gymnase, avec le soutien du RFIEA (Réseau Français des Instituts d’Etudes Avancées) et de la Fondation A*MIDEX, qui porte l’initiative d’excellence d’Aix-Marseille Université.


Twitter : @RDVdemain / Facebook : @RdVdedemain

20/12/2017

Séminaire - « Pratiques de l’écoute, écoute des pratiques » #2

Mercredi 20 décembre 2017, 9h30 - 12h30 - Fondation Vasarely, 1 Avenue Marcel Pagnol - Jas de Bouffan, 13096 Aix-en-Provence

« Pratiques de l’écoute, écoute des pratiques » #2, avec Marlène Pucini, artiste, (maitre de conférence à l’université de Paris 8), Jean-Michel Vivès (Professeur de Psychopathologie Clinique, Université  de Nice Sophia Antipolis, psychanalyste, homme de théâtre) et Pierre Cassou-Noguès (philosophe, mathématicien, professeur à  l’université de Paris 8).

Inscription des doctorants : Direction de la Formation Doctorale AMU - ADUM

le séminaire aura lieu à la fondation Vasarely, à Aix-en-Provence,  autour de l’installation sonore expérimentale de Marlène Puccini.

Le séminaire intitulé « Pratiques de l’écoute, écoute des pratiques » définit clairement son projet dans l’énoncé de son titre : il s’agit d’abord de s’intéresser à l’écoute et aux pratiques de l’écoute, c’est à dire aux pratiques qui à la fois supposent, engagent et déterminent des formes d’écoute. 

Ces pratiques sont nombreuses et très différentes les unes des autres. Elles appartiennent à des domaines de la connaissance infiniment variés. Toutes supposent une relation au son ou au moins à des phénomènes ondulatoires qui sont de l’ordre du sonore - même s’ils défient les limites de la perception humaine et qu’ils impliquent la mise en œuvre de technologies qui étendent, déplacent et transposent les potentialités du sensible. Toutes aussi impliquent de mettre en place une logique dans laquelle la réception, la sensibilité et l’attention sont mobilisées comme des formes essentielles de l’expérience et de la connaissance, comme des moments qui déterminent et structurent notre relation à notre environnement, comme des vecteurs de notre capacité d’action, de représentation et d’invention. 

Bien sûr, la musique et plus généralement les pratiques sonores en art sont essentielles à notre réflexion et nous nous sentons héritiers du tournant qui a consisté, par exemple avec John Cage, à placer l’écoute au cœur d’une pensée de l’esthétique comme expérience. Mais bien au-delà de la musique ou des arts du son et de l’audio, il existe de nombreuses pratiques, qu’elles soient empiriques ou expérimentales et rationnellement formalisées, qui mettent en jeu de façon déterminante la question de l’écoute.

L’acoustique est évidemment la première d’entre elles et elle se trouve chaque fois impliquée d’une façon ou d’une autre.

Mais notre énoncé suggère aussi que l’écoute n’existe vraiment que dans et par une pratique. De ce point de vue là, l’écoute s’apprend, se développe, s’affine et s’oriente dans la relation à un ensemble organique où l’expérience et la théorie doivent trouver les modalités de leur dialectique. Toute écoute prend sens dans le contexte d’une situation qui engage la relation entre des acteurs et le milieu mouvant dans lequel ils évoluent. Elle contribue à donner sens à ce milieu et elle présuppose l’orientation d’une perception qui ne reçoit que parce qu’elle attend et s’interroge. L’écoute est éveil, exercice, pensée, mouvement, relation aux autres et au monde. Elle mobilise du savoir et le met à l’épreuve d’une situation signifiante. Elle s’inscrit dans une histoire qui est aussi l’histoire des disciplines qui la mettent en œuvre.

L’écoute est donc une notion à la fois transversale et toujours inscrite dans des pratiques spécifiques, qu’elles soient scientifiques ou artistiques, formalisées ou empiriques. Si elle engage des pratiques déterminées et multiples, elle ouvre aussi un espace de discussion, de partage et d’échange entre ces pratiques et ces savoirs, entre les arts et les sciences.


Le séminaire « Pratiques de l’écoute, écoute des pratiques » est co-organisé par le laboratoire PRISM (AMU/CNRS) et par l’IMéRA.

Responsables du séminaire : Jean Cristofol (ESAAix, PRISM AMU/CNRS), Elena Biserna (ESAAix, PRISM AMU/CNRS), Christine Esclapez (AMU, PRISM AMU/CNRS), Peter Sinclair (ESAAix, PRISM AMU/CNRS).