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Agenda

24/04/2018

Rendez-Vous de demain #6 : Méditerranée-Monde Arabe, Révolutions et contre-révolutions en question

Mardi 24 avril 2018 à 19h au Théâtre du Gymnase (4 Rue du Théâtre Français, 13001 Marseille) - entrée libre

 Méditerranée-Monde Arabe, Révolutions et contre-révolutions en question, avec Jean-Pierre Filiu (professeur des universités en histoire du Moyen-Orient contemporain à Sciences Po (Paris), a récemment publié « Généraux, Gangsters et Djihadistes. Histoire de la contre révolution arabe. » La Découverte, 2018) & Rostane Mehdi (professeur de droit public et directeur de Sciences Po, Aix).

Le monde méditerranéen est en pleine ébullition voire en plein chaos, sept ans après les révolutions arabes. Que s’est-il passé exactement ? Peut-on faire une histoire de la contre-révolution ? Existe-t-il un après du terrorisme et du djihadisme ? Qu’est-ce qui se joue aujourd’hui, pour demain, entre Europe et Méditerranée ? De nouveaux dispositifs qui favorisent la paix, les libertés et une espérance démocratique peuvent-ils voir le jour ? A quelles conditions ? La mer Méditerranée est-elle condamnée à rester la frontière la plus dangereuse du monde et à se transformer en nouveau cimetière
marin ? Quelle place pour le droit et pour les institutions dans les grands défis politiques et internationaux à venir ? Des régulations nouvelles peuvent-elles être créées ? Sur quelles bases ?


Les Rendez-Vous de demain, six grands moments à partager et à retrouver en public, au cours du second cycle 2017/2018, les mardis entre 19h et 21h, au théâtre du Gymnase à Marseille. (Entrée libre)

Les Rendez-Vous de demain, ou comment les sciences peuvent éclairer l’avenir.

Les Rendez-vous de demain, un lieu pour questionner notre temps et rechercher une nouvelle intelligence du monde.

Les Rendez-Vous de demain, ou comment faire circuler de la connaissance dans l’espace public.

Les Rendez-Vous de demain, ou comment mieux comprendre les grands enjeux de notre temps, à partir de savoirs scientifiques rendus enfin accessibles.

Quoi de mieux qu’un grand théâtre tel que le théâtre du Gymnase à Marseille, inscrit en plein centre- ville, pour accueillir de tels Rendez-Vous en public ?

Chacune de ces soirées sera animée par Stéphane Paoli, journaliste, qui a longtemps porté les plus grandes émissions de France Inter. Accoucheur d’idées et raconteur d’histoires, il va amener de grandes personnalités scientifiques à partager leurs savoirs et inviter à de vrais débats.

Un 1er cycle, Sciences et avenirs, a lancé ces Rendez-Vous de demain (octobre-décembre 2017).

Le 2ème cycle, Demain la Méditerranée, se déroule sur 3 mardis, le 13 février, le 13 mars et le 24 avril 2018.

Les Rendez-Vous de demain sont produits par l’IMéRA et le théâtre du Gymnase, avec le soutien du RFIEA (Réseau Français des Instituts d’Etudes Avancées) et de la Fondation A*MIDEX, qui porte l’initiative d’excellence d’Aix-Marseille Université.

Partenaire média : France Bleu Provence


Twitter : @RDVdemain / Facebook : @RdVdedemain

26/04/2018

COMMUNITY BUILDING SEMINAR #22 : Enrico Donaggio

Jeudi 26 avril 2018, 10h30-12h30, Maison Neuve, 1er étage - entrée sur invitation

Exercices collectifs de déplacement n°3 : Le travail ou la vie: le prix de la liberté, par Enrico Donaggio (Professeur des universités, Università degli Studi di Torino -Dipartimento di Filosofia e Scienze dell'educazione & résident IMéRA 2017-2018)

Résumé : « Labour was the first price … that was paid for all things » (Adam Smith). Libérer le travail, se libérer par le travail, se libérer du travail . Voilà les trois stratégies que la culture occidentale a différemment mobilisées pour venir à bout d’une question que toute époque et tout être humain a dû affronter : dans quelle mesure le travail est-il le prix à payer pour la liberté ?
À partir d’une série de questions existentielles ou métaphysiques (le point de départ extra-scientifique du projet de recherche que je réalise à l’Iméra) et sur la base d’un cours de philosophie occidentale en trois quarts d’heure (les instruments professionnels dont je dispose à mon arrivée à l’Iméra), le séminaire vise à une discussion collective et interdisciplinaire sur le sens du travail et de la liberté dans la vie de chaque participant.


Le "Community Building Seminar" a lieu chaque semaine et permet aux résidents de partager à tour de rôle leurs recherches, problématiques et méthodes avec les autres résidents (suivi d'un déjeuner).

Contact : pascale.hurtado@univ-amu.fr

03/05/2018

COMMUNITY BUILDING SEMINAR #23 : Équipe Patrimoine culturel, pédagogie, numérique

Jeudi 3 mai 2018, 10h30-12h30, Maison Neuve, 1er étage - entrée libre

Outil numérique: pédagogie scientifique et médiation du patrimoine culturel, par l'Équipe Patrimoine culturel, pédagogie, numérique

Team members: 

Marion Lamé, Docteur en histoire de AMU (France) et de l’Université de Bologne (Italie), post-doctorante, chercheuse associée au Centre Camille Jullian, UMR 7299, collaboratrice de l’AMZ. Pise, Italie. 
Federico Ponchio, Chercheur en informatique et mathématique, Visual Computing Laboratory, ISTI, Consiglio Nazionale delle Ricerche, Pise, Italie. 
Ivan Radman-Livaja, Conservateur et directeur adjoint au Musée Archéologique National (AMZ) de la ville de Zagreb, Croatie.
Bruce Robertson, Prof. of Classics et directeur du Department of Classics, Mount Allison University, Sackville, NB, Canada. 
Brigitte Sabattini, Maître de Conférence (Archéologie Diachronique), Département d’Histoire, Aix-Marseille Université et Centre Camille Jullian, UMR 7299, Aix-en-Provence. 


Le "Community Building Seminar" a lieu chaque semaine et permet aux résidents de partager à tour de rôle leurs recherches, problématiques et méthodes avec les autres résidents (suivi d'un déjeuner).

Contact : pascale.hurtado@univ-amu.fr

15/05/2018

JOURNÉE D'ÉTUDES - Outil numérique : pédagogie scientifique et médiation du patrimoine culturel

Mardi 15 mai 2018, de 9h00 à 18h00, IMéRA, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

Outil numérique : pédagogie scientifique et médiation du patrimoine culturel, organisé par l'équipe Patrimoine culturel, pédagogie, numérique

Résumé : Journée d'étude en fin de résidence INPM à l'IMERA, dans le but de partager les résultats, faire collaborer de manière transversale les membres de l'équipe qui se rencontrent en personne pour la première fois à l'occasion de cette résidence et mettre un point d’honneur à convier des spécialistes des sujets abordés (informaticien, bibliothécaire spécialisé, paléographe, historiens et archéologue de l'Antiquité etc.), qui pourront ainsi confronter et partager leurs points de vue. À partir des séances de travail, des expériences professionnelles de chacun, des collaborations antérieures déjà existantes, les intervenants de la journée d'étude sont invités à soulever les questionnements majeurs suscités par la construction des relations entre patrimoine, pédagogie et numérique au sein d'une séance de communication avec leur public. Ces séances de communication (atelier, cours, TD...) qui leur sont demandées de planifier et dont ils devront expliquer le déroulement détaillé avec leurs outils numériques et leurs méthodes disciplinaires, seront discutées, concrétisées et expérimentées, pour en exposer les conclusions dans la publication prévue pour 2019.


  • Liste des intervenants :

Marie-Brigitte CARRE (Archéologie, CCJ / UMR 7299)

Blandine NOUVEL + CITERES / LAT Tours (CCJ / UMR 7299,AMU) 

Fabrice DENISE (Musée d'Histoire de Marseille)

David DJAOUI (Musée départemental Arles antique)

Jean-Christophe PEYSSARD (LAMES / UMR 7305 IREMAM / UMR 7310)

Perrine KOSSMANN (Université de Bourgogne)

Marc SMITH [à confirmer] (École Nationale des Chartes)

Bruce ROBERTSON et Ivan RADMAN-LIVAJA (MAU / AMZ)

Federico PONCHIO et Brigitte SABATTINI (VCL-ISTI-CNR / AMU, CCJ)

Marion LAMÉ (CCJ, collaboratrice AMZ)


Contact : iradman@amz.hr

16/05/2018

SEMINAIRE - Pratiques de l’écoute, écoute des pratiques #7

Mercredi 16 mai 2018, 9h30 - 12h30, IMéRA, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

L'écho des iles, des atolls aux archipels, avec Guillaume Monsaingeon (chercheur et commissaire indépendant. Chercheur correspondant du centre Norbert Elias, il enseigne la philosophie en classes préparatoires à Marseille) & Christopher Trapani (compositeur. Christopher Trapani, en résidence à la fondation Camargo, participe au festival Les Musiques du GMEM).

Inscription des doctorants : Direction de la Formation Doctorale AMU - ADUM

Résumé : île, insula, isolée" : cette représentation nourrie de robinsonnades s'impose à tous. Réfléchir aux îles, c'est au contraire établir la multiplicité de leurs liens, passer de la figure de l'atoll isolé à la réalité de nos archipels. Composer, c'est organiser et désorganiser, dépasser notes et sons pour concevoir des ensembles complexes. Le travail en cours de Christopher Trapani dans son Isolario : book II rencontre donc tout naturellement l'exposition Le Temps de l'île que Jean-Marc Besse et Guillaume Monsaingeon préparent pour le Mucem (été 2019), en particulier grâce à leur résidence à la fondation Camargo. Prenons les îles au sérieux, dans leurs noms, leurs formes, leurs fonctions, leurs sons. Fabriquons les insulaires d'aujourd'hui héritiers des isolari de la Renaissance!


Le séminaire intitulé « Pratiques de l’écoute, écoute des pratiques » définit clairement son projet dans l’énoncé de son titre : il s’agit d’abord de s’intéresser à l’écoute et aux pratiques de l’écoute, c’est à dire aux pratiques qui à la fois supposent, engagent et déterminent des formes d’écoute. Ces pratiques sont nombreuses et très différentes les unes des autres. Elles appartiennent à des domaines de la connaissance infiniment variés. Toutes supposent une relation au son ou au moins à des phénomènes ondulatoires qui sont de l’ordre du sonore - même s’ils défient les limites de la perception humaine et qu’ils impliquent la mise en œuvre de technologies qui étendent, déplacent et transposent les potentialités du sensible. Toutes aussi impliquent de mettre en place une logique dans laquelle la réception, la sensibilité et l’attention sont mobilisées comme des formes essentielles de l’expérience et de la connaissance, comme des moments qui déterminent et structurent notre relation à notre environnement, comme des vecteurs de notre capacité d’action, de représentation et d’invention.

Bien sûr, la musique et plus généralement les pratiques sonores en art sont essentielles à notre réflexion et nous nous sentons héritiers du tournant qui a consisté, par exemple avec John Cage, à placer l’écoute au cœur d’une pensée de l’esthétique comme expérience. Mais bien au-delà de la musique ou des arts du son et de l’audio, il existe de nombreuses pratiques, qu’elles soient empiriques ou expérimentales et rationnellement formalisées, qui mettent en jeu de façon déterminante la question de l’écoute. L’acoustique est évidemment la première d’entre elles et elle se trouve chaque fois impliquée d’une façon ou d’une autre.

Mais notre énoncé suggère aussi que l’écoute n’existe vraiment que dans et par une pratique. De ce point de vue là, l’écoute s’apprend, se développe, s’affine et s’oriente dans la relation à un ensemble organique où l’expérience et la théorie doivent trouver les modalités de leur dialectique. Toute écoute prend sens dans le contexte d’une situation qui engage la relation entre des acteurs et le milieu mouvant dans lequel ils évoluent. Elle contribue à donner sens à ce milieu et elle présuppose l’orientation d’une perception qui ne reçoit que parce qu’elle attend et s’interroge. L’écoute est éveil, exercice, pensée, mouvement, relation aux autres et au monde. Elle mobilise du savoir et le met à l’épreuve d’une situation signifiante. Elle s’inscrit dans une histoire qui est aussi l’histoire des disciplines qui la mettent en œuvre.

L’écoute est donc une notion à la fois transversale et toujours inscrite dans des pratiques spécifiques, qu’elles soient scientifiques ou artistiques, formalisées ou empiriques. Si elle engage des pratiques déterminées et multiples, elle ouvre aussi un espace de discussion, de partage et d’échange entre ces pratiques et ces savoirs, entre les arts et les sciences.

Le séminaire « Pratiques de l’écoute, écoute des pratiques » est co-organisé par le laboratoire PRISM (AMU/CNRS) et par l’IMéRA.
Responsables du séminaire : Jean Cristofol (ESAAix, PRISM AMU/CNRS), Elena Biserna (ESAAix, PRISM AMU/CNRS), Christine Esclapez (AMU, PRISM AMU/CNRS), Peter Sinclair (ESAAix, PRISM AMU/CNRS).

16/05/2018

CYCLE - Recherches numériques – humanité numériques #4

Mercredi 16 mai 2018, 14h00 - 18h00, IMéRA, Maison Neuve, 1er étage - entrée libre

 Recherches numériques – humanité numériques #4

Inscription des doctorants : Direction de la Formation Doctorale AMU - ADUM

Cycle organisé par Pierre Livet dans le cadre du programme Rencontres Sciences et Humanités de l'IMéRA, en partenariat avec le laboratoire Telemme (AMU/CNRS, MMSH)


Résumé : Les recherches numériques permettent d'utiliser des reconstructions en 3 dimensions pour différents usages en SHS: reconstructions architecturales, particulièrement en archéologie, environnement de réalité virtuelle pour étudier tous les aspects des mouvements humains, et jusqu'à l'apport de l'analyse en 3D des manuscrits anciens. Quelles perspectives ouvrent ces possibilités et quels problèmes se posent aussi bien aux spécialistes de la 3D qu'aux chercheurs de ces domaines très variés.

Avec la participation de :

Livio de Luca, (Directeur de l'UMR CNRS/MCC MAP)

Pierre Magniez, (LAMPEA) Reconstruction 3D, architecture et archéologie.

Daniel Mestre, (ISM/CRVM) La réalité virtuelle au service de la réalité humaine

Javier Del Barco, (CR, Department of Jewish and Islamic Studies, résident IMéRA/LabexMed)

Elodie Attia Kay, (Centre Paul Albert Février), L'apport de la 3D dans l'étude de la matérialité des manuscrits: le cas des Bibles hébraïques médiévales


Contact : pierre.livet@univ-amu.fr

17/05/2018

COMMUNITY BUILDING SEMINAR #24 : Carmen Herrero

Jeudi 17 mai 2018, 9h00-10h30, Maison Neuve, 1er étage - entrée sur invitation

"On the comparison of group performance with categorical data and applications", par Carmen Herrero (Professor, University of Alicante, Economics Department)

Le "Community Building Seminar" a lieu chaque semaine et permet aux résidents de partager à tour de rôle leurs recherches, problématiques et méthodes avec les autres résidents (suivi d'un déjeuner).


Contact : pascale.hurtado@univ-amu.fr

17/05/2018

COMMUNITY BUILDING SEMINAR #25 : Sarah Barman

Jeudi 17 mai 2018, 11h00 - 12h30, Maison Neuve, 1er étage - entrée sur invitation

"Challenges in retinal image analysis", par Sarah Barman (Professor, School of Computer Science and Mathematics, Kingston University)

Le "Community Building Seminar" a lieu chaque semaine et permet aux résidents de partager à tour de rôle leurs recherches, problématiques et méthodes avec les autres résidents (suivi d'un déjeuner).


Contact : pascale.hurtado@univ-amu.fr

18/05/2018

CYCLE DOCTORAL - Migrations et liens multi-situés. Une approche interdisciplinaire d’un phénomène global #5

Vendredi 18 mai 2018, 10h-12h, IMéRA, Maison des Astronomes, salle de conférences - entrée libre

Se parler, se filmer. Les technologies de la distance, par Dana Diminescu (sociologie – Telecom ParisTech)

Séminaire doctoral interdisciplinaire coordonné par Eleonora Canepari (AMU-TELEMMe UMR7303), Béatrice Mésini (CNRS-TELEMMe UMR7303) dans le cadre du cycle "Migrations et liens multi-situés. Une approche interdisciplinaire d’un phénomène global".

Inscription des doctorants : Direction de la Formation Doctorale AMU - ADUM


Inscrit dans le cadre programme pluriannuel thématique Phénomènes Globaux et Régulation, le séminaire se propose d’étudier un aspect spécifique de la migration dans les sociétés d’aujourd’hui, c’est-à-dire le maintien de liens avec le lieu d’origine. Loin de représenter un signe de « non insertion » dans les pays d’arrivée, les liens multi-situés font partie de tout processus migratoire, dès l’époque moderne jusqu’à nos jours. Plusieurs études ont en effet souligné la « simultanéité » de l’expérience du migrant, qui vit entre deux horizons – deux espaces géographiques mais aussi sociaux et culturels. Au cours du séminaire, les différents aspects -spatial, social, temporel- de l’« entre-deux » seront pris en considération, avec une attention portée à la fois sur la dimension individuelle de l’expérience migratoire, sur l’inscription de ces liens et sur la pluralité des ancrages dans l’ensemble de phénomènes que l’on peut appréhender à l’échelle globale (marché du travail, développement d’outils informatiques, réseau de transports, etc.). La connexité socio-spatiale renvoie ici à la capacité de relier des éléments d’un ensemble de lieux et de liens, visibles et invisibles, afin d’assurer la (co)existence d’expériences plurielles. L’approche par la connectivité permettra d’évaluer les possibilités qu’offre un lieu situé, pour articuler les espaces et maintenir les liens dans un espace pluridimensionnel biographique, géographique, social et culturel.

Calendrier des rencontres :

vendredi 18 mai 2018, Se parler, se filmer. Les technologies de la distance

par Dana Diminescu (sociologie – Telecom ParisTech)

lundi 11 juin 2018, Travailler. Un marché multi-situé

par Juana Moreno Nieto (anthropologie sociale, LabexMed – LEST UMR7317), Emmanuelle Hellio (sociologie, LabexMed-MuCEM, LEST UMR7317)


Contact: eleonora.canepari@univ-amu.fr

18/05/2018

CYCLE - Styles de vie en Méditerranée #5

Vendredi 18 mai 2018, 16h00 - 19h00 - IMéRA, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

« La compagnie des fantômes », styles de vie et mémoires coloniales - Rencontre avec Kader Attia (artiste, plasticien, Prix Marcel Duchamp 2016) et Fethi Benslama (psychanalyste, professeur à Paris VII)

Avec la projection de « Réfléchir la mémoire », de Kader Attia, prix Marcel Duchamp 2016.

Inscription des doctorants : Direction de la Formation Doctorale AMU - ADUM


Comment vivre ? Et comment vit-on, ici, ailleurs ? Ces questions nous serviront de fil conducteur tout au long de ce nouveau cycle de recherche qui se propose de questionner, à partir de plusieurs angles de vue, les styles de vie en Méditerranée.
C’est à l’échelle de la Méditerranée que nous proposons un champ d’analyse comparée qui permet, à partir d’un « monde », ou plutôt d’un « entre-mondes », d’ouvrir de nouvelles pistes de recherche. Alors que nos modes de vie, nos rythmes de vie, nos styles de vie sont appelés à se transformer, ce cycle se propose d’apporter un éclairage nouveau pour tenter de mieux comprendre le monde tel qu’il va, et le monde méditerranéen, en particulier. L’attention aux formes du vivre indique effectivement une vie redevenue faculté et c’est bien cette « marge humaine » que nous allons rechercher, à travers des regards singuliers et la parole d’invités prestigieux qui vont nous faire partager leur expérience et leur pensée.

Le cycle "Styles de vie" s'inscrit dans le programme Méditerranée de l’IMéRA. Il est co-organisé par Thierry Fabre, directeur du programme Méditerranée de l'IMéRA et Marielle Macé, directrice d’études à l’EHESS.

Programme :

1/ 18 Janvier 2018 : Ouverture, « Questions de styles »

Avec Marielle Macé (directrice d’études à l’EHESS) et Thierry Fabre (directeur du programme Méditerranée de l’IMéRA)

2/15 Février 2018: Un style, des styles de vie « musulmans »

Rencontre avec Nilüfer Göle (sociologue, directrice d’études à l’EHES)

3/ 5 Avril 2018: Styles de vie, façons de manger et questions d’obésité en Méditerranée

Rencontre avec Valeria Siniscalchi (anthropologue, maitre de conférences à l’EHESS), Pierre Giannetti (maître cuisinier) et Henri de Pazzis ( fondateur de ProNatura, spécialiste en agriculture biologique, écrivain)

4/ 6 Avril 2018: Le pistage comme forme d'attention: du terrain à l'histoire de l'art

Rencontre avec Baptiste Morizot (philosophe, Aix-Marseille Université) et Estelle Zhong Mengual (historienne de l'art, Aix –Marseille Université)

5/ 18 Mai 2018: « La compagnie des fantômes », styles de vie et mémoires coloniales

Rencontre avec Kader Attia (artiste, plasticien, Prix Marcel Duchamp 2016) et Fethi Benslama (psychanalyste, professeur à Paris VII)

Projection de « Réfléchir la mémoire », de Kader Attia, prix Marcel Duchamp 2016.

6/ 14 juin 2018: “Made in Italy”, art de vivre et modèle de consommation

Rencontre avec Daniele Balico (essayiste, chargé de conférences à l’EHESS)


Contact : thierry.fabre@univ-amu.fr

22/05/2018

CYCLE - il faudra bien manger #5

Mardi 22 mai 2018, 14h-16h30- IMéRA, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

Qui manger ?, par Dominique Lestel (philosophe et enseignant à l’ENS)

Organisé par Juliette Rouchier (LAMSADE, Paris-Dauphine, PSL ; Co-directrice du GDR Policy Analytics ; associée au GREQAM, AMSE) dans le cadre du cycle "Il faudra bien manger".

Inscription des doctorants : Direction de la Formation Doctorale AMU - ADUM


Dominique Lestel, philosophe et enseignant à l’ENS, présentera le travail autour de son livre « apologie du carnivore » (https://www.scienceshumaines.com/apologie-du-carnivore_fr_27287.html). Cette intervention permettra de reposer les fondements éthiques et logiques des choix d’alimentation.

A la suite de la série de séminaires Pollutions-Solutions de l’année 2017*, cette année de réflexion autour du développement durable sera consacrée à l’alimentation et l’agriculture. Tout comme l’an dernier les séminaires proposent une rencontre entre scientifiques et artistes, chacun de diverses disciplines, afin de mettre en regard des façons d’aborder et de résoudre des questionnements contemporains.

Les interventions des chercheurs décrivent leurs travaux en expliquant tout à la fois leur place dans le paysage de la recherche de leur domaine, mais aussi comment ces savoirs peuvent être et sont mobilisés dans les choix sociaux et politiques. Les artistes sont invités à montrer, de façon complémentaire ou tout à fait alternative, comment la subjectivité assumée permet de mettre en avant des perceptions mal connues et idées nouvelles face à l’urgence environnementale. Cette année, la société civile sera également représentée pour mettre en avant les forces de proposition créatives.

Grands témoins : Alberte Bondeau, IMBE-AMU (biologiste) ; Jean-Noël Consales, TELEMME-AMU (urbaniste, géographe). Les grands témoins sont des chercheurs marseillais connaissant très bien les sujets abordés, ils font des commentaires et lancent les débats.


contact : juliette.rouchier@dauphine.fr

23/05/2018

JOURNÉE D'ÉTUDES - ECCOREV, Journée de restitution des projets lauréats de l’AOI 2016

Mercredi 23 mai 2018, 9h00 - 17h00, IMéRA, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

ECCOREV, Journée de restitution des projets lauréats de l’AOI 2016

Événement organisé à l'IMéRA dans le cadre de la restitution des projets lauréats de l’appel d’offre interne ECCOREV 2016.

Raouf Boucekkine, Directeur de l’IMERA et Anna Serra Llobet, chercheur de l’Université de Californie, Berkeley, et résidente IMérA 2017-2018, ouvriront la journée par une présentation de l’IMERA et une conférence. Les porteurs de chaque projet présenteront ensuite leurs résultats et débattront avec la salle. Un buffet déjeunatoire sera offert aux participants, et sera l’occasion de poursuivre les échanges autour d’une session de posters.


Inscription gratuite et obligatoire sur le site d'ECCOREV 

Contact & accès à l'IMéRA

23/05/2018

CYCLE - Recherche, arts et pratiques numériques #18

Mercredi 23 mai 2018, 10h00-13h00, IMéRA, Maison Neuve, 1er étage - entrée libre
Cartographie entre crises et mouvements, avec Thomas Cantens (anthropologue, douanier, Organisation mondiale des douanes, Bruxelles) & Françoise Bahoken (géographe et cartographe, Université Paris-Est / AME-SPLOTT / IFSTTAR)
Inscription des doctorants : Direction de la Formation Doctorale AMU - ADUM

Thomas Cantens, anthropologue, douanier, Organisation mondiale des douanes, Bruxelles

- Crises violentes, crises de lisibilité : frontières fragiles en chiffres et en cartes

Françoise Bahoken, géographe et cartographe, Université Paris-Est / AME-SPLOTT / IFSTTAR

- Le point, la ligne et la flèche. Cartographier " l'implantation spatiale " de mouvements. 


Thématique du séminaire 
 
Ce séminaire transdisciplinaire s’intéresse aux perturbations productives que génèrent les collaborations entre les chercheurs en sciences humaines et les artistes dans le domaine du numérique. Il s’inscrit dans la suite des réflexions et des expérimentations que nous avons menées à l’IMéRA dans le programme antiAtlas des frontières depuis 2011 tout en élargissant notre questionnement au-delà de la seule question des frontières. 
Dans le  domaine des sciences humaines et sociales, le recours aux pratiques numériques conduit à de nombreux bouleversements que ce soit dans la collecte, la production et le traitement de données, ainsi que l’élaboration de nouvelles formes de narration et d’édition. Le tournant numérique conduit les chercheurs à reconsidérer leurs méthodes, leurs catégories, leurs paradigmes, leurs orientations théoriques, leurs objets, leurs formes de labellisation et les cadres des champs disciplinaires. D’ailleurs, compte tenu des collaborations toujours plus nombreuses qu’implique le recours au numérique entre d’un côté les sciences humaines et de l’autre les sciences exactes et expérimentales, il semble plus pertinent de parler de Digital Studies que Digital Humanities.
Dans le domaine de l’art, le numérique ouvre également des champs de pratiques radicalement nouveaux. Il transforme la relation des artistes aux outils qu’ils utilisent et aux connaissances qu’ils convoquent, produisent ou questionnent. Il transforme le statut et les formes des œuvres. En introduisant de nouvelles modalités pour assurer leur circulation, il modifie également leur relation avec le public. Le numérique bouleverse la place de l’auteur qu’il place dans une relation dynamique par rapport aux flux d’information, de circulation des images, des sons et des formes. Il donne ainsi une nouvelle importance à l’invention de dispositifs dans lesquels ces formes sont données à l’expérience, ouvrant d’infinies possibilités d’interaction avec l’œuvre. Il donne enfin une nouvelle dimension au travail collectif, à des formes diverses de collaborations, d’échanges et de contributions. D’une façon générale, on peut dire que le numérique déplace les pratiques artistiques et conduit à réfléchir autrement les relations entre arts et sciences.
Ce séminaire rassemblera des chercheurs en sciences humaines (sociologues, anthropologues, politologues, géographes, historiens, littéraires), en sciences dures (informaticiens, physiciens, mathématiciens, etc.), des artistes (designers, hackers, programmeurs, média tactique, etc.) ainsi que des professionnels (industriels, chargés de communication, etc.). Notre objectif est de favoriser des croisements, des emprunts et des déplacements qui seront propices à l’identification de nouvelles pistes de réflexion et de recherche, voire à la mise en œuvre d’expérimentations collaboratives.
Chaque mois, des participants seront invités à présenter leurs expérimentations d’outils numériques de collecte (applications mobiles, capteurs oculaires, systèmes SIG, etc.) ou d’indexation et de traitement des données recueillies (bases de données, systèmes de visualisation ou de sonification, etc.). Certains feront part de leurs explorations de dispositifs d’écriture et de modélisation de la connaissance (jeux vidéo, machinima, web documentaires, etc) ou encore de nouvelles formes d’édition électroniques.
Trois types de questions seront développés.
1) Il s’agira tout d’abord de voir comment, et jusqu’à quel point, ces pratiques et instruments transforment notre rapport au monde, nos méthodes de recherche, la construction de nos objets, la modélisation et la diffusion de notre connaissance et de nos oeuvres.
2) Nous nous interrogerons aussi sur l’impact des processus collaboratifs qu’impliquent les pratiques numériques entre chercheurs, artistes et professionnels. L’objectif est d’évaluer les apports que chaque démarche (scientifique, artistique, professionnelle) apporte aux autres.
3) Nous verrons enfin comment ces processus collaboratifs bouleversent les champs disciplinaires, les points de vue et les formes d’autorité qui organisent notre recherche et notre pratique et conduisent à repenser de manière créative de nouvelles formes de rencontre entre les disciplines scientifiques et entre celles-ci et les non-spécialistes.
Débuté en janvier 2016, ce séminaire fonctionne selon un rythme de rencontres mensuelles, d’une durée de trois heures.

Partenariat:
 
IMéRA - Institut Méditerranéen de Recherches Avancées (AMU)
Centre Norbert Elias (CNRS/EHESS/AMU)
Institut de Recherche et d’Etudes sur le monde arabe et musulman (CNRS/AMU)
Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence
Institut d’Ethnologie Mediterranéenne Européenne et Comparative (CNRS/AMU)