Agenda - Archives

07/02/2019

Community Building Seminar avec Mohammed Noureddine Affaya

Jeudi 7 février 2019, 10h30 - 12h30, Maison Neuve, 1er étage - entrée sur invitation

Querelle des représentations : Le visuel et la réinvention de la Méditerranée, avec Mohammed Noureddine Affaya (Enseignant-chercheur, Université Mohammed V-Rabat)

Le "Community Building Seminar" a lieu chaque semaine et permet aux résidents de partager à tour de rôle leurs recherches, problématiques et méthodes avec les autres résidents.

Contact : pascale.hurtado@univ-amu.fr

 

06/02/2019

CYCLE - RECHERCHE, ARTS, PRATIQUES NUMERIQUES #22

Mercredi 6 février 2019, 10h00-13h00, IMéRA, Maison des Astronomes, salle de conférence - entrée libre

Frontières fragiles, économie et géodata, avec Thomas Cantens, anthropologue, douanier, Unité de recherche de l’Organisation mondiale des douanes, Ecole d’économie de l’Université d’Auvergne

– Frontières fragiles et le nexus sécurité, développement et fiscalité : état du projet de recherche

La communication présentera les derniers travaux entrepris sur les frontières fragiles et les questions conceptuelles et pratiques qu’ils soulèvent, à partir de 16 terrains menés entre 2016 et 2018 sur les frontières africaines où opèrent des groupes armés. La communication discutera des stratégies des groupes armés par rapport à l’économie de la frontière, de la compétition fiscale qu’ils s’y livrent avec les appareils d’Etat pour la gouverner et proposera une lecture critique des solutions apportées par les états et de leurs biais calculatoires. Enfin, la communication proposera des pistes de réflexion et présentera des solutions envisagées qui modifient la représentation de la zone frontière et de son économie pour mieux en appréhender la complexité. La présentation de ces solutions technologiques sera l’opportunité d’une discussion sur leur portée épistémologique et politique des outils numériques mobilisés dans le cadre de nos recherches.


Thématique du séminaire

Ce séminaire transdisciplinaire s’intéresse aux perturbations productives que génèrent les collaborations entre les chercheurs en sciences humaines et les artistes dans le domaine du numérique. Il s’inscrit dans la suite des réflexions et des expérimentations que nous avons menées à l’IMéRA dans le programme antiAtlas des frontières depuis 2011 tout en élargissant notre questionnement au-delà de la seule question des frontières. 
Dans le  domaine des sciences humaines et sociales, le recours aux pratiques numériques conduit à de nombreux bouleversements que ce soit dans la collecte, la production et le traitement de données, ainsi que l’élaboration de nouvelles formes de narration et d’édition. Le tournant numérique conduit les chercheurs à reconsidérer leurs méthodes, leurs catégories, leurs paradigmes, leurs orientations théoriques, leurs objets, leurs formes de labellisation et les cadres des champs disciplinaires. D’ailleurs, compte tenu des collaborations toujours plus nombreuses qu’implique le recours au numérique entre d’un côté les sciences humaines et de l’autre les sciences exactes et expérimentales, il semble plus pertinent de parler de Digital Studies que Digital Humanities.
Dans le domaine de l’art, le numérique ouvre également des champs de pratiques radicalement nouveaux. Il transforme la relation des artistes aux outils qu’ils utilisent et aux connaissances qu’ils convoquent, produisent ou questionnent. Il transforme le statut et les formes des œuvres. En introduisant de nouvelles modalités pour assurer leur circulation, il modifie également leur relation avec le public. Le numérique bouleverse la place de l’auteur qu’il place dans une relation dynamique par rapport aux flux d’information, de circulation des images, des sons et des formes. Il donne ainsi une nouvelle importance à l’invention de dispositifs dans lesquels ces formes sont données à l’expérience, ouvrant d’infinies possibilités d’interaction avec l’œuvre. Il donne enfin une nouvelle dimension au travail collectif, à des formes diverses de collaborations, d’échanges et de contributions. D’une façon générale, on peut dire que le numérique déplace les pratiques artistiques et conduit à réfléchir autrement les relations entre arts et sciences.
Ce séminaire rassemblera des chercheurs en sciences humaines (sociologues, anthropologues, politologues, géographes, historiens, littéraires), en sciences dures (informaticiens, physiciens, mathématiciens, etc.), des artistes (designers, hackers, programmeurs, média tactique, etc.) ainsi que des professionnels (industriels, chargés de communication, etc.). Notre objectif est de favoriser des croisements, des emprunts et des déplacements qui seront propices à l’identification de nouvelles pistes de réflexion et de recherche, voire à la mise en œuvre d’expérimentations collaboratives.
Chaque mois, des participants seront invités à présenter leurs expérimentations d’outils numériques de collecte (applications mobiles, capteurs oculaires, systèmes SIG, etc.) ou d’indexation et de traitement des données recueillies (bases de données, systèmes de visualisation ou de sonification, etc.). Certains feront part de leurs explorations de dispositifs d’écriture et de modélisation de la connaissance (jeux vidéo, machinima, web documentaires, etc) ou encore de nouvelles formes d’édition électroniques.
Trois types de questions seront développés.
1) Il s’agira tout d’abord de voir comment, et jusqu’à quel point, ces pratiques et instruments transforment notre rapport au monde, nos méthodes de recherche, la construction de nos objets, la modélisation et la diffusion de notre connaissance et de nos oeuvres.
2) Nous nous interrogerons aussi sur l’impact des processus collaboratifs qu’impliquent les pratiques numériques entre chercheurs, artistes et professionnels. L’objectif est d’évaluer les apports que chaque démarche (scientifique, artistique, professionnelle) apporte aux autres.
3) Nous verrons enfin comment ces processus collaboratifs bouleversent les champs disciplinaires, les points de vue et les formes d’autorité qui organisent notre recherche et notre pratique et conduisent à repenser de manière créative de nouvelles formes de rencontre entre les disciplines scientifiques et entre celles-ci et les non-spécialistes.
Débuté en janvier 2016, ce séminaire fonctionne selon un rythme de rencontres mensuelles, d’une durée de trois heures.

Comité d'organisation : Cédric Parizot (IREMAM, CNRS/AMU), Jean Cristofol (Ecole supérieure d'art d'Aix en Provence, PRISM, AMU), Jean Paul Fourmentraux (CNE, EHESS/CNRS/AMU), Anna Guilló (LESA, AMU), Manoël Penicaud (IDEMEC, CNRS/AMU)

Partenariat:
IMéRA - Institut Méditerranéen de Recherches Avancées (AMU)
Centre Norbert Elias (CNRS/EHESS/AMU)
Institut de Recherche et d’Etudes sur le monde arabe et musulman (CNRS/AMU)
Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence
Institut d’Ethnologie Mediterranéenne Européenne et Comparative (CNRS/AMU)

05/02/2019

Projection du film "Là où la terre" de Jeff Silva

Mardi 5 février 2019, à 18h - IMéRA, maison des astronomes, 2 place le Verrier, 13004 Marseille - entrée libre

Projection du film : Là où la terre (From the land), (2018), Par Jeff Silva (Résident IMéRA, Harvard Film Study Center Fellow & Sensory Ethnography Lab Affiliate) et Ramona Badescu, actrice, réalisatrice
  • Là où la terre (From the land) (2018, 30 minutes),

Réalisation: Jeff Silva et Ramona Badescu
+ d'informations et extraits du film ICI

Mêlant récits fragmentés d’habitants et vues d'un paysage en perpétuelle transformation nous voyageons intimement sur les traces d’une Alice contemporaine dans ce qui fût autrefois une forêt feuillue, peuplée d’oiseaux et de sources d’eau et qui est aujourd’hui le Grand Saint Barthélémy, partie des quartiers nord de Marseille.

A la croisée d’enjeux sociétaux, historiques, architecturaux et humains, la nature semble ici prise en étau, respirant seulement au creux de la mémoire de ceux qui l’ont parcourue, non sans risques, enfants. C’est cette memoire chorale qui nous permet d’en déchiffrer ici et là les traces visibles. Ce monde végétal et animal malmené nous éclaire à sa manière sur la violente transformation de ce lieu et notre rapport au vulnérable. Une transformation toujours à l'oeuvre, où les logiques se répètent. Et se répercutent sur ceux qui y vivent. Dans un dispositif séparant définitivement l’image du texte, il s’agit d’éprouver au plus près la tension entre la présence et l’absence,  déclinée en motifs; végétaux, animaux, humains.

31/01/2019

Cycle de conférences - L'Islam face au défi des temps modernes #4

Jeudi 31 janvier 2019, à 18h, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

L’universalité de la norme démocratique et l’Islam. L’Islam et l’universalité de la norme démocratique.

Comment sortir la norme démocratique du relativisme dans lequel veulent l’enfermer les partisans des particularismes culturels ou ceux qui configurent l’identité en fonction d’une mémoire collective sélective et exclusive ?

Comment démontrer, autrement que par des pétitions de principe, que la norme démocratique n’appartient à aucune culture, qu’elle est constitutive de l’Humain ? Comment prouver la supériorité morale de l’humanisme démocratique qui considère l’homme et sa liberté comme les fins ultimes de la cité politique, sans égard à des fins plus ultimes encore ?

Le seul principe philosophique susceptible de servir de fondement universel à la norme démocratique est le principe de non-souffrance. Il faudra l’expliquer et le justifier.

Avec Yadh Ben Achour, juriste et philosophe du droit, 1er titulaire de la Chaire Averroès de l’IMéRA. Il est notamment l’auteur de La Deuxième Fatiha PUF, 2011 et de Tunisie, une révolution en pays d’islam, Cérès Edition, 2016.

L'Islam face au défi des temps modernes est un cycle de conférences données par Yadh Ben Achour. Les prochaines dates sont :

31 janvier 2019 : L'Islam et l'universalité de la norme démocratique.
25 avril 2019 : Conversion, violence et tolérance. Approche comparée entre l'Islam et le christianisme.
6 juin 2019 : L'islam et la révolution.

31/01/2019

Community Building Seminar avec Thomas Macias

Jeudi 31 janvier 2019, 10h30 - 12h30, Maison Neuve, 1er étage - entrée sur invitation

Immigration, Social Context and Sustainable Practices in Marseille, France, avec Thomas Macias (Professor of Sociology at University of Vermont, Holder of the Fulbright/IMéRA Chair in Migration Studies)

Le "Community Building Seminar" a lieu chaque semaine et permet aux résidents de partager à tour de rôle leurs recherches, problématiques et méthodes avec les autres résidents.

Contact : pascale.hurtado@univ-amu.fr

 

30/01/2019

SEMINAIRE - Pratiques de l’écoute, écoute des pratiques #10

Mercredi 30 janvier 2019, 9h30 - 13h00 -IMéRA, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

Expériences radiophoniques, avec Etienne Noiseau, artiste, réalisateur sonore et critique radiophonique, fondateur de la web-revue Syntone (http://syntone.fr/) ; rAAdio cAArgo, collectif d’artistes (Aurélia Nardini et Christophe Aslanian) (https://www.raadiocaargo.com/)

Responsables du séminaire : Jean Cristofol (ESAAix, PRISM AMU/CNRS), Elena Biserna (ESAAix, PRISM AMU/CNRS), Christine Esclapez (AMU, PRISM AMU/CNRS), Peter Sinclair (ESAAix, PRISM AMU/CNRS).

Le séminaire intitulé « Pratiques de l’écoute, écoute des pratiques » définit clairement son projet dans l’énoncé de son titre : il s’agit d’abord de s’intéresser à l’écoute et aux pratiques de l’écoute, c’est à dire aux pratiques qui à la fois supposent, engagent et déterminent des formes d’écoute. 

Ces pratiques sont nombreuses et très différentes les unes des autres. Elles appartiennent à des domaines de la connaissance infiniment variés. Toutes supposent une relation au son ou au moins à des phénomènes ondulatoires qui sont de l’ordre du sonore - même s’ils défient les limites de la perception humaine et qu’ils impliquent la mise en œuvre de technologies qui étendent, déplacent et transposent les potentialités du sensible. Toutes aussi impliquent de mettre en place une logique dans laquelle la réception, la sensibilité et l’attention sont mobilisées comme des formes essentielles de l’expérience et de la connaissance, comme des moments qui déterminent et structurent notre relation à notre environnement, comme des vecteurs de notre capacité d’action, de représentation et d’invention. 

Bien sûr, la musique et plus généralement les pratiques sonores en art sont essentielles à notre réflexion et nous nous sentons héritiers du tournant qui a consisté, par exemple avec John Cage, à placer l’écoute au cœur d’une pensée de l’esthétique comme expérience. Mais bien au-delà de la musique ou des arts du son et de l’audio, il existe de nombreuses pratiques, qu’elles soient empiriques ou expérimentales et rationnellement formalisées, qui mettent en jeu de façon déterminante la question de l’écoute.

L’acoustique est évidemment la première d’entre elles et elle se trouve chaque fois impliquée d’une façon ou d’une autre.

Mais notre énoncé suggère aussi que l’écoute n’existe vraiment que dans et par une pratique. De ce point de vue là, l’écoute s’apprend, se développe, s’affine et s’oriente dans la relation à un ensemble organique où l’expérience et la théorie doivent trouver les modalités de leur dialectique. Toute écoute prend sens dans le contexte d’une situation qui engage la relation entre des acteurs et le milieu mouvant dans lequel ils évoluent. Elle contribue à donner sens à ce milieu et elle présuppose l’orientation d’une perception qui ne reçoit que parce qu’elle attend et s’interroge. L’écoute est éveil, exercice, pensée, mouvement, relation aux autres et au monde. Elle mobilise du savoir et le met à l’épreuve d’une situation signifiante. Elle s’inscrit dans une histoire qui est aussi l’histoire des disciplines qui la mettent en œuvre.

L’écoute est donc une notion à la fois transversale et toujours inscrite dans des pratiques spécifiques, qu’elles soient scientifiques ou artistiques, formalisées ou empiriques. Si elle engage des pratiques déterminées et multiples, elle ouvre aussi un espace de discussion, de partage et d’échange entre ces pratiques et ces savoirs, entre les arts et les sciences.


Le séminaire « Pratiques de l’écoute, écoute des pratiques » est co-organisé par le laboratoire PRISM (AMU/CNRS) et par l’IMéRA.

Contact : cristo@plotseme.net
 

30/01/2019

Séminaire - Matières premières ?

Mercredi 30 janvier, 9h00 - 17h30, Maison Neuve, 1er étage - entrée sur inscription

Matières premières ?

Pour s'inscrire au séminaire, veuillez préciser la personne contact et son mail :

Elise Olmedo : elise.olmedo@gmail.com / manouhellio@hotmail.com


Cette journée vise à permettre l’interconnaissance entre les différents doctorants et postdoctorants du Labexmed et du Mucem, en vue de favoriser au cours de leur contrat des croisements interdisciplinaires. Tous les membres du collège postdoctoral ainsi que les doctorants et postdoctorants du Mucem sont invités à amener un objet/un son/ une image illustrant leur recherche accompagné d'un texte court (une légende, pas plus de dix lignes expliquant ce qu'est cet item).

Nous plaçons cette journée sous les auspices du matérialisme critique à deux égards :

- du point de vue théorique du matérialisme historique : quels rapports sociaux sont à l'origine du monde dans lequel on vit et qu'on étudie ?

- en posant la question de ce qui se joue dans le rapport à l'objet, des hommes en général mais surtout, plus spécifiquement de deux groupes de professionnels : les chercheurs et les conservateurs.

La journée s’interroge sur cette matérialité qu'on demande à chacun de ramener. De la matière brute? On peut en douter, tant le simple fait d'extraire le matériau de son contexte (en s'appropriant un objet, enregistrant un son, capturant une image) le transforme irrémédiablement. L'enjeu sera peut-être alors de raconter ce qu'a impliqué cette captation ou cette extraction?

Nous proposons que la journée se déroule de la manière suivante :

* dans un premier temps, on a pensé qu’il serait intéressant de laisser les objets parler seuls, ou plutôt à travers la bouche de ceux qui les regardent, les écoutent, y sont pour la première fois confrontés

* puis dans un second temps de laisser chaque chercheur les présenter en insistant sur les points suivants :

o pourquoi il l'a choisi

o selon quels critères (l'esthétique, le fait que ce soit beau a t'il compté?)

o qu'est-ce qu'il dit de son rapport au "terrain" ?


Liste des intervenants :

Elise Olmedo, Emmanuelle Hellio, Farida Souiah, Renaud Chantraine, Farida Souiah, Lucio Castracani, Taher Labadie, Ibrahim Boubekri, Giulia Ciucci, Solène Rivoal, Nicolas Minvielle, Fabien Pièvre Perrin, Aylin de Tapia, Marie Widmer, Melie Le Roy, Manuel Cervera-Marzal, Raphaël Botiveau.

Comité d'organisation :

Zoé Carle (zoe.carle@gmail.com), Emmanuelle Hellio (manouhellio@hotmail.com), Juana Moreno Nieto (juanamorenonieto@yahoo.es), Elise Olmedo (elise.olmedo@gmail.com), Farida Souiah (farida.souiah@gmail.com).

 

28/01/2019

Atelier du séminaire "Encounters with Social Scientists"

Lundi 28 Janvier 2019, 14h00-18h00 - Room A, La Vieille Charité, Marseille

The Futures of Comparative History ?

Introduction: Arundhati Virmani

Speakers :

  • Jean Boutier (EHESS, Centre Norbert Elias) « Is History on a European scale necessarily Comparative?
  • Isabelle Grangaud (CNRS-IREMAM) « A partir des sources: spécificité et comparaison »
  • Heinz-Gerhard Haupt (University of Bielefeld, IMéRA) « The Stakes of Comparative History »
  • Ben Kiernan (Yale University, IMéRA),“Writing a World History of Genocide and Comparing Regional Histories of the Mediterranean and Southeast Asia”
  • Arundhati Virmani (EHESS, Centre Norbert Elias) « The Advantages of Comparative Approaches to South Asia »

Programme du séminaire Encounters with Social Scientist : http://centre-norbert-elias.ehess.fr/index.php?3094

Séminaire organisé en partenariat avec l'IMéRA.

25/01/2019

Séminaire Méthodes : réflexions croisées entre disciplines.

Vendredi 25 janvier 2019, 14h00 - 18h00, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

Sociologie, politique et économie- autour de Bruno Karsenti et Cyril Lemieux (EHESS) et de leur ouvrage Socialisme et Sociologie).

Discussion, avec les contributions de Bernard Manin (EHESS et New York University) et d'Alain Trannoy, animée par Jean Boutier et Pierre Livet.

Nous partirons de la définition par Karsenti et Lemieux d'un socialisme de second degré, qui réfléchit sur le socialisme comme révélateur de ce qui constitue les sociétés modernes en sociétés : pas seulement en conglomérat d'intérêts individuels mais dans des groupes ouverts à la délibération commune pour une auto-défense de la société. Karsenti et Lemieux montrent que cette conception est constitutive du développement de la sociologie. Comment dans cette perspective penser les rapports entre politique, marché et société ? Est-ce seulement la tâche de la sociologie, de l'anthropologie et de l'histoire ? Quelle part peut avoir l'économie dans ce projet de d'auto-régulation démocratique de la division du travail et de la concurrence ?


Contact : pierre.livet@univ-amu.fr

24/01/2019

Inauguration de la Chaire EHESS/IMéRA

Jeudi 24 janvier 2019, 14h-15h20, Siège de l’université – Jardin du Pharo (Amphithèatre C - Bâtiment C), 58 BVD Charles Livon Jardin du Pharo - 13007 Marseille

Conférence de Ben Kiernan (A.Whitney Griswold Professor of History, Yale University, Holder of the EHESS/IMéRA Chair on Transregional Studies) - "The History of Genocide: A Transregional Illustrated Lecture"

Événement inaugural de la Chaire EHESS/IMéRA au siège de l'Université d'Aix-Marseille, suivi d'une conférence de Ben Kiernan, premier titulaire de la Chaire (A.Whitney Griswold Professor of History, Yale University et résident IMéRA 2018-2019).


Programme :

14h00 : Accueil des personnalités et invités
14h05 : : Allocutions au pupitre d'Yvon BERLAND, Président d’Aix-Marseille Université (5-7 minutes) et Christophe PROCHASSON, Président de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (5-7 minutes)
14h20 : Signature officielle de la convention de partenariat avec photo
14h25 : Conférence inaugurale intitulée “ Histoire des génocides: une approche transrégionale” animée en anglais par Benedict Kiernan, A. Whitney Griswold Professeur d'histoire à l’université de Yale -
15h20 : Verre de l’amitié

Du 22/01/2019 au 24/01/2019

COLLOQUE Biomorphisme : Approches sensibles et conceptuelles des formes du vivant

Les 22, 23 et 24 janvier : Journées art-science accueillies à l'IMéRA dans le cadre de la célébration du 10ème anniversaire de l'institut
IMéRA, 2 Place Le Verrier, 13004 Marseille, Maison des Astronomes, salle de conférence - Sur inscription
COLLOQUE Biomorphisme : Approches sensibles et conceptuelles des formes du vivant

Série de conférences scientifiques (matin) et d'ateliers (après-midi). Visite, le 24 janvier, de l'exposition « Biomorphisme » à la Friche,  et d'un certain nombre de performances artistiques.

L'accès aux journées de l'IMéRA ne pourra se faire que dans la limite des places disponibles (50). Merci à toute personne intéressée de bien vouloir s'inscrire en envoyant un courriel à l'adresse suivante : julie.humeau@univ-amu.fr

25 janvier : Colloque grand public au Grand Plateau de la Friche-Belle de Mai

La Friche-Belle de Mai, 41 Rue Jobin, 13003 Marseille - Entrée libre


Présentation :

Le programme Biomorphisme. Approches sensibles et conceptuelles des formes du vivant se propose d'aborder la question des formes du vivant dans sa dimension tout à la fois scientifique, philosophique, artistique et esthétique. Plus précisément, l'objectif est ici d'engager une réflexion systématique sur notre rapport au vivant et à ses formes, en insistant sur leur signification théorique et pratique au regard du monde actuel. L'idée est ici de faire collaborer universitaires et artistes, théoriciens et praticiens, enseignants et étudiants, représentants des sciences "dures" et des sciences humaines, en refusant toute idée de hiérarchisation entre les disciplines ou les pratiques concernées. Loin de se limiter à la production d'un savoir académique, le projet est également étroitement lié à la réalisation d'oeuvres d'art ainsi qu'à des activités pédagogiques. L'avancement du projet a permis de faire émerger cinq grands axes de recherches: a) « Vie des formes et formes du vivant : la morphogenèse comme champ d'étude interdisciplinaire » ; b) « Enjeux éthiques et écologiques du biomorphisme »; c) « L'empathie et l'expérience psycho-esthétique des formes du vivant » ; d) « Explorer les formes du vivant à travers leur matérialité : entre imaginaire poétique et théorisation scientifique » ; e) « Biomorphisme et création artistique : les métamorphoses d'un concept esthétique ».

+ d'infos :

A l’IMéRA : http://centregranger.cnrs.fr/spip.php?article769

A la Friche : http://centregranger.cnrs.fr/spip.php?article770

Carnet de recherche : https://biomorphisme.hypotheses.org/

La médiation et la presse : En revenant de l’expo ;SFERE Provence; France Bleu Provence; Un écho dans la Provence; L’info durable; Marseille expo; Contemporanéités de l’art

Programme :

Mardi 22 janvier – IMéRA - sur inscription
09h00-09h45 : Ouverture des journées. Présentation générale du projet
09h45-10h30 : Conférence de Jean-Michel Durafour : « Variations éconologiques. Iconologie, 'vie des images' et modèles biologiques »
10h30-11h00 : Pause
11h00-11h45 : Conférence de David Romand :« Theodor Lipps, la théorie de l'empathie et le paradigme psycho-affectif de
l'esthétique allemande »
13h30-14H30 : Présentations des travaux des artistes N. Delprat, S. Pic, J. Arnaud
14h45-17h15 : Deux ateliers de travail en parallèle : Explorer les formes du vivant à travers leur matérialité : entre imaginaire poétique
et théorisation scientifique (Julien Bernard, Nathalie Delprat, Carlos Lobo, Julie Pelletier, Barbara Sarreau)
Le biomorphisme et création artistique : les métamorphoses d'un concept esthétique (Jean Arnaud, Peter Briggs, Jean-Michel Durafour, Sylvie Pic)

Mercredi 23 janvier – IMéRA - sur inscription
9h45 : Conférence de Giuseppe Longo : « Dynamiques organismes-écosystèmes et production de la diversité biologique »
09h45-10h30 : Conférence de Maël Montevil : « Le sens des formes en biologie »
10h30-11h00 : Pause
11h00-11h45 : Conférence de Luciano Boi : « Sur la plasticité et la complexité biologiques »
11h45-12h30 : Conférence de Stéphane Schmitt : « Forme et évolution chez Ernst Haeckel (1834-1919) »
14h30-15H30 : Présentation des travaux des artistes P. Briggs, J. Pelletier, B. Sarreau.
15h45-18h15 Atelier de travail : Enjeux politiques et écologiques du biomorphisme (Giuseppe Longo, Mael Montevil, Baptiste Morizot, Teruhisa Suzuki)
20h30 : Repas de gala au restaurant « Le Nautique », réservé aux conférenciers et aux organisateurs.

Jeudi 24 janvier - IMéRA - sur inscription
09h00-09h45 : Conférence d’Andrea Pinotti : « Avatars animaux. L’empathie inter-spécifique à l’époque des environnements immersifs virtuels »
09h45-10h30 : Conférence d’Edward Juler : “Biomorphism as Poiesis: Applying a Bachelardian poetics to Stan Brakhage’s Mothlight”
10h30-11h00 : Pause
11h00-11h45 : Conférence de Vincent Fleury (à préciser)
13h00-13H20 : Présentations des travaux des artistes A. de Beauffort et T. Suzuki.
13h30-16h00 : Deux ateliers de travail en parallèle :
L'empathie et l'expérience psycho-esthétique des formes du vivant (Giuseppe Di Liberti, Edward Juler, Andrea Pinotti, David Romand, )
Vie des formes et formes du vivant : la morphogenèse comme champ d'étude transdisciplinaire (Amélie De Beauffort, Simona Bodea, Xavier Caubit, Vincent Fleury)
17h00-19H00 : Visite commentée de l’exposition « Biomorphisme. Approches sensibles et conceptuelles des formes du vivant , avec les interventions de Peter Briggs et de Nathalie Delprat (accompagnée des danseurs du Pôle National de Danse de Marseille, en collaboration avec le projet ELEMENTA).

Vendredi 25 janvier - Grand-Plateau de la Friche-Belle de Mai - Entrée libre
Cette journée sera filmée par une équipe de la Maison de la Recherche (AMU, Centre Schuman)
9h30-9h45 : Présentation générale de la journée
9h45-11h00 : Table ronde « Vie des formes et formes du vivant : la morphogenèse comme champ d'étude transdisciplinaire »
11h00-12h15 : Table ronde « Enjeux politiques et écologiques du biomorphisme »
12h15-14h : Pause
14h-15h15 : Table ronde « L'empathie et l'expérience psycho-esthétique des formes du vivant »
15h15-16h30 : Table ronde « Explorer les formes du vivant à travers leur matérialité : entre imaginaire poétique et théorisation scientifique »
16h30-17h00 : Pause
17h00-18h15 : Table ronde « Biomorphisme et création artistique : les métamorphoses d'un concept esthétique »
18h15-19h00 : Table ronde bilan

DETAILS DES JOURNEES ET DES CONFERENCES DANS LA PIECE JOINTE :

21/01/2019

THEATRE FORUM sur un rejet polluant (inspiré de la controverse des boues rouges)

Lundi 21 janvier 2019, 14h30-18h00, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

THEATRE FORUM sur un rejet polluant (inspiré de la controverse des boues rouges)

L’équipe « Regards sur le rejet »*, en résidence à l’institut du 7 au 25 janvier 2019, constituée d'artistes et de scientifiques venant de Dakar, Casablanca, Montpellier et Marseille aenquêté sur le problème des boues rouges dans la région de Marseille. Elle a ensuite monté une scène de théâtre forum que nous vous invitons à découvrir. Le théâtre forum est une forme de théâtre où une scène qui pose un problème est jouée, puis les spectateurs sont invités à proposer et explorer des modifications de la scène.

14h30 - 16h30, scène de théâtre forum
17h - 18h, séminaire de Frédérique Jankowski, chercheuse au Cirad : Le théâtre forum : Rencontre transdisciplinaire

*L’équipe est composée de Francois Bousquet, chercheur au CIRAD (Sciences de l’environnement), France ; Mouhamadou Diol, Directeur de troupe de théâtre forum (artiste, animation sociale du développement), Sénégal ; Houssni Almoukhlis, Directeur de troupe de théâtre (artiste), Maroc ; Juliette Rouchier, directrice de recherche au CNRS (économiste) ; Carole Barthélémy, maitre de conférences à Aix-Marseille Université (sociologie), France.

 

 

18/01/2019

CYCLE - Style de vie en méditerranée

Vendredi 18 janvier de 10h à 13h, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

Styles de vie et questions urbaines

A la recherche d’un style de vie, à la méditerranéenne, à travers les formes urbaines et architecturales, à partir des rythmes de vie, du rapport au temps et à l’espace dans les villes méditerranéennes, là où s’invente un possible art de flâner…

Invités :

Thierry Paquot, philosophe et urbaniste, auteur notamment de Un philosophe en ville, Infolio, 2011, Réed augmentée, 2016 ; Désastres urbains. Les villes meurent aussi, La Découverte, 2015.
Olivier Mongin, philosophe, ancien directeur de la rédaction de la revue Esprit, et directeur de la publication de Tous urbains. Il est notamment l’auteur de La condition urbaine, Seuil, 2005 ; La ville des flux : l’envers et l’endroit de la mondialisation urbaine, Fayard, 2013.

Discutant :

Michel Péraldi, anthropologue de l’urbain. Il est notamment l’auteur de Gouverner Marseille, avec Michel Samson, La Découverte, 2005; et de Marrakech ou le souk des possibles, La Découverte, 2018.


Dirigé par Dionigi Albera, Thierry Fabre et Mohamed Tozy

Comment vivre ? Et comment vit-on, ici, ailleurs ? Ces questions nous serviront de fil conducteur tout au long de ce nouveau cycle de recherche qui se propose de questionner, à partir de plusieurs angles de vue, les styles de vie en Méditerranée.

C’est à l’échelle de la Méditerranée que nous proposons un champ d’analyse comparée qui permet, à partir d’un « monde », ou plutôt d’un « entre-mondes », d’ouvrir de nouvelles pistes de recherche. Alors que nos modes de vie, nos rythmes de vie, nos styles de vie sont appelés à se transformer, ce cycle se propose d’apporter un éclairage nouveau pour tenter de mieux comprendre le monde tel qu’il va, et le monde méditerranéen, en particulier.

L’attention aux formes du vivre indique effectivement une vie redevenue faculté et c’est bien cette « marge humaine » que nous allons rechercher, à travers des regards singuliers et la parole d’invités prestigieux qui vont nous faire partager leur expérience et leur pensée.

Un rendez-vous chaque mois, le vendredi entre 10h et 13h, à l’IMéRA, Maison des astronomes, entrée par le 2 place le Verrier, 13004 Marseille

1/ Vendredi 18 janvier 2019 : Styles de vie et questions urbaines (10h-13h)

Intervenants : Olivier Mongin, philosophe et auteur notamment de La condition urbaine  ; et Thierry Paquot, philosophe et urbaniste

Discutant : Michel Péraldi

2/ Vendredi 22 février : Styles de vie et changements climatiques (10h-13h)

Intervenant : Dominique Bourg, philosophe, professeur à l’Université de Lausanne

Discutant : Thierry Fabre, directeur du programme Méditerranée de l’IMéRA

3/ Vendredi 15 mars : Styles de vie et appartenances religieuses (10h-13h)

Intervenants : Dionigi Albera, ethnologue, directeur de recherche au CNRS et Alexandre Toumarkine, professeur à l’INALCO

4/ Vendredi 26 avril : Styles de vie et questions de valeurs (10h-13h)

Intervenants : Mohamed Tozy, anthropologue et politologue, professeur à Casablanca et à Sciences Po Aix et ….( à confirmer)

5/ Vendredi 31 mai : Styles de vie et écritures (rencontre hors les murs, en partenariat avec le festival Oh les beaux jours !)

Intervenantes : Hyam Yared, auteure, 1ère titulaire de la Chaire Camus à l’IMéRA, et Marielle Macé, directrice d’études à l’EHESS, auteure notamment de Styles (à confirmer)

6/ Vendredi 14 juin : Styles de vie et création contemporaine(10h-13h)

Intervenantes : Sadika Keskes, artiste, et Sana Tamzini, artiste, designer et commissaire d’expositions

17/01/2019

Cycle de conférences - L'Islam face au défi des temps modernes #3

Jeudi 17 janvier 2019, à 18h, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

L’universalité de la norme démocratique et l’Islam. La norme démocratique face au relativisme historico-culturaliste, avec Yadh Ben Achour (Ancien doyen de la Faculté des sciences juridiques de Tunis, membre du Comité des droits de l’homme des Nations Unies, premier titulaire de la Chaire Averroès sur l'islam méditerranéen (IMéRA/A*MIDEX-AMU), avec le soutien de la Fondation de l'Islam de France).

Comment sortir la norme démocratique du relativisme dans lequel veulent l’enfermer les partisans des particularismes culturels ou ceux qui configurent l’identité en fonction d’une mémoire collective sélective et exclusive ?

Comment démontrer, autrement que par des pétitions de principe, que la norme démocratique n’appartient à aucune culture, qu’elle est constitutive de l’Humain ? Comment prouver la supériorité morale de l’humanisme démocratique qui considère l’homme et sa liberté comme les fins ultimes de la cité politique, sans égard à des fins plus ultimes encore ?

Le seul principe philosophique susceptible de servir de fondement universel à la norme démocratique est le principe de non-souffrance. Il faudra l’expliquer et le justifier.

Avec Yadh Ben Achour, juriste et philosophe du droit, 1er titulaire de la Chaire Averroès de l’IMéRA. Il est notamment l’auteur de La Deuxième Fatiha PUF, 2011 et de Tunisie, une révolution en pays d’islam, Cérès Edition, 2016.

L'Islam face au défi des temps modernes est un cycle de conférences données par Yadh Ben Achour. Les prochaines dates sont :

31 janvier 2019 : L'Islam et l'universalité de la norme démocratique.
25 avril 2019 : Conversion, violence et tolérance. Approche comparée entre l'Islam et le christianisme.
6 juin 2019 : L'islam et la révolution.

17/01/2019

Community Building Seminar avec Domingo Carlos Salazar Garcia

Jeudi 17 janvier 2019, 10h30 - 12h30, Maison Neuve, 1er étage - entrée libre

Isotopes, dental calculus and diet. From hunter gathering to farming in Mediterranean Iberia, avec Domingo Carlos Salazar Garcia (Ikerbasque Research Fellow, University of the Basque Country, Department of Geography, Prehistory and Archaeology, résident IMéRA/LabexMed)

Le "Community Building Seminar" a lieu chaque semaine et permet aux résidents de partager à tour de rôle leurs recherches, problématiques et méthodes avec les autres résidents.

Contact : pascale.hurtado@univ-amu.fr

16/01/2019

CYCLE - RECHERCHE, ARTS, PRATIQUES NUMERIQUES #21

Mercredi 16 janvier 2019, 10h00-13h00, IMéRA, Maison des Astronomes, salle de conférence - entrée libre
Représenter l'exil en Méditerranée aujourd'hui. Retours à mi-parcours sur un doctorat par la pratique". Avec Elsa Gromis, Art, média et études américaines, University of East Anglia

Thématique du séminaire

Ce séminaire transdisciplinaire s’intéresse aux perturbations productives que génèrent les collaborations entre les chercheurs en sciences humaines et les artistes dans le domaine du numérique. Il s’inscrit dans la suite des réflexions et des expérimentations que nous avons menées à l’IMéRA dans le programme antiAtlas des frontières depuis 2011 tout en élargissant notre questionnement au-delà de la seule question des frontières. 
Dans le  domaine des sciences humaines et sociales, le recours aux pratiques numériques conduit à de nombreux bouleversements que ce soit dans la collecte, la production et le traitement de données, ainsi que l’élaboration de nouvelles formes de narration et d’édition. Le tournant numérique conduit les chercheurs à reconsidérer leurs méthodes, leurs catégories, leurs paradigmes, leurs orientations théoriques, leurs objets, leurs formes de labellisation et les cadres des champs disciplinaires. D’ailleurs, compte tenu des collaborations toujours plus nombreuses qu’implique le recours au numérique entre d’un côté les sciences humaines et de l’autre les sciences exactes et expérimentales, il semble plus pertinent de parler de Digital Studies que Digital Humanities.
Dans le domaine de l’art, le numérique ouvre également des champs de pratiques radicalement nouveaux. Il transforme la relation des artistes aux outils qu’ils utilisent et aux connaissances qu’ils convoquent, produisent ou questionnent. Il transforme le statut et les formes des œuvres. En introduisant de nouvelles modalités pour assurer leur circulation, il modifie également leur relation avec le public. Le numérique bouleverse la place de l’auteur qu’il place dans une relation dynamique par rapport aux flux d’information, de circulation des images, des sons et des formes. Il donne ainsi une nouvelle importance à l’invention de dispositifs dans lesquels ces formes sont données à l’expérience, ouvrant d’infinies possibilités d’interaction avec l’œuvre. Il donne enfin une nouvelle dimension au travail collectif, à des formes diverses de collaborations, d’échanges et de contributions. D’une façon générale, on peut dire que le numérique déplace les pratiques artistiques et conduit à réfléchir autrement les relations entre arts et sciences.
Ce séminaire rassemblera des chercheurs en sciences humaines (sociologues, anthropologues, politologues, géographes, historiens, littéraires), en sciences dures (informaticiens, physiciens, mathématiciens, etc.), des artistes (designers, hackers, programmeurs, média tactique, etc.) ainsi que des professionnels (industriels, chargés de communication, etc.). Notre objectif est de favoriser des croisements, des emprunts et des déplacements qui seront propices à l’identification de nouvelles pistes de réflexion et de recherche, voire à la mise en œuvre d’expérimentations collaboratives.
Chaque mois, des participants seront invités à présenter leurs expérimentations d’outils numériques de collecte (applications mobiles, capteurs oculaires, systèmes SIG, etc.) ou d’indexation et de traitement des données recueillies (bases de données, systèmes de visualisation ou de sonification, etc.). Certains feront part de leurs explorations de dispositifs d’écriture et de modélisation de la connaissance (jeux vidéo, machinima, web documentaires, etc) ou encore de nouvelles formes d’édition électroniques.
Trois types de questions seront développés.
1) Il s’agira tout d’abord de voir comment, et jusqu’à quel point, ces pratiques et instruments transforment notre rapport au monde, nos méthodes de recherche, la construction de nos objets, la modélisation et la diffusion de notre connaissance et de nos oeuvres.
2) Nous nous interrogerons aussi sur l’impact des processus collaboratifs qu’impliquent les pratiques numériques entre chercheurs, artistes et professionnels. L’objectif est d’évaluer les apports que chaque démarche (scientifique, artistique, professionnelle) apporte aux autres.
3) Nous verrons enfin comment ces processus collaboratifs bouleversent les champs disciplinaires, les points de vue et les formes d’autorité qui organisent notre recherche et notre pratique et conduisent à repenser de manière créative de nouvelles formes de rencontre entre les disciplines scientifiques et entre celles-ci et les non-spécialistes.
Débuté en janvier 2016, ce séminaire fonctionne selon un rythme de rencontres mensuelles, d’une durée de trois heures.
 
Comité d'organisation : Cédric Parizot  (IREMAM, CNRS/AMU), Jean Cristofol (Ecole supérieure d'art d'Aix en Provence, PRISM, AMU), Jean Paul Fourmentraux (CNE, EHESS/CNRS/AMU), Anna Guilló (LESA, AMU), Manoël Penicaud (IDEMEC, CNRS/AMU)

Partenariat:
 
IMéRA - Institut Méditerranéen de Recherches Avancées (AMU)
Centre Norbert Elias (CNRS/EHESS/AMU)
Institut de Recherche et d’Etudes sur le monde arabe et musulman (CNRS/AMU)
Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence
Institut d’Ethnologie Mediterranéenne Européenne et Comparative (CNRS/AMU)
 
15/01/2019

WORKSHOP - EPISTEMIC EMOTIONS INTERDISCIPLINARY APPROACHES

Mardi 15 janvier 2019, 9h00 - 19h00, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

EPISTEMIC EMOTIONS INTERDISCIPLINARY APPROACHES

Program :

  • Morning

9:00 - Welcome talk by Thibault Gadjos and Laura Candiotto

9:10 - Marie-Helene Grosbras (AMU), Epistemic emotions in social cognitive neuroscience

10:00 - Thomas Macias (IMéRA, University of Vermont), That Social Feeling. Multiplex Origins of Trust and Solidarity

10:50 - Coffee Break

11:10 - Laura Candiotto (IMéRA, University of Edinburgh), Epistemic emotions in 4E cognition

12:00 - Pierre Livet (AMU), Epistemic emotions in dynamical approaches to knowledge

13:00 - Lunch

  • Afternoon

14:00 - Keynote talk: Natalie Depraz (Université de Rouen), Surprise as a cognitive emotion in cardiophenomenology

15:20 - Pascal Taranto (AMU), Epistemic emotions in religious experiences. The case of enthusiasm.

16:10 - Coffee Break

16:30 - Philipp Wüschner (Free University Berlin), Affective Arrangements. Theoretical Endeavors Beyond Philosophy of Emotion

17:20 - Miriam Teschl and Stephane Lucchini (AMSE), Epistemic Emotions in economics

18:00 - Jeff Silva (IMéRA, Centre Norbert Elias, Film Study Center Harvard University), Feeling Culture: Exploring emotions and implicit knowledge through Immersive Ethnographic filmmaking


The Workshop is organised by Laura Candiotto and it is part of Cognition: interdisciplinary approaches in the Crossing Paths - Exploring Interdisciplinarity Program. The Workshop is kindly founded by IMéRA and the Centre Gilles Gaston Granger of the University of Aix-Marseille.

Contact : laura.candiotto@univ-amu.fr

10/01/2019

Community Building Seminar avec l'équipe Regards sur le rejet

Jeudi 10 janvier 2019, 10h30-12h30, Maison Neuve, 1er étage - entrée sur invitation

Regards sur le rejet

Le "Community Building Seminar" a lieu chaque semaine et permet aux résidents de partager à tour de rôle leurs recherches, problématiques et méthodes avec les autres résidents.

Contact : pascale.hurtado@univ-amu.fr

08/01/2019

CYCLE - Analyse des réseaux et application : approches interdisciplinaires #4

Mardi 8 janvier 2019, 14h-17h, Maison Neuve, 1er étage - entrée libre

"Apport méthodologique de la science des réseaux pour l'analyse de corpus de documents juridiques", avec Fabien Tarissan, informatique, Institut des Sciences sociales du Politique, ENS Paris-Saclay.

Cours doctoral dans le cadre du cycle "Analyse des réseaux et applications : approche interdisciplinaire", organisé par Claire Bidart (Sociologue, Directrice de recherche au CNRS, Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail, Aix-Marseille Univ, CNRS) & Pierre Livet (Philosophe, Directeur de recherche émérite au CNRS) en partenariat avec l'IMéRA et le Collège doctoral d'Aix-Marseille Université.

OBECTIFS : Les analyses de réseaux se développent dans toutes les disciplines des sciences sociales (sociologie, économie, histoire, archéologie, géographie, gestion, science politique, anthropologie, linguistique, psychologie, éthologie…). Les réseaux interviennent également dans les travaux en mathématiques (théorie des graphes), en biologie (épidémiologie, réseaux de neurones…), en physique, en informatique, en étude des systèmes complexes… Dans ce séminaire seront présentés les apports des analyses de réseaux dans différentes disciplines en montrant leurs points communs et leurs spécificités, à partir de recherches empiriques. Les personnes qui ont déjà suivi ce séminaire les années précédentes restent bienvenues : à part la séance d’introduction, les autres introduisent les travaux d’autres disciplines que celles présentées auparavant. L’analyse de réseaux est l’étude des systèmes relationnels. Elle privilégie l’observation des relations entre les entités et du système formé par ces relations. Ces entités peuvent être des individus, des organisations, des objets, des lieux, des textes, des événements, des aéroports, des sites webs, des neurones… ou même des combinaisons de différents types d’entités à plusieurs niveaux. Les relations peuvent être des liens interpersonnels (parenté, amitié, collaboration…), des citations, des co-présences, des liaisons aériennes, des hyperliens, des connections neuronales, etc. Le système que forment ces entités et leurs relations constitue le réseau. L’étude précise de sa structure (dense, segmentée, dispersée, hiérarchique, modulaire…) est cruciale pour bien des questions posées dans différentes disciplines scientifiques, et se prête particulièrement bien aux échanges interdisciplinaires. Elle permet de dépasser l’approche statique et morphologique qui raisonne en termes de groupes, de corps et d’appartenances. Elle ne s’y oppose pas mais propose un point de vue complémentaire, souvent plus dynamique. L’analyse de réseaux peut être au cœur d’une démarche de recherche, mais peut aussi n’en constituer qu’une partie, à côté d’autres approches qualitatives ou quantitatives. Il s’agira ici d’exposer et d’appliquer les apports de l’analyse des réseaux. Nous envisagerons ses spécificités théoriques, expliciterons les indicateurs pertinents dans la description et l’analyse des réseaux, détaillerons des méthodes de construction empirique des données, proposerons des méthodes d’analyse en fonction de l’objet de la recherche. Public concerné : Tous doctorants mais aussi chercheurs, enseignants-chercheurs et autres personnes intéressées.

Lieu : IMéRA, Institut d’études avancées, Maison des astronomes, 2 place Le Verrier, 13004 Marseille (http://imera.univ-amu.fr/)

Programme : 8 modules de formation de 3 heures chacun

 2. Mardi 6 novembre 2018, 14h-17h : « Solidarité, contrôle, régulation et apprentissage: une approche néo-structurale de l'action collective », Emmanuel Lazega, sociologie, Sciences Po Paris.

 3. Mardi 4 décembre 2018, 14h-17h : « Fouille et modélisation de réseaux biologiques pour mieux comprendre les pathologies génétiques », Anaïs Baudot, bio-informatique, Marseille Medical Genetics, Inserm, Marseille.

 4. Mardi 8 janvier 2019, 14h-17h : "Apport méthodologique de la science des réseaux pour l'analyse de corpus de documents juridiques", Fabien Tarissan, informatique, Institut des Sciences sociales du
Politique, ENS Paris-Saclay.

5. Mardi 5 février 2019, 14h-17h : « Réseaux de parenté, résidentiels et migratoires », Klaus Hamberger, anthropologie, Laboratoire d’Anthropologie Sociale, EHESS Paris.

 6. Mardi 12 mars 2019, 14h-17h : Sociologie : « Réseaux familiaux : questions de recherche et approches empiriques », Eric Widmer, sociologie, Université de Genève.

 7. Mardi 2 avril 2019, 14h-17h : Archéologie : « Network science applied to archaeological research : visual signalling networks in the Himalayas and socio-economic networks in the Roman Empire », Tom Brughmans, School of Archaeology, University of Oxford. Séminaire en anglais.

 8. Vendredi 24 mai 2019, 14h-17h : Table ronde : « Dynamics of Ego-networks and life events », séminaire de sortie de résidence Team IMéRA.

Contact : claire.bidart@univ-amu.fr

08/01/2019

Conférence inaugurale - Cycle de recherche sur les Migrations CMI-Fulbright-IMéRA

Mardi 8 janvier 2019, 14h-17h, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

Traversées périlleuses : un regard comparatif sur les risques de l'immigration aux Etats-Unis et en Europe

Risk – along the continuum of the immigrant experience – is the underlying theme taken up by four scholars from different academic perspectives in this comparative conference. Human migration has always been an uncertain endeavor, leaving behind friends, family and familiar territory for a chance at a better life.  In recent years, however, the stakes appear to have risen, and the nature of international migration seems all the more precarious.  War, the threat of violence, lack of economic opportunity, and climate-driven natural resource crises all contribute to the push of populations out of their origin countries.  Meanwhile, a growing wave of nationalism has led to policies specifically designed to discourage if not physically impede the arrival of migrants in the US and Europe. The socio-economic inclusion of new migrants/refugees has become one of the key issues faced by policymakers and researchers in the last years.

Speakers (Chairperson: Thomas Macias, Fulbright/IMéRA chair on Migration Studies) :

Lauren Heidbrink, Fulbright Scholar, Assistant Professor in Human Development at California State University, Long Beach

Radicalizing Tensions: Between fascism and citizen solidarity with migrants in Europe

Janette Uhlmann, Senior Program Officer, Center for Mediterranean Integration (CMI)

Socio-economic inclusion of refugees for sustained local economic development: lessons learned and good practices of local governments hosting Syrian refugees in the Middle East and Turkey

Megan MacDonald, IMéRA/EURIAS Resident, Assistant Professor of English and Comparative Literature, Koc University, Istanbul

The Stowaway and the Plague: Literary Bosphorus, Necropolitical Black Sea

Thomas Macias, Fulbright/IMéRA Chair in Migration Studies, Professor of Sociology at the University of Vermont

How the Perception of Risk Trumps the Reality of Immigration: Some Corrective Insights from the Social Sciences

About the CMI-Fulbright-IMéRA Research Cycle on Migrations

In a context of growing migration and forced displacement (68.5 million estimated forcibly displaced people worldwide according to UNHCR), moving populations are likely to stay a certain number of years in their destination countries (for refugees who live in protracted situations of more than 5 years, the average duration of exile stood at 17 years).  From a development perspective, the question of socio-economic inclusion appears critical. Studies show that benefits of migrants and refugees to economies are existing and significant, and reciprocally, that sustaining the welfare of all in the context of important migration/forced displacement influx also depends on sustained economic growth (as opposed to redistributing existing resources). Social tensions are also an important risk of large-scale displacements and need to be understood and addressed. More specifically, the involved large-scale population movements and the subsequent expected rising density in urban areas also raise obvious public health questions, the migrant populations being generally the most vulnerable components of societies.  Rigorous theoretical and empirical studies of the health, demography and behavioral ecology of migrants are therefore eagerly needed not only for academic purposes but also to guide health policies towards these populations. Needless to say, this concerns not only human biology but also mental health issues, especially given the new patterns of migration. Another key aspect is the impact on host countries’ welfare states and labor markets, often presumed to be negative. However, if adequately channeled, regularized migration and labor mobility may represent a great opportunity; indeed, numerous empirical studies show that increased labor mobility brings huge gains for the migrants themselves and overall advantages for the destination countries. An approach to mobility in which governments design policies with regional labor markets in mind would allow both sending and destination countries to take full advantage of the benefits. The construction of such approaches to mobility is an essential task.

The Center of Mediterranean Integration (CMI, http://www.cmimarseille.org/), the French-American Fulbright Commission (https://fulbright-france.org/en), and the Institute for Advanced Study at Aix-Marseille (IMéRA, https://imera.univ-amu.fr/en ) propose a research cycle devoted to an interdisciplinary appraisal of the migration issues mentioned above, among others.  A special emphasis will be placed on migrations in the Mediterranean area. Building on the CMI expertise in these topics, on the Fulbright Commission’s strong reputation to identify and mobilize the best US-based researchers, and on IMéRA’s established capacity to trigger interdisciplinary research at the highest international level, this cycle is precisely devised to stimulate discussions between international researchers of various disciplinary backgrounds as well as policy makers and other non-academic experts. In 2018-2019, the cycle is managed by Blanca Moreno-Dodson, the director of the CMI, Thomas Macias, the 2018-2019 holder of the Fulbright/IMéRA chair on Migration Studies, and by Raouf Boucekkine, director of IMéRA. The inaugural event will take place at IMéRA on January 8th, 2019.

19/12/2018

SEMINAIRE - Pratiques de l’écoute, écoute des pratiques #9

Mercredi 19 décembre 2018, 9h30 - 13h00 -IMéRA, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

Musiques, Histoires, Reconstructions virtuelles des espaces acoustiques, avec Julien Ferrando, musicien, musicologue, maître de conférence à l’AMU, chercheur au laboratoire PRISM (AMU-CNRS) ; Mylène Pardoen, musicologue, historienne, spécialiste de l’archéologie sonore, chercheuse à l’Institut des Sciences de l’Homme (CNRS) à Lyon (https://www.researchgate.net/profile/Mylene_Pardoen).

Responsables du séminaire : Jean Cristofol (ESAAix, PRISM AMU/CNRS), Elena Biserna (ESAAix, PRISM AMU/CNRS), Christine Esclapez (AMU, PRISM AMU/CNRS), Peter Sinclair (ESAAix, PRISM AMU/CNRS).

Le séminaire intitulé « Pratiques de l’écoute, écoute des pratiques » définit clairement son projet dans l’énoncé de son titre : il s’agit d’abord de s’intéresser à l’écoute et aux pratiques de l’écoute, c’est à dire aux pratiques qui à la fois supposent, engagent et déterminent des formes d’écoute. 

Ces pratiques sont nombreuses et très différentes les unes des autres. Elles appartiennent à des domaines de la connaissance infiniment variés. Toutes supposent une relation au son ou au moins à des phénomènes ondulatoires qui sont de l’ordre du sonore - même s’ils défient les limites de la perception humaine et qu’ils impliquent la mise en œuvre de technologies qui étendent, déplacent et transposent les potentialités du sensible. Toutes aussi impliquent de mettre en place une logique dans laquelle la réception, la sensibilité et l’attention sont mobilisées comme des formes essentielles de l’expérience et de la connaissance, comme des moments qui déterminent et structurent notre relation à notre environnement, comme des vecteurs de notre capacité d’action, de représentation et d’invention. 

Bien sûr, la musique et plus généralement les pratiques sonores en art sont essentielles à notre réflexion et nous nous sentons héritiers du tournant qui a consisté, par exemple avec John Cage, à placer l’écoute au cœur d’une pensée de l’esthétique comme expérience. Mais bien au-delà de la musique ou des arts du son et de l’audio, il existe de nombreuses pratiques, qu’elles soient empiriques ou expérimentales et rationnellement formalisées, qui mettent en jeu de façon déterminante la question de l’écoute.

L’acoustique est évidemment la première d’entre elles et elle se trouve chaque fois impliquée d’une façon ou d’une autre.

Mais notre énoncé suggère aussi que l’écoute n’existe vraiment que dans et par une pratique. De ce point de vue là, l’écoute s’apprend, se développe, s’affine et s’oriente dans la relation à un ensemble organique où l’expérience et la théorie doivent trouver les modalités de leur dialectique. Toute écoute prend sens dans le contexte d’une situation qui engage la relation entre des acteurs et le milieu mouvant dans lequel ils évoluent. Elle contribue à donner sens à ce milieu et elle présuppose l’orientation d’une perception qui ne reçoit que parce qu’elle attend et s’interroge. L’écoute est éveil, exercice, pensée, mouvement, relation aux autres et au monde. Elle mobilise du savoir et le met à l’épreuve d’une situation signifiante. Elle s’inscrit dans une histoire qui est aussi l’histoire des disciplines qui la mettent en œuvre.

L’écoute est donc une notion à la fois transversale et toujours inscrite dans des pratiques spécifiques, qu’elles soient scientifiques ou artistiques, formalisées ou empiriques. Si elle engage des pratiques déterminées et multiples, elle ouvre aussi un espace de discussion, de partage et d’échange entre ces pratiques et ces savoirs, entre les arts et les sciences.


Le séminaire « Pratiques de l’écoute, écoute des pratiques » est co-organisé par le laboratoire PRISM (AMU/CNRS) et par l’IMéRA.

Contact : cristo@plotseme.net

18/12/2018

Les Rendez-Vous de Demain : Comment les sciences éclairent l'avenir ? #3

Un cycle de rencontres publiques au Théâtre du Gymnase (4 Rue du Théatre Français, 13001 Marseille), les mardis à 19h.

Conférence-débat Mardi 18 décembre à 19h :

Sport, santé et performance. Apprendre à guérir ?

Que peut nous apporter le sport dans ses relations à la santé ?

Peut-il contribuer à la guérison, notamment de malades du cancer, comme l’expérimente aujourd’hui le projet « Rebond » ?

La performance sportive peut-elle être une source d’inspiration et de fertilisation pour nos sociétés ?

Avec le Pr. Pierre Dantin, Professeur des Universités, Vice-Doyen de la Facultés des Sciences du Sport de Marseille, Co-Directeur du Laboratoire « Management, Sport, Santé » d’Aix-Marseille Université. Il est responsable du programme « Rebond » réalisé en collaboration avec l’Institut Paoli Calmettes

Avec Claude Onesta, entraîneur durant de longues années de l’équipe de France de Handball, il a, avec cette équipe, ramené les titres de Champion Olympique, Champion du monde et Champion d’Europe. Il dirige désormais la préparation de l’Equipe de France Olympique 2024. Il est pleinement impliqué dans le projet « Rebond » autour de Sport et Santé depuis son origine.

Et avec le Pr. Didier Blaise, Chef du département d’Onco-Hématologie de l’Institut Paoli-Calmettes, à l’initiative du projet Rebond.

Tous les trois impliqués dans le projet Rebond de lutte contre le cancer en utilisant les bienfaits du coaching sportif.

La conférence sera animée par Nancy Cattan, chef de rubrique Santé à Nice-Matin.


Les Rendez-Vous de demain : Comment les sciences éclairent l’avenir ?  » sont des rendez-vous mensuels qui s’adressent à tous sur des enjeux contemporains. Ce cycle de conférences se propose de mieux faire connaître les travaux des résidents de l’IMéRA, comme des autres Instituts d’études avancées français, et de valoriser la production intellectuelle et scientifique qui s’accomplit sur le territoire d’Aix Marseille Université (AMU) et de la région Sud.
Les Rendez-Vous de demain, ou comment tenter de donner un autre visage à l’avenir.
Les Rendez-Vous de demain, ou comment mieux faire circuler de la connaissance dans l’espace public.
Les Rendez-Vous de demain, ou comment découvrir les grands enjeux de notre temps, à partir de savoirs scientifiques rendus enfin accessibles.

Les Rendez-Vous de demain sont produits par l’IMéRA et le théâtre du Gymnase, avec le soutien du RFIEA (Réseau Français des Institus d’Etudes Avancées) et de la Fondation A*MIDEX, qui porte l’initiative d’excellence d’Aix-Marseille Université.


A chaque RV une table de libraire sera tenue par la Libraire Maupetit.

18/12/2018

IRD/IMéRA - CYCLE Développement durable

Mardi 18 décembre 2018, 10h-12h30 - IMéRA, Maison des Astronomes, salle de conférences - entrée libre

Spread and control of mosquito-borne diseases in a changing world

Organized and chaired by Mercedes Pascual (IMéRA resident, 2017-2018, Department of Ecology and Evolution, University of Chicago).

Infectious diseases transmitted by mosquito vectors are thriving under increased urbanization, socio-economic inequality, and environmental changes. The talks in this symposium will address the spatio-temporal variation of established and emerging infections transmitted by mosquito vectors in the developing world, as well as the associated challenge of effective control efforts.

Speakers :

  • Dr. Olivier Telle - Centre National de la Recherche Scientifique, CNRS ; Centre des Sciences Humaines, CSH; Center for Policy Research, CPR, Delhi

Diffusion of emerging diseases in cities: does heterogeneity of the socio-economic environment matter?

The classical model of geography stipulates that within urban spaces, economically deprived areas have been the most affected by major infectious diseases such as cholera and plague. The current rise of emerging diseases today in urban areas worldwide calls this model into question. In particular dengue is one of the major modern urban diseases that have swept through the tropics and subtropics over recent decades. It provides us with a unique case with which to understand the link between urbanization and emerging disease. Although several studies suggest that dengue risk cannot be predicted based solely on socio-economic factors, this does not mean that these factors do not play a major role in the spread of the disease within cities. After presenting a few examples of such a link, I will describe the opportunity offered by open source data (census and other environmental data) to develop an understanding of the connection between socio-economic heterogeneity and the spatio-temporal spread of infectious diseases in Asia.

  • Dr. Richard Paul – Pasteur Institute, Paris

Mosquito control strategies in an urban environment - where is the World Health Organization taking us?

In response to the global expansion and re-emergence of vector-borne diseases, WHO launched the Global Vector Control Response program in 2017. The aim is to strengthen vector control through increased capacity, innovation, improved surveillance, better coordination and integrated action. Will this "new" approach overcome the failings of previous initiatives?

  • Dr. Jean Gaudart -- Aix Marseille Univ, INSERM, IRD, SESSTIM UMR1252, Faculty of Medicine, 13005 Marseille ; APHM, La Timone Hospital, Biostatistics & ICT, 13005 Marseille

Spatiotemporal dynamics of malaria in West Africa: challenges for new sustainable control strategies

Malaria transmission is highly heterogeneous through time and space, and mapping of this heterogeneity is necessary to better understand local dynamics. Based on epidemiological analysis, the presentation will focus on the determination of hotspots and associated environmental risk factors including urbanization and land-use change, and on patterns of asymptomatic carriage. Targeting local persistent transmission and epidemiological changes is necessary to maintain efficient control, but also to deploy sustainable elimination strategies against identified transmission bottlenecks such as the reservoir of subpatent infections. Such decision-making tools are paramount to allocate resources based on sound scientific evidence and public health priorities.


About the IRD/IMéRA Cycle on Sustainable Development

As explicitly admitted in the UN’s Sustainable Development Objectives (SDOs), human development can only be conceived on a global scale considering the multiple interactions—economic (trade, outsourcing, etc.), demographic (migrations, epidemics, etc.), cultural (connectivity, networks, etc.) and environmental (global warming, etc.)—at play between North and South countries. These aspects are at the heart of the IMéRA Program “Global phenomena and regulation” (see https://imera.hypotheses.org/le-programme-phenomenes-globaux-et-regulation) and they are a fortiori even more salient the IRD research, IRD being one of the significant national and international players in the SDO’s agenda (see https://en.ird.fr/the-research).

The research cycle “Sustainable Development” held at IMéRA in this academic year 2018/2019 is designed to strengthen cooperation between IRD and IMéRA on sustainable development research through the dedicated joint chair hosted by IMéRA. In 2018/2019, the cycle is managed by the IRD/IMéRA co-chair holders, Andrew Dobson (Princeton Univ.) and Mercedes Pascual (Univ. of Chicago), together with IMéRA director general and director of the “Global phenomea and regulation” program, Raouf Boucekkine (AMU). The first event took take place at IMéRA on October 19th 2018.

17/12/2018

SEMINAIRE - L’importance des émotions pour le Savoir. Approches interdisciplinaires.

Lundi 17 décembre 2018, 14h - 16h, Centre Norbert Elias (EHESS Campus Marseille, La vielle Charité, 2, rue de la Charité 13002 Marseille, 2ème étage, salle B)- entrée libre

L’importance des émotions pour le Savoir. Approches interdisciplinaires, avec Laura Candiotto (chercheur à l’Université d’Edinbourg, département de  Philosophie, Psychologie et des Sciences du langage & résidente IMéRA 2018-2019)

The aim of this workshop is to compare the conceptual frameworks of different disciplines in the understanding of epistemic emotions. The field of emotion studies is very pluridisciplinary and distinct accounts on emotions are provided by different disciplines. Especially about the function played by emotions in the processes of knowledge-building, such as revision of beliefs, decision making, or collective inquiry, it seems that there is not a shared agreement. Comparing the conceptual frameworks of different disciplines will help us not only to understand the reasons that lie down to the distinct accounts, but also to start a generative dialogue for getting closer to an interdisciplinary conceptualization of the function of emotions in knowledge.


Contact : laura.candiotto@univ-amu.fr

14/12/2018

SEMINAIRE - « Le savant dans la cité »

Vendredi 14 décembre 2018, 10h30-13h15, IMéRA, Maison Neuve, 1er étage - 2 place Le Verrier, 13004, Marseille - ENTRÉE LIBRE

« Le savant dans la cité »

Dans le cadre des séminaires du programme « Rencontres Sciences et Humanités* » de l’Iméra sera organisé un séminaire qui réunit trois chercheurs de disciplines très différentes. Chacun a eu l’occasion, dans des contextes divers, de présenter les fruits de ses recherches devant des publics variés. On discutera de la modification des savoirs savants lors de leur adaptation pour la vulgarisation, ainsi que de l’évolution de son objet pour le chercheur lui-même suite à ces rencontres. 

Avec la participation de :

Pablo Jensen, ENS Lyon - IXXI, qui grâce à son grand âge a pu explorer plusieurs facettes de la vulgarisation. Auteur en 1999 et 2018 de deux livres parus au Seuil sur la physique de la matière puis de la société. Créateur en 1998 des « cafés des sciences », pour permettre des échanges public/chercheurs en dehors du milieu universitaire. Enfin, observateur des pratiques de vulgarisation des autres chercheurs, montrant que les vulgarisateurs sont (un peu) plus actifs en recherche que les autres. http://www.seuil.com/ouvrage/pourquoi-la-societe-ne-se-laisse-pas-mettre...

Isabelle Laffont-Schwob, Aix-Marseille Université - LPED, écologue initiée aux sciences de la vie mais qui a divagué vers des chemins de l’interdisciplinarité et a pris goût à la diffusion et l’échange de savoirs, co-éditrice de « Les calanques industrielles de Marseille et leurs pollutions ». http://www.editions-ref2c.fr/REF2C_actu/REF2C_nouveau.htm 

Albert Ogien, CNRS-CEMS, après de longues années d’engagement dans la controverse académique pour changer (sans grand succès) les pratiques de la sociologie, il se tourne, à la faveur de la publication en 2010 d’un livre écrit avec Sandra Laugier sur la désobéissance civile, vers le débat public auprès de collectifs de citoyen.ne.s. Il a poursuivi ce travail en rédigeant deux autres livres sur la démocratie, qui lui donnent l’occasion de pousuivre le dialogue avec les citoyen.ne.s concernées par la chose publique en défendant la thèse de la pleine capacité politique des gens ordinaires. https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Le_principe_democrat...


Contact : juliette.rouchier@lamsade.dauphine.fr

13/12/2018

Community Building Seminar - avec Jeff Silva

Jeudi 13 décembre 2018, 10h - 12h30, Maison Neuve, 1er étage - entrée sur invitation

Explorations of temporality, ambiguity and an embodied approach to ethnographic cinema, par Jeff Silva (Harvard Film Study Center Fellow & Sensory Ethnography Lab Affiliate)

Le "Community Building Seminar" a lieu chaque semaine et permet aux résidents de partager à tour de rôle leurs recherches, problématiques et méthodes avec les autres résidents.

Discutant : Laura Candiotto (Marie Curie Research Fellow, University of Edinburgh, School of Philosophy, Psychology and Language Sciences).


Contact : pascale.hurtado@univ-amu.fr
 

12/12/2018

PROJECTION de "Ivan and Ivana" (2011) par Jeff Silva

Mercredi 12 décembre 2018, à 18h, IMéRA, Maison des Astronomes, salle de conférences - entrée libre

Projection de "Ivana and Ivana" par Jeff Silva (Harvard Film Study Center Fellow & Sensory Ethnography Lab Affiliate)

Ivan and Ivana (2011) 81 minutes by Jeff Silva


 

12/12/2018

CYCLE - RECHERCHE, ARTS, PRATIQUES NUMERIQUES #20

Mercredi 12 décembre 2018, 10h - 13h, IMéRA, Maison des Astronomes; salle de conférences - entrée libre

Drone-art : Enquêter avec Jules. Retours sur l’expérience des dronards à Villeurbanne

Avec la participation de :

Gaëtan BAILLY (photographe-vidéaste), Jeanne DROUET (anthropologue, Centre Max Weber (UMR 5283), Adelin SCHWEITZER (artiste - performances et nouvelles technologies), Marie-Thérèse TÊTU (socio-anthropologue, Centre Max Weber (UMR 5283), Pina WOOD (artiste, performeuse, dramaturge et interprète).

Comité d’organisation :
Jean Cristofol (Ecole Supérieure d’Art d’Aix en Provence), Jean-Paul Fourmentraux (Centre Norbert Elias - CNRS/AMU/EHESS), Anna Guilló (LESA, AMU), Manoël Pénicaud (IDEMEC, CNRS/AMU), Cédric Parizot (IREMAM,CNRS/AMU)

Enquêter avec Jules. Retours sur l’expérience des dronards à Villeurbanne
Les Dronards est un collectif d’artistes pluridisciplinaire fondé en 2014. Il est rejoint par deux socio-anthropologues lorsqu’il « atterrit » à Villeurbanne, en juillet 2017. L’épisode villeurbannais s’articule autour de la dérive urbaine de Jules, un rover (engin roulant télécommandé) équipé d’une caméra légère, dans deux quartiers de la ville, Grand Clément et Bel-Air-Les-Brosses.
Le matériau produit durant l’été 2017,- soit de courtes pastilles vidéos retraçant les pérégrinations de Jules et ses acolytes, jour après jour -, nous servira de base ou tremplin pour dégager les multiples enjeux du projet. Chaque intervenant, artiste ou chercheur, ouvrira un ou deux axes de réflexion qui lui semble prépondérant sur la base d’un extrait projeté. Où il sera question des modalités spécifiques de l’enquête, des modes de rencontre et d’interaction, de différents « points de vue filmiques », de l’interaction homme-machine, etc. Ce retour d’expérience s’ouvrira sur un échange autour et en présence de Jules. 


Thématique du séminaire

Ce séminaire transdisciplinaire s’intéresse aux perturbations productives que génèrent les collaborations entre les chercheurs en sciences humaines et les artistes dans le domaine du numérique.
Dans le  domaine des sciences humaines et sociales, le recours aux pratiques numériques conduit à de nombreux bouleversements que ce soit dans la collecte, la production et le traitement de données, ainsi que l’élaboration de nouvelles formes de narration et d’édition. Le tournant numérique conduit les chercheurs à reconsidérer leurs méthodes, leurs catégories, leurs paradigmes, leurs orientations théoriques, leurs objets, leurs formes de labellisation et les cadres des champs disciplinaires. D’ailleurs, compte tenu des collaborations toujours plus nombreuses qu’implique le recours au numérique entre d’un côté les sciences humaines et de l’autre les sciences exactes et expérimentales, il semble plus pertinent de parler de Digital Studies que Digital Humanities.
Dans le domaine de l’art, le numérique ouvre également des champs de pratiques radicalement nouveaux. Il transforme la relation des artistes aux outils qu’ils utilisent et aux connaissances qu’ils convoquent, produisent ou questionnent. Il transforme le statut et les formes des œuvres. En introduisant de nouvelles modalités pour assurer leur circulation, il modifie également leur relation avec le public. Le numérique bouleverse la place de l’auteur qu’il place dans une relation dynamique par rapport aux flux d’information, de circulation des images, des sons et des formes. Il donne ainsi une nouvelle importance à l’invention de dispositifs dans lesquels ces formes sont données à l’expérience, ouvrant d’infinies possibilités d’interaction avec l’œuvre. Il donne enfin une nouvelle dimension au travail collectif, à des formes diverses de collaborations, d’échanges et de contributions. D’une façon générale, on peut dire que le numérique déplace les pratiques artistiques et conduit à réfléchir autrement les relations entre arts et sciences.
Ce séminaire rassemblera des chercheurs en sciences humaines (sociologues, anthropologues, politologues, géographes, historiens, littéraires), en sciences dures (informaticiens, physiciens, mathématiciens, etc.), des artistes (designers, hackers, programmeurs, média tactique, etc.) ainsi que des professionnels (industriels, chargés de communication, etc.). Notre objectif est de favoriser des croisements, des emprunts et des déplacements qui seront propices à l’identification de nouvelles pistes de réflexion et de recherche, voire à la mise en œuvre d’expérimentations collaboratives.
Chaque mois, des participants seront invités à présenter leurs expérimentations d’outils numériques de collecte (applications mobiles, capteurs oculaires, systèmes SIG, etc.) ou d’indexation et de traitement des données recueillies (bases de données, systèmes de visualisation ou de sonification, etc.). Certains feront part de leurs explorations de dispositifs d’écriture et de modélisation de la connaissance (jeux vidéo, machinima, web documentaires, etc) ou encore de nouvelles formes d’édition électroniques.
Trois types de questions seront développés.
1) Il s’agira tout d’abord de voir comment, et jusqu’à quel point, ces pratiques et instruments transforment notre rapport au monde, nos méthodes de recherche, la construction de nos objets, la modélisation et la diffusion de notre connaissance et de nos oeuvres.
2) Nous nous interrogerons aussi sur l’impact des processus collaboratifs qu’impliquent les pratiques numériques entre chercheurs, artistes et professionnels. L’objectif est d’évaluer les apports que chaque démarche (scientifique, artistique, professionnelle) apporte aux autres.
3) Nous verrons enfin comment ces processus collaboratifs bouleversent les champs disciplinaires, les points de vue et les formes d’autorité qui organisent notre recherche et notre pratique et conduisent à repenser de manière créative de nouvelles formes de rencontre entre les disciplines scientifiques et entre celles-ci et les non-spécialistes.
Ce séminaire fonctionne selon un rythme de rencontres mensuelles, d’une durée de trois heures.

Partenariat:
IMéRA - Institut Méditerranéen de Recherches Avancées (AMU)
Centre Norbert Elias (CNRS/EHESS/AMU)
Institut de Recherche et d’Etudes sur le monde arabe et musulman (CNRS/AMU)
Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence
Institut d’Ethnologie Mediterranéenne Européenne et Comparative (CNRS/AMU)
Laboratoire d’études en sciences des arts (AMU)

11/12/2018

PROJECTION de "Linefork" (2016) par Jeff Silva

Mardi 11 décembre 2018, à 20h30, Casa Consolat (1 Rue Consolat, 13001 Marseille) - entrée libre

Projection de Linefork (2016), par Jeff Silva (Harvard Film Study Center Fellow & Sensory Ethnography Lab Affiliate)

LINEFORK (2016) 96 minutes By Jeff Silva & Vic Rawlings
address: Casa Consolat - 1 Rue Consolat, 13001 Marseille (Métro 1 or Tram 2 Réformés Canebière)


 

Du 06/12/2018 au 07/12/2018

CONFERENCE ANNIVERSAIRE - Vie et mort de l'islam libéral ?

6 et 7 décembre 2018, 14h-17h et 9h-18h30, IMéRA, Maison des astronomes - Entrée libre

Conférence anniversaire des 10 ans de l'IMéRA - Programme Méditerranée - Vie et mort de l'islam libéral ?

L'IMéRA célèbre son 10ème anniversaire au cours de cette année académique 2018-2019. En cette occasion, l'institut organise une série de conférences couvrant les grands thèmes de ses quatre programmes (Art, science et société ; Méditerranée ; Interdisciplinarité, et  Phénomènes globaux et régulation).

Vie et mort de l'islam libéral ?

Il y a eu un moment moderne de l'islam : selon Nadine Picaudou, il se situe entre les années 1860 et 1930 où l'islam devient un régime de croyances et de pratiques qui s'objectivent dans les univers politique et social. Le problème majeur de l’Islam fut, pour Ismail Kara, la confrontation avec la modernité. Face aux paradigmes scientistes ou civilisationnels, dans un contexte de colonisation et d’impérialisme, la modernité musulmane cherche sa voie dans la jungle des libéralismes, individualismes, autoritarismes. Le musulman se transforme en islamiste dans un contexte de confrontation - ce n’est qu’au début du 20e siècle qu’on inventera le mot « islamisme » dans un contexte fortement nationaliste. Notre conférence essaiera de revisiter cette période cruciale à travers l’activité de ses acteurs-intellectuels et surtout, à travers le prisme des concepts qui circulent et se transforment, donnant accès à des pratiques conservatrices ou novatrices.

Programme :

6 décembre

14h: Opening remarks by Raouf Boucekkine, Thierry Fabre and Levent Yilmaz

14h30 : Alp Eren Topal (Post-doctoral researcher, Gerda Henkel Stiftung) : « Prologue to Islamic Modernism: Ottoman Reform and Muslim Tradition 1770-1850 »

15h : Özgür Türesay (EPHE, PSL) : « Les mots de la “réforme” dans la gazette officielle ottomane au début des années 1830 »

Debates

15h45 : Coffee break (15 mn)

16h : Mohamed Sghir Janjar (Fondation du Roi Abdul Aziz) : « Islam libéral ou réformisme islamique ! »

16h30 : Yadh Ben Achour (Tunis University/IMéRA) : « L'islam libéral : cet immortel »

17h : Debates

 

7 décembre (matinée)

09.00 : Aziz al-Azmeh (CEU) : « "Protestantism, Muslim reform and the limits of reform »

09h30 : Mohamed Haddad (University of Carthage) : « Islam libéral: les raisons du déclin et les possibilités d'une relance »

10h : Debates

10.30 : Coffee break ( 15 mn)

10.45 : Selim Karlitekin (Columbia University) : « Colonial Blessings in Disguise: Syed Ahmed Khan between Emancipation and Reform »

11h15 : M. Noureddine Affaya (IMéRA) : « Paradoxes du libéralisme dans la pensée arabe »

11h.45 : Erdal Kaynar (Strasbourg University) : « Corriger l’universalisme : la naissance de la critique ottomane de l’Occident du libéralisme du XIXe siècle »

12h15 : Debates

13h : Lunch

(session de l'après-midi)

14.30 : Nadia al-Bagdadi (CEU) : « Contesting narratives of Order? Ideas of change, reform and revolution in modern Arab thought »

15h Ömer Faruk Köksal (Heidelberg University) : « La sémantique et l’usage des contre-concepts dans l’Empire ottoman tardif (1910-1914) »

15h30 : Debates

15h45 : Coffee break (15 mn)

16h : Augustin Jomier (Inalco) : « Pourquoi parler de réforme ? Circulations et ambiguïtés d’un label dans l’Algérie coloniale »

16h30 : Leïla Tauil (University of Geneva/IMéRA) : « Pouvoir politique et Autorité spirituelle en islam : Ali Abderraziq penseur de la sécularisation »

17h : Dilek Sarmış (EHESS, CETOBAC) : « Une “modernité conservatrice” ? Les intellectuels turcs des années 1920-1930, acteurs précoces d’une normalisation religieuse »

17h30 : Debates

18h 15 : Closing remarks

18h30 : End

 

 

 

04/12/2018

CYCLE - Analyse des réseaux et applications : approche interdisciplinaire #3

Mardi 4 décembre 2018, 14h-17h, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

« Fouille et modélisation de réseaux biologiques pour mieux comprendre les pathologies génétiques », par Anaïs Baudot (bio-informatique, Marseille Medical Genetics, Inserm, Marseille).

Cours doctoral dans le cadre du cycle "Analyse des réseaux et applications : approche interdisciplinaire", organisé par Claire Bidart (Sociologue, Directrice de recherche au CNRS, Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail, Aix-Marseille Univ, CNRS) & Pierre Livet (Philosophe, Directeur de recherche émérite au CNRS) en partenariat avec l'IMéRA et le Collège doctoral d'Aix-Marseille Université.

Inscription des doctorants : Direction de la Formation Doctorale AMU - ADUM

OBECTIFS : Les analyses de réseaux se développent dans toutes les disciplines des sciences sociales (sociologie, économie, histoire, archéologie, géographie, gestion, science politique, anthropologie, linguistique, psychologie, éthologie…). Les réseaux interviennent également dans les travaux en mathématiques (théorie des graphes), en biologie (épidémiologie, réseaux de neurones…), en physique, en informatique, en étude des systèmes complexes… Dans ce séminaire seront présentés les apports des analyses de réseaux dans différentes disciplines en montrant leurs points communs et leurs spécificités, à partir de recherches empiriques. Les personnes qui ont déjà suivi ce séminaire les années précédentes restent bienvenues : à part la séance d’introduction, les autres introduisent les travaux d’autres disciplines que celles présentées auparavant. L’analyse de réseaux est l’étude des systèmes relationnels. Elle privilégie l’observation des relations entre les entités et du système formé par ces relations. Ces entités peuvent être des individus, des organisations, des objets, des lieux, des textes, des événements, des aéroports, des sites webs, des neurones… ou même des combinaisons de différents types d’entités à plusieurs niveaux. Les relations peuvent être des liens interpersonnels (parenté, amitié, collaboration…), des citations, des co-présences, des liaisons aériennes, des hyperliens, des connections neuronales, etc. Le système que forment ces entités et leurs relations constitue le réseau. L’étude précise de sa structure (dense, segmentée, dispersée, hiérarchique, modulaire…) est cruciale pour bien des questions posées dans différentes disciplines scientifiques, et se prête particulièrement bien aux échanges interdisciplinaires. Elle permet de dépasser l’approche statique et morphologique qui raisonne en termes de groupes, de corps et d’appartenances. Elle ne s’y oppose pas mais propose un point de vue complémentaire, souvent plus dynamique. L’analyse de réseaux peut être au cœur d’une démarche de recherche, mais peut aussi n’en constituer qu’une partie, à côté d’autres approches qualitatives ou quantitatives. Il s’agira ici d’exposer et d’appliquer les apports de l’analyse des réseaux. Nous envisagerons ses spécificités théoriques, expliciterons les indicateurs pertinents dans la description et l’analyse des réseaux, détaillerons des méthodes de construction empirique des données, proposerons des méthodes d’analyse en fonction de l’objet de la recherche. Public concerné : Tous doctorants mais aussi chercheurs, enseignants-chercheurs et autres personnes intéressées.

Lieu : IMéRA, Institut d’études avancées, Maison des astronomes, 2 place Le Verrier, 13004 Marseille (http://imera.univ-amu.fr/)

Programme : 8 modules de formation de 3 heures chacun

4. Mardi 8 janvier 2019, 14h-17h : "Apport méthodologique de la science des réseaux pour l'analyse de corpus de documents juridiques", Fabien Tarissan, informatique, Institut des Sciences sociales du
Politique, ENS Paris-Saclay.

5. Mardi 5 février 2019, 14h-17h : « Réseaux de parenté, résidentiels et migratoires », Klaus Hamberger, anthropologie, Laboratoire d’Anthropologie Sociale, EHESS Paris.

 6. Mardi 12 mars 2019, 14h-17h : Sociologie : « Réseaux familiaux : questions de recherche et approches empiriques », Eric Widmer, sociologie, Université de Genève.

 7. Mardi 2 avril 2019, 14h-17h : Archéologie : « Network science applied to archaeological research : visual signalling networks in the Himalayas and socio-economic networks in the Roman Empire », Tom Brughmans, School of Archaeology, University of Oxford. Séminaire en anglais.

 8. Vendredi 24 mai 2019, 14h-17h : Table ronde : « Dynamics of Ego-networks and life events », séminaire de sortie de résidence Team IMéRA.


Contact : claire.bidart@univ-amu.fr

04/12/2018

Community Building Seminar avec Gerhard Haupt

Mardi 4 décembre 2018, 10h30-12h30, Maison Neuve, 1er étage - entrée sur invitation

DOES VIOLENCE WORK ?

Résumé : The seminar will analyse the effect of anarchist violence between 1875 and 1900 in France, Germany and Italy and ask whether violence was an effective and succesful means of changing politics and society.

Discutant : Mohammed Noureddine Affaya


Contact : pascale.hurtado@univ-amu.fr

30/11/2018

CONFÉRENCE - Comment lier sciences et sociétés : un parcours diplomatique au service de la diffusion scientifique

Vendredi 30 novembre 2018, 9h30 - 12h30, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

Comment lier sciences et sociétés : un parcours diplomatique au service de la diffusion scientifique, par le Dr José Franco (Dirección General de Divulgación de la Ciencia, México), dans le cadre du cycle  « Parcours Interdisciplinaires »

Résumé : S’appuyant sur son parcours en tant qu’astrophysicien, Directeur de l’Institut d’Astronomie Mexicaine (2003-2010), Président de l’Académie des sciences du Mexique (2012-2914) et sa fonction actuelle de Directeur de la diffusion des sciences de l’Institut d’Astronomie du Mexique, parcours à la fois scientifique, politique et diplomatique solide, José Franco, défendra l’idée selon laquelle la science doit sortir de sa tour d’Ivoire, qu’elle doit aller à la rencontre des citoyens, et établir un dialogue avec eux. Il est convaincu que la science est une des clés du développement d’un pays, et qu’elle doit s’attacher à résoudre les problèmes des citoyens de ce pays. Il questionnera la place et le rôle des scientifiques qui laissent se développer un marché d’intermédiaires, de bureaux d’études privés et de conseils techniques et scientifiques qui s’adressent directement aux politiques et en particulier, aux parlementaires nationaux.


Dr. José Franco

Diplômé d’un doctorat de Physique de l’Université du Wisconsin-Madison, Dr. José Franco est professeur d’astrophysique à l’Instituto de Astronomía de l’UNAM (Université Nationale Autonome du Mexique), spécialisé dans l’étude du milieu interstellaire. Son parcours est marqué par la présidence de l’IAUNAM (2002-2010), puis celle de l’Académie Mexicaine des Sciences (2012-2014). Sa recherche scientifique et son engagement pour la Science lui ont valu de nombreuses distinctions nationales et internationales (Prix de l’UNAM 2002, Prix de la recherche de la Société Mexicaine de Physique 2009, Palmes académiques 2011, Médaille de la Société astronomique 2011, Ordre national du mérite 2014). Actuellement à la tête de la Dirección General de Divulgación de la Ciencia (DGDC), José Franco s’est imposé comme l’un des principaux ambassadeurs et promoteurs de la Science au Mexique, avec l’organisation de grands événements de rencontre entre Science et public non scientifique, comme l’International Year of Astronomy à Mexico en 2009 ou encore de la Nuit des Etoiles au Mexique. Son action vise également à promouvoir le dialogue entre Sciences, Cultures et Arts au travers de diverses initiatives, comme l’organisation du Festival national du Savoir.


Contacts : annabelle.gallin@univ-amu.fr / chantal.aspe@univ-amu.fr

29/11/2018

Conférence - L'Islam face au défi des temps modernes : Sur le concept d'orthodoxie de masse.

Jeudi 29 novembre de 18h à 20 h - IMéRA, salle de conférence de la Maison des astronomes, 2 place Leverrier 13004 Marseille 

Rendez-Vous 2 : Sur le concept d'orthodoxie de masse.

 Le concept d’orthodoxie de masse dérive de quelques idées clé. En premier lieu, le caractère civil de la religion islamique, prouvé par toute la théorie (théologie, écoles juridiques, doctrines politiques) et les pratiques constitutionnelles historiques de l’islam. L’État islamique se pose comme un État de croyants, monades en relation directe avec Dieu. C’est dans cette situation de sublime, bien qu’effroyable isolement, que tout individu doit, sans intermédiaire, affronter l’univers sidéral qui le sépare de Dieu. La religion « islam » est l’origine d’une structure mentale qui met en scène le multiple, face à l’Unique, que cet unique soit le divin lui-même ou son seul représentant sur terre, le prince des croyants. L’absence d’Instance religieuse constitutionnellement autonome, l’unité du pouvoir politique et des gestionnaires du savoir sacré et du culte expliquent la politisation particulière de la religion islamique à travers l’histoire. L’élite du savoir religieux disserte et la masse consacre. Cela provoque à la fois la constitution de l’orthodoxie majoritaire et des religions dérivées.

Avec Yadh Ben Achour, juriste et philosophe du droit, 1er titulaire de la Chaire Averroès de l’IMéRA. Il est notamment l’auteur de « La 2ème Fatiha » PUF, 2011 et de «  Tunisie, une révolution en pays d’islam », Ceres Edition, 2016.

Prochaines conférences du cycle : L'Islam face au défi des temps modernes :

17 janvier 2019 : L'universalité de la norme démocratique et l'Islam.
31 janvier 2019 : L'Islam et l'universalité de la norme démocratique.
25 avril 2019 : Conversion, violence et tolérance. Approche comparée entre l'Islam et le christianisme.
6 juin 2019 : L'islam et la révolution.

29/11/2018

Community Building Seminar - avec Leïla Tauil

Jeudi 29 novembre 2018, 10h30-12h30, Maison Neuve, 1er étage - entrée sur invitation

VIOLENCE ET ISLAM : analyse de la sourate 9 (at-Tawba, Le Repentir) Mohammed Arkoun, par Leïla Tauil (Chargée de cours, Unité d'arabe, Université de Genève)

Résumé :
"La présentation vise à mettre en exergue la contribution de Mohammed Arkoun à propos de la violence sacralisée en islam. Les juristes-théologiens des trois premiers siècles de l’hégire (7e-9e siècles) ont élaboré une théologie guerrière, le « droit de la guerre sainte/juste », à partir de la sourate 9 (at-Tawba, Le Repentir), qui est encore mobilisée aujourd’hui par les acteurs du terrorisme islamique. La lecture de la sourate 9 proposée par Arkoun, à partir de son concept "triangle anthropologique", permet-elle de mettre en lumière le soubassement socio-historico-anthropologique du contenu de cette sourate ?"

Discutant : Yadh Ben Achour (Ancien doyen de la Faculté des sciences juridiques de Tunis, membre du Comité des droits de l’homme des Nations Unies et premier titulaire de la Chaire Averroès sur l'islam méditerranéen (IMéRA/A*MIDEX-AMU), avec le soutien de la Fondation de l'Islam de France).


Contact : pascale.hurtado@univ-amu.fr

 

26/11/2018

CYCLE DE CONFERENCES - Les dynamiques d’extrémisation, en pensées et en actions

Lundi 26 novembre 2018, à 18h, IMéRa, Maison des astronomes, salle de conférence - entrée libre

La radicalisation islamiste, par Farhad Khosrokhavar

Sociologue franco-iranien, Farhad Khosrokhavar est également directeur d'études é l'Ecole des hautes études en sciences sociales et spécialiste de la radicalisation islamiste.

Séminaire organisé dans le cadre du cycle de conférences "Les dynamiques d’extrémisation, en pensées et en actions", proposé par la Fondation du Camp des Milles - Mémoire et Education et I’IMéRA, Institut d’Etudes Avancées d’Aix-Marseille Université.

Lieux: en alternance, a I’IMéRA (Marseille) et au site mémorial du Camp des Milles (Aix-en-Provence). Toutes les conférences sont fibres d’accés.


Depuis les attentats de janvier 2015, la radicalisation djihadiste a été mise a I’agenda scientifique et politique en France. S’impose aujourd’hui la recherche d’écIairages pertinents sur un phénoméne dont I’Histoire a montré Ie potentiel mortifére et contaminateur. Cette radicalisation s’inscrit dans un contexte plus large de développement de dynamiques d’extrémisations diverses, religieuses et politiques en particulier, avec leur cortége d’excIusions et de violences multiples, en particulier racistes, antisémites et xénophobes.

Ce cycle de conférences proposé conjointement par la Fondation du Camp des Milles et l’lnstitut Méditerranéen d’Etudes Avancées propose de contribuer a la réflexion sur ce sujet par une confrontation des analyses et par Ie débat entre chercheurs et citoyens.

Les termes radicalisations ou extrémisations recouvrent deux aspects, idéologique et comportemental, souvent mat distingués, qui se traduisent en pensées et en actions, en pensées ou en actions.

Ce cycle est destiné a éclairer les processus multifactoriels qui articulent -ou pas- la constitution d’un contenu cognitif -une pensée extréme- et I’adoption d’un comportement violent- comme Ie passage é I’acte terroriste. II implique une approche pluridisciplinaire combinant diverses échelles, temporelle, spatiale et pluridisciplinaire.

II s’agit en particulier de mieux comprendre I’origine du besoin individuel ou collectif de radicalité, la recherche de repéres forts, les influences idéologiques ou interpersonnelles et les fractures de la société qui servent de terreau en période de crises, et qui contribuent a des crispations individuelles ou collectives sur des repéres identitaires, religieux, nationalistes ou politiques.

II est aussi important de comprendre I’énjeu majeur pour les droits et libertés des défis que les extrémistes nous lancent : comment en particulier une société démocratique en arrive-t-elle, par réaction, a modifier ses régles et a enfreindre certaines des valeurs essentielles qu’eIIe veut pourtant protéger ?

L’analyse des drames du passé, crimes de masse et génocides -réalisation ultime d’une pensée extréme- est un levier puissant pour saisirjusqu’od et comment ces processus peuvent se développer et pour nous alerter au présent.

Faire converger ces mémoires douloureuses, c’est contribuer a la formation d’une expérience commune de I’humanité mais aussi nourrir les capacités d’une résistance individuelle et collective qui montra son efflcacité dans Ie passé et qui s’avére a nouveau nécessaire aujourd’hui. La « banalité du bien » s’opposa souvent a la « banalité du mat ».

Manipulation du langage, mensonges et démagogie ont ainsi toujours été des ingrédients des dynamiques extrémistes. Rien d’étonnant a ce que la question du rapport é la vérité apparaisse aujourd’hui comme centrale en ce qu’eIIe constitue une dimension essentielle de la formation d’une pensée extréme. Rumeurs, fake news, complotisme, « post-vérité » résistent a la critique rationnelle, sans doute parce qu’iIs s’en nourrissent et I’instrumentaIisent parfois. Ce qui pose aussi la question du potentiel de violence de la raison elle-méme.

Un défi majeur pour Ie monde scientifique et les sociétés démocratiques.


Prochaines dates : ​

27 février 2019, 18h, Camp des Milles (auditorium), Aix-en-Provence.

  • Psychologie des criminels contre I’humanité, par Fransoise Sironi

Psychologue et maitre de conférences é I'Université Vincennes, Fransoise Sironi est experte auprés des tribunaux internationaux. Ses recherches en psychologie clinique et en psychopathologie portent sur les violences collectives et la psychologie des criminels contre I'humanité.

3 avril 2019, 18h, lMéRA, Marseille.

The Genocides in Cambodia, 1975-1979, par Ben Kiernan (conférence en anglais)

Spécialiste du génocide cambodgien, Benedict Kiernan est professeur d'histoire et professeur d'études aréales et internationales à Yale University, ancien directeur-fondateur du Programme d'études sur le génocide (1994-2015). Résident IMéRA 2018-2019, il est le premier titulaire de la Chaire EHESS/IMéRA sur les études transrégionales.


Contact : www.campdesmilles.org / www.imera.univ-amu.fr

22/11/2018

Community Building Seminar - avec Omar Licandro, résident IMéRA/AMSE, Professeur à l'Université de Nottingham

Jeudi 22 novembre, 9h30 à l'IMéRA, Maison-Neuve - 2 Place Le Verrier 13004 Marseille - entrée sur invitation

9h30 : Présentation de son travail par Teruhisa Suzuki, artiste invité à l'IMéRA pendant le mois de novembre, accompagné de Sylvie Pic, artiste et enseignante de la Licence Sciences et Humanités, qui présentera le projet Biomorphisme, qu'elle co-organise et dans lequel Teruhisa Suzuki est impliqué.

10h30 : "Welfare measurement, GDP and the Happiness Index" avec Omar Licandro, résident IMéRA/AMSE, Professor, University of Nottingham et Sarah Flèche (AMSE)

Résumé du projet: 

Technical progress destroys and creates skills, reducing employment and wages for middle-skilled occupations and raising them for high-skilled occupations. Workers losing their jobs can then move to occupations at the bottom of the skill distribution, which operate as a refuge for displaced workers. This is what we call the skill obsolescence hypothesis. This project will use Autor and Dorn (2013) data to provide evidence on it. The skill obsolescence hypothesis is highly related to structural change and capital-skill complementarity theories too. Production occupations, in the middle of the skill distribution and mainly associated with manufacturing, were negatively affected by skill obsolescence in the last decades. At the same time, high-skilled service occupations benefited the most from it, with low-skill service occupations acting as refuge occupations. This project will develop a model of structural change and occupational choice consistent with the skill obsolescence hypothesis.

E-mail: 
omar.licandro@nottingham.ac.uk
Lien(s) web: 

https://www.nottingham.ac.uk/economics/people/omar.licandro

Du 21/11/2018 au 22/11/2018

2e Forum Franco-Allemand de la Méditerranée - Les passions identitaires entre Europe et Méditerranée

Le mercredi 21 novembre à partir de 10h à Sciences Po Aix (Amphithéâtre Bruno Etienne) et le jeudi 22 novembre à partir de 9h à l'IMéRA (Marseille)

2e Forum Franco-Allemand de la Méditerranée - Les passions identitaires entre Europe et Méditerranée

En 2017, le Centre Franco-Allemand de Provence, l’IMéRA et Sciences Po Aix, associés à la Fondation Konrad Adenauer, ont pris l’initiative de relancer le Forum Franco-Allemand de la Méditerranée, qui avait été créé par le Centre Franco-Allemand de Provence et l’IREMAM en 2003 avec l’aide de la Fondation Friedrich Ebert pour promouvoir une lecture franco-allemande des enjeux méditerranéens. L’objectif du nouveau Forum reste de proposer un rendez-vous d’échanges et de débats sur la Méditerranée.

  • Le mercredi 21 novembre à partir de 10h à Sciences Po Aix : 4 tables rondes et une projection-débat
  • Le jeudi 22 novembre à partir de 9h à l'IMéRA (Marseille) : 4 tables rondes et une projection-débat

Détail du programme et des intervenants ici

21/11/2018

SEMINAIRE - Pratiques de l’écoute, écoute des pratiques #8

Mercredi 21 novembre 2018, 9h30 - 12h30 -IMéRA, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

Ecologies sonores, avec Makis Solomos, musicologue, professeur à l’université Paris 8 où il dirige l’unité de recherche Musidance ; Roberto Barbanti, philosophe, musicien, maître de conférence au département arts plastiques de l’université Paris 8, co-directeur de la revue Sonorités ; Grant Smith, artiste (http://self-noise.net/), coordinateur du collectif Sound Camp (http://soundtent.org/)

Responsables du séminaire : Jean Cristofol (ESAAix, PRISM AMU/CNRS), Elena Biserna (ESAAix, PRISM AMU/CNRS), Christine Esclapez (AMU, PRISM AMU/CNRS), Peter Sinclair (ESAAix, PRISM AMU/CNRS).

Le séminaire intitulé « Pratiques de l’écoute, écoute des pratiques » définit clairement son projet dans l’énoncé de son titre : il s’agit d’abord de s’intéresser à l’écoute et aux pratiques de l’écoute, c’est à dire aux pratiques qui à la fois supposent, engagent et déterminent des formes d’écoute. 

Ces pratiques sont nombreuses et très différentes les unes des autres. Elles appartiennent à des domaines de la connaissance infiniment variés. Toutes supposent une relation au son ou au moins à des phénomènes ondulatoires qui sont de l’ordre du sonore - même s’ils défient les limites de la perception humaine et qu’ils impliquent la mise en œuvre de technologies qui étendent, déplacent et transposent les potentialités du sensible. Toutes aussi impliquent de mettre en place une logique dans laquelle la réception, la sensibilité et l’attention sont mobilisées comme des formes essentielles de l’expérience et de la connaissance, comme des moments qui déterminent et structurent notre relation à notre environnement, comme des vecteurs de notre capacité d’action, de représentation et d’invention. 

Bien sûr, la musique et plus généralement les pratiques sonores en art sont essentielles à notre réflexion et nous nous sentons héritiers du tournant qui a consisté, par exemple avec John Cage, à placer l’écoute au cœur d’une pensée de l’esthétique comme expérience. Mais bien au-delà de la musique ou des arts du son et de l’audio, il existe de nombreuses pratiques, qu’elles soient empiriques ou expérimentales et rationnellement formalisées, qui mettent en jeu de façon déterminante la question de l’écoute.

L’acoustique est évidemment la première d’entre elles et elle se trouve chaque fois impliquée d’une façon ou d’une autre.

Mais notre énoncé suggère aussi que l’écoute n’existe vraiment que dans et par une pratique. De ce point de vue là, l’écoute s’apprend, se développe, s’affine et s’oriente dans la relation à un ensemble organique où l’expérience et la théorie doivent trouver les modalités de leur dialectique. Toute écoute prend sens dans le contexte d’une situation qui engage la relation entre des acteurs et le milieu mouvant dans lequel ils évoluent. Elle contribue à donner sens à ce milieu et elle présuppose l’orientation d’une perception qui ne reçoit que parce qu’elle attend et s’interroge. L’écoute est éveil, exercice, pensée, mouvement, relation aux autres et au monde. Elle mobilise du savoir et le met à l’épreuve d’une situation signifiante. Elle s’inscrit dans une histoire qui est aussi l’histoire des disciplines qui la mettent en œuvre.

L’écoute est donc une notion à la fois transversale et toujours inscrite dans des pratiques spécifiques, qu’elles soient scientifiques ou artistiques, formalisées ou empiriques. Si elle engage des pratiques déterminées et multiples, elle ouvre aussi un espace de discussion, de partage et d’échange entre ces pratiques et ces savoirs, entre les arts et les sciences.


Le séminaire « Pratiques de l’écoute, écoute des pratiques » est co-organisé par le laboratoire PRISM (AMU/CNRS) et par l’IMéRA.

Contact : cristo@plotseme.net
 

16/11/2018

CYCLE - il faudra bien manger #5

Vendredi 16 novembre 2018, 14h-16h30- IMéRA, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

Qui sera mangé ?, avec Jocelyne Porcher (UMR Innovation, Montpellier, sociologue, directrice de recherches à l’INRA-SAD) et Marion Laval-Jeantet (Biologie, ethnopsychiatrie, nutrition, chamanisme, et bio-art avec le collectif artiste Art Orienté Objet (AOO)

Organisé par Juliette Rouchier (LAMSADE, Paris-Dauphine, PSL ; Co-directrice du GDR Policy Analytics ; associée au GREQAM, AMSE) dans le cadre du cycle "Il faudra bien manger".


Jocelyne Porcher est zootechnicienne et sociologue, directrice de recherches à l’INRA-SAD (UMR Innovation, Montpellier). Elle s’est engagée dans une démarche de recherche après avoir été éleveuse et technicienne agricole. Ses recherches portent sur la relation de travail entre humains et animaux. http://jocelyneporcher.fr/

Marion Laval-Jeantet (Biologie, ethnopsychiatrie, nutrition, chamanisme, et bio-art avec le collectif artiste Art Orienté Objet (AOO) Quand la viande parle, que doit-on faire ? Depuis 1991, avec la création du duo artistique Art Orienté Objet, Marion LAVAL-JEANTET a abordé à de nombreuses reprises la question de la consommation des animaux. Elle abordera dans son intervention simultanément le point de vue sensible de l'artiste animalièr.e, le point de vue scientifique de la bio nutrition, et celui beaucoup moins connu de l'anthropologue, et de l'initié.e aux cultes chamaniques.
 
Marion LAVAL-JEANTET partage sa vie entre une pratique artistique et une pratique thérapeutique et de recherche en biologie et en ethnopsychiatrie. Diplômé de troisième cycle en art, en anthropologie et en psychologie, ses recherches se sont portées sur les rapports de l'art à la société contemporaine, en particulier dans le domaine « arts et sciences », mais aussi sur les cultures chamaniques, les relations polygames et les addictions. Après avoir repris des recherches en bio anthropologie et en immunologie, pour des projets d'art biotechnologique, elle a créé en 2015 l'association de Recherches en Nutrition contre les Maladies Auto-Immunes, et étudie la réparation de ces maladies dans le cadre de de la nutrition et de sa pratique clinique.

Grands témoins : Alberte Bondeau, IMBE-AMU (biologiste) ; Jean-Noël Consales, TELEMME-AMU (urbaniste, géographe). Les grands témoins sont des chercheurs marseillais connaissant très bien les sujets abordés, ils font des commentaires et lancent les débats.


contact : juliette.rouchier@dauphine.fr

15/11/2018

Community Building Seminar - Interdisciplinary Approaches to Art History

Community Building Seminar - Interdisciplinary Approaches to Art History

15 novembre 2018, 10h30-12h30, IMéRA, Maison-Neuve - sur invitation

Non-Euclidean Geometry in Russian Critiques of the Icon

  • et Nadia Podzemskaia, chercheur au Centre de recherche sur les arts et le langage (CRAL, CNRS/EHESS).

Fondation de l'Académie des Sciences de l'art à Moscou en 1921: oeuvre commune des philosophes, artistes, psychologues, historiens de l'art, musicologues, physiciens

14/11/2018

CYCLE - RECHERCHE, ARTS, PRATIQUES NUMERIQUES #19

Mercredi 14 novembre 2018, 10h00-13h00, IMéRA, Maison des Astronomes, salle de conférence - entrée libre
"Des écritures ludiques au documentaire artistique". Avec Douglas Edric Stanley, Leslie Astier, François Lejault et Pascal Cesaro

Thématique du séminaire 
 
Ce séminaire transdisciplinaire s’intéresse aux perturbations productives que génèrent les collaborations entre les chercheurs en sciences humaines et les artistes dans le domaine du numérique. Il s’inscrit dans la suite des réflexions et des expérimentations que nous avons menées à l’IMéRA dans le programme antiAtlas des frontières depuis 2011 tout en élargissant notre questionnement au-delà de la seule question des frontières. 
Dans le  domaine des sciences humaines et sociales, le recours aux pratiques numériques conduit à de nombreux bouleversements que ce soit dans la collecte, la production et le traitement de données, ainsi que l’élaboration de nouvelles formes de narration et d’édition. Le tournant numérique conduit les chercheurs à reconsidérer leurs méthodes, leurs catégories, leurs paradigmes, leurs orientations théoriques, leurs objets, leurs formes de labellisation et les cadres des champs disciplinaires. D’ailleurs, compte tenu des collaborations toujours plus nombreuses qu’implique le recours au numérique entre d’un côté les sciences humaines et de l’autre les sciences exactes et expérimentales, il semble plus pertinent de parler de Digital Studies que Digital Humanities.
Dans le domaine de l’art, le numérique ouvre également des champs de pratiques radicalement nouveaux. Il transforme la relation des artistes aux outils qu’ils utilisent et aux connaissances qu’ils convoquent, produisent ou questionnent. Il transforme le statut et les formes des œuvres. En introduisant de nouvelles modalités pour assurer leur circulation, il modifie également leur relation avec le public. Le numérique bouleverse la place de l’auteur qu’il place dans une relation dynamique par rapport aux flux d’information, de circulation des images, des sons et des formes. Il donne ainsi une nouvelle importance à l’invention de dispositifs dans lesquels ces formes sont données à l’expérience, ouvrant d’infinies possibilités d’interaction avec l’œuvre. Il donne enfin une nouvelle dimension au travail collectif, à des formes diverses de collaborations, d’échanges et de contributions. D’une façon générale, on peut dire que le numérique déplace les pratiques artistiques et conduit à réfléchir autrement les relations entre arts et sciences.
Ce séminaire rassemblera des chercheurs en sciences humaines (sociologues, anthropologues, politologues, géographes, historiens, littéraires), en sciences dures (informaticiens, physiciens, mathématiciens, etc.), des artistes (designers, hackers, programmeurs, média tactique, etc.) ainsi que des professionnels (industriels, chargés de communication, etc.). Notre objectif est de favoriser des croisements, des emprunts et des déplacements qui seront propices à l’identification de nouvelles pistes de réflexion et de recherche, voire à la mise en œuvre d’expérimentations collaboratives.
Chaque mois, des participants seront invités à présenter leurs expérimentations d’outils numériques de collecte (applications mobiles, capteurs oculaires, systèmes SIG, etc.) ou d’indexation et de traitement des données recueillies (bases de données, systèmes de visualisation ou de sonification, etc.). Certains feront part de leurs explorations de dispositifs d’écriture et de modélisation de la connaissance (jeux vidéo, machinima, web documentaires, etc) ou encore de nouvelles formes d’édition électroniques.
Trois types de questions seront développés.
1) Il s’agira tout d’abord de voir comment, et jusqu’à quel point, ces pratiques et instruments transforment notre rapport au monde, nos méthodes de recherche, la construction de nos objets, la modélisation et la diffusion de notre connaissance et de nos oeuvres.
2) Nous nous interrogerons aussi sur l’impact des processus collaboratifs qu’impliquent les pratiques numériques entre chercheurs, artistes et professionnels. L’objectif est d’évaluer les apports que chaque démarche (scientifique, artistique, professionnelle) apporte aux autres.
3) Nous verrons enfin comment ces processus collaboratifs bouleversent les champs disciplinaires, les points de vue et les formes d’autorité qui organisent notre recherche et notre pratique et conduisent à repenser de manière créative de nouvelles formes de rencontre entre les disciplines scientifiques et entre celles-ci et les non-spécialistes.
Débuté en janvier 2016, ce séminaire fonctionne selon un rythme de rencontres mensuelles, d’une durée de trois heures.
 
Comité d'organisation : Cédric Parizot  (IREMAM, CNRS/AMU), Jean Cristofol (Ecole supérieure d'art d'Aix en Provence, PRISM, AMU), Jean Paul Fourmentraux (CNE, EHESS/CNRS/AMU), Anna Guilló (LESA, AMU), Manoël Penicaud (IDEMEC, CNRS/AMU)

Partenariat:
 
IMéRA - Institut Méditerranéen de Recherches Avancées (AMU)
Centre Norbert Elias (CNRS/EHESS/AMU)
Institut de Recherche et d’Etudes sur le monde arabe et musulman (CNRS/AMU)
Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence
Institut d’Ethnologie Mediterranéenne Européenne et Comparative (CNRS/AMU)
 
13/11/2018

Les Rendez-Vous de Demain : Comment les sciences éclairent l'avenir ? #2

Un cycle de rencontres publiques au Théâtre du Gymnase (4 Rue du Théatre Français, 13001 Marseille), les mardis à 19h - entrée libre

Rendez-Vous 2/ Mardi 13 novembre à 19h : Islam et liberté. Une autre perspective ?

Un islam de liberté est-il possible, pensable ? Quelles relectures possibles des textes pour favoriser l’expression d’une pensée critique dans l’islam contemporain ? Peut-on sortir des obscurantismes et des orthodoxies ?

Avec Yadh Ben Achour, juriste et philosophe du droit, 1er titulaire de la Chaire Averroès de l’IMéRA. Il est notamment l’auteur de « La 2ème Fatiha » PUF, 2011 et de «  Tunisie, une révolution en pays d’islam », Ceres Edition, 2016.

Et avec Leïla Tauil, philosophe, chargée de cours au département d’arabe de l’Université de Genève, spécialiste de la pensée critique dans l’islam contemporain, résidente de l’IMéRA, dans le cadre de la Chaire Averroès.


Prochaine date : Mardi 18 décembre à 19h

A chaque RV une table de libraire sera tenue par la Libraire Maupetit.

Du 07/11/2018 au 08/11/2018

CONFERENCE ANNIVERSAIRE - Energie : Défis et perspectives

Les 7 & 8 novembre 2018, IMéRA, Maison des Astronomes, salle de conférences - entrée libre

Conférence anniversaire des 10 ans de l’IMéRA : Énergie : Défis et perspectives

L'IMéRA célèbrera son 10ème anniversaire au cours de la prochaine année académique 2018-2019. En cette occasion, l'institut organise une série de conférences couvrant les grands thèmes de ses quatre programmes (Art, science et société ; Méditerranée ; Interdisciplinarité, et  Phénomènes globaux et régulation). Les célébrations débuteront par un colloque sur "Energie: défis et perspectives", qui réunira des experts éminents dans tous les domaines de recherche sur l'énergie, allant des sciences dures à l'économie, en passant par le droit et la sociologie, ce qui constitue une excellente opportunité de favoriser les échanges interdisciplinaires et transdisciplinaires dans ce domaine.


Programme :

Wednesday, November 7th 2018
12:30- 14 - Welcome buffet lunch
 
14-15 -  Institutional opening with high representatives of Aix-Marseille University and national and international IMéRA’s partners

15:15-17 - Round-table: The energy transition and energy-mix strategies

Chair: Ted Loch-Temzelides, Rice University, Fellow at the Baker Institute at Houston and 2018-2019 IMéRA fellow

17-17:30 Coffee break

17:30-19 - SESSION 1

  • Marie Lamoureux, Faculty of law, Aix-Marseille University

Building Sustainable Energy Law: Challenges & Prospects

  • Ted Loch-Temzelides, department of economics, Rice University, Fellow at the Baker Institute at Houston, and 2018-2019 IMéRA fellow

Renewable technology adoption and the macroeconomy

  • Paul Lucchese, Deputy director of Capenergies International Energy Agency Hydrogen cooperation programme Chair

The role of hydrogen in an optimized and sustainable energy system

20:30 Conference dinner

Thursday, November 8th 2018

9-10:30 - SESSION 2

  • Mathieu Arnoux, Director LIED (Paris Interdisciplinary Energy Research Institute)

Energy as a global issue, a research field or a set of disciplinary object. Concrete prospectives from the experience of an interdisciplinary institute

  • Hervé Bercegol , Senior scientist, CEA (Alternative Energies and Atomic Energy Commission), Paris-Saclay

The interdisciplinary foundations of the SUNRISE project

  • Pierre Fournier, Mediterranean Laboratory of Sociology (LAMES), Aix-Marseille University

Why did we have to wait so long for a meeting of science and technology with the social sciences about energy?

10:30-11 Coffee break

11-12:30 - SESSION 3

  • Nicola Armaroli, Research director, Institute for Organic Syntheses and Photoreactivity (ISOF), Bologna

The challenges of the Great Transition

  • Christian Grisolia, Senior scientist, CEA (Alternative Energies and Atomic Energy Commission)

Why fusion energy needs a comprehensive and interdisciplinary approach: the example of tritium   

economy in tokamak

  • Ken Medlock, Senior director, Center of Energy Studies, the Baker Institute of Public Policy, Houston

The role of shale in the global energy transition

12:30-14 Buffet lunch

14-15:45 – ROUND TABLE: Energy in the Mediterranean

       Chair: Raouf Boucekkine, IMéRA director

15:45-16:15 Coffee break

16:15-17:45 - SESSION 4

  • Rick Van der Ploeg, Research Director of the Centre for the Analysis of Resource Rich Economies (OxCarre), University of Oxford

Pricing Carbon under Climatic and Economic Risks: Implications of the Paris Agreement

  • Svetlana Ikonnikova, Research Scientist and Senior Energy Economist in the Bureau of Economic Geology at The University of Texas at Austin

Resources, Technology, and Economics: The Future of the U.S. Shale Resources

  • Rabah Arezki, Chief Economist, World Bank, MENA region

Energy transition in an era of low fossil energy prices

Closure of the conference

06/11/2018

CYCLE - Analyse des réseaux et applications : approche interdisciplinaire #2

Mardi 6 novembre 2018, 14h-17h, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

« Solidarité, contrôle, régulation et apprentissage: une approche néo-structurale de l'action collective », par Emmanuel Lazega (sociologie, Sciences Po Paris).

Cours doctoral dans le cadre du cycle "Analyse des réseaux et applications : approche interdisciplinaire", organisé par Claire Bidart (Sociologue, Directrice de recherche au CNRS, Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail, Aix-Marseille Univ, CNRS) & Pierre Livet (Philosophe, Directeur de recherche émérite au CNRS) en partenariat avec l'IMéRA et le Collège doctoral d'Aix-Marseille Université.

Inscription des doctorants : Direction de la Formation Doctorale AMU - ADUM

OBECTIFS : Les analyses de réseaux se développent dans toutes les disciplines des sciences sociales (sociologie, économie, histoire, archéologie, géographie, gestion, science politique, anthropologie, linguistique, psychologie, éthologie…). Les réseaux interviennent également dans les travaux en mathématiques (théorie des graphes), en biologie (épidémiologie, réseaux de neurones…), en physique, en informatique, en étude des systèmes complexes… Dans ce séminaire seront présentés les apports des analyses de réseaux dans différentes disciplines en montrant leurs points communs et leurs spécificités, à partir de recherches empiriques. Les personnes qui ont déjà suivi ce séminaire les années précédentes restent bienvenues : à part la séance d’introduction, les autres introduisent les travaux d’autres disciplines que celles présentées auparavant. L’analyse de réseaux est l’étude des systèmes relationnels. Elle privilégie l’observation des relations entre les entités et du système formé par ces relations. Ces entités peuvent être des individus, des organisations, des objets, des lieux, des textes, des événements, des aéroports, des sites webs, des neurones… ou même des combinaisons de différents types d’entités à plusieurs niveaux. Les relations peuvent être des liens interpersonnels (parenté, amitié, collaboration…), des citations, des co-présences, des liaisons aériennes, des hyperliens, des connections neuronales, etc. Le système que forment ces entités et leurs relations constitue le réseau. L’étude précise de sa structure (dense, segmentée, dispersée, hiérarchique, modulaire…) est cruciale pour bien des questions posées dans différentes disciplines scientifiques, et se prête particulièrement bien aux échanges interdisciplinaires. Elle permet de dépasser l’approche statique et morphologique qui raisonne en termes de groupes, de corps et d’appartenances. Elle ne s’y oppose pas mais propose un point de vue complémentaire, souvent plus dynamique. L’analyse de réseaux peut être au cœur d’une démarche de recherche, mais peut aussi n’en constituer qu’une partie, à côté d’autres approches qualitatives ou quantitatives. Il s’agira ici d’exposer et d’appliquer les apports de l’analyse des réseaux. Nous envisagerons ses spécificités théoriques, expliciterons les indicateurs pertinents dans la description et l’analyse des réseaux, détaillerons des méthodes de construction empirique des données, proposerons des méthodes d’analyse en fonction de l’objet de la recherche. Public concerné : Tous doctorants mais aussi chercheurs, enseignants-chercheurs et autres personnes intéressées.

Lieu : IMéRA, Institut d’études avancées, Maison des astronomes, 2 place Le Verrier, 13004 Marseille (http://imera.univ-amu.fr/)

Programme : 8 modules de formation de 3 heures chacun

 2. Mardi 6 novembre 2018, 14h-17h : « Solidarité, contrôle, régulation et apprentissage: une approche néo-structurale de l'action collective », Emmanuel Lazega, sociologie, Sciences Po Paris.

 3. Mardi 4 décembre 2018, 14h-17h : « Fouille et modélisation de réseaux biologiques pour mieux comprendre les pathologies génétiques », Anaïs Baudot, bio-informatique, Marseille Medical Genetics, Inserm, Marseille.

 4. Mardi 8 janvier 2019, 14h-17h : "Apport méthodologique de la science des réseaux pour l'analyse de corpus de documents juridiques", Fabien Tarissan, informatique, Institut des Sciences sociales du
Politique, ENS Paris-Saclay.

5. Mardi 5 février 2019, 14h-17h : « Réseaux de parenté, résidentiels et migratoires », Klaus Hamberger, anthropologie, Laboratoire d’Anthropologie Sociale, EHESS Paris.

 6. Mardi 12 mars 2019, 14h-17h : Sociologie : « Réseaux familiaux : questions de recherche et approches empiriques », Eric Widmer, sociologie, Université de Genève.

 7. Mardi 2 avril 2019, 14h-17h : Archéologie : « Network science applied to archaeological research : visual signalling networks in the Himalayas and socio-economic networks in the Roman Empire », Tom Brughmans, School of Archaeology, University of Oxford. Séminaire en anglais.

 8. Vendredi 24 mai 2019, 14h-17h : Table ronde : « Dynamics of Ego-networks and life events », séminaire de sortie de résidence Team IMéRA.


Contact : claire.bidart@univ-amu.fr

06/11/2018

Community Building Seminar - Avec Laura Candiotto, résident IMéRA, Marie Curie Research Fellow, University of Edinburgh

Mardi 6 novembre, 10h30 à l'IMéRA, Maison-Neuve - 2 Place Le Verrier 13004 Marseille

Sur invitation.

Topic : Emotions for Knowledge. A phenomenological exploration

In recent years there has been a steady increase in the philosophical interest for emotions. Philosophers have been keen to discuss whether emotions can play a significant function in the different processes of knowledge-building. In fact, neuroscientists have recently discovered the integrated functionality of emotions and reasoning in our mental life. Emotions are now understood as a constitutive element of human rationality, rather than being framed in opposition to rationality.

What relevance emotions have for the process of scientific inquiry? What is the value of knowledge, and why should emotions contribute to it? What is the role of curiosity in the generation of meaning?

The aim of this seminar is to discuss the role of emotions in knowledge starting from our experience as researchers. After an introduction on the topic and a brief discussion, we will look at our own experience as researchers for discovering the role that emotions and other affective dispositions play in scientific research.

 

24/10/2018

CYCLE DE CONFERENCES - Les dynamiques d’extrémisation, en pensées et en actions

Mercredi 24 octobre 2018, à 18h, Site mémorial du Camp des Milles, Auditorium - entrée libre

Mémoire de la Shoah et montée nationaliste en Pologne, par Jean-Yves Potel

J-Y Potel est historien et analyste politique, spécialiste de la Pologne et de l'Europe centrale et a été professeur associé à l'Université de Paris 8 (Institut d'études européennes) et conseiller culturel à l'ambassade de France é Varsovie. Il est auteur de nombreux ouvrages, en particulier La Fin de l’lnnocence, La Pologne face à son passé juif(2009), et de L’Europe nue (2019).

Séminaire organisé dans le cadre du cycle de conférences "Les dynamiques d’extrémisation, en pensées et en actions", proposé par la Fondation du Camp des Milles - Mémoire et Education et I’IMéRA, Institut d’Etudes Avancées d’Aix-Marseille Université.

Lieux: en alternance, a I’IMéRA (Marseille) et au site mémorial du Camp des Milles (Aix-en-Provence). Toutes les conférences sont fibres d’accés.


Depuis les attentats de janvier 2015, la radicalisation djihadiste a été mise a I’agenda scientifique et politique en France. S’impose aujourd’hui la recherche d’écIairages pertinents sur un phénoméne dont I’Histoire a montré Ie potentiel mortifére et contaminateur. Cette radicalisation s’inscrit dans un contexte plus large de développement de dynamiques d’extrémisations diverses, religieuses et politiques en particulier, avec leur cortége d’excIusions et de violences multiples, en particulier racistes, antisémites et xénophobes.

Ce cycle de conférences proposé conjointement par la Fondation du Camp des Milles et l’lnstitut Méditerranéen d’Etudes Avancées propose de contribuer a la réflexion sur ce sujet par une confrontation des analyses et par Ie débat entre chercheurs et citoyens.

Les termes radicalisations ou extrémisations recouvrent deux aspects, idéologique et comportemental, souvent mat distingués, qui se traduisent en pensées et en actions, en pensées ou en actions.

Ce cycle est destiné a éclairer les processus multifactoriels qui articulent -ou pas- la constitution d’un contenu cognitif -une pensée extréme- et I’adoption d’un comportement violent- comme Ie passage é I’acte terroriste. II implique une approche pluridisciplinaire combinant diverses échelles, temporelle, spatiale et pluridisciplinaire.

II s’agit en particulier de mieux comprendre I’origine du besoin individuel ou collectif de radicalité, la recherche de repéres forts, les influences idéologiques ou interpersonnelles et les fractures de la société qui servent de terreau en période de crises, et qui contribuent a des crispations individuelles ou collectives sur des repéres identitaires, religieux, nationalistes ou politiques.

II est aussi important de comprendre I’énjeu majeur pour les droits et libertés des défis que les extrémistes nous lancent : comment en particulier une société démocratique en arrive-t-elle, par réaction, a modifier ses régles et a enfreindre certaines des valeurs essentielles qu’eIIe veut pourtant protéger ?

L’analyse des drames du passé, crimes de masse et génocides -réalisation ultime d’une pensée extréme- est un levier puissant pour saisirjusqu’od et comment ces processus peuvent se développer et pour nous alerter au présent.

Faire converger ces mémoires douloureuses, c’est contribuer a la formation d’une expérience commune de I’humanité mais aussi nourrir les capacités d’une résistance individuelle et collective qui montra son efflcacité dans Ie passé et qui s’avére a nouveau nécessaire aujourd’hui. La « banalité du bien » s’opposa souvent a la « banalité du mat ».

Manipulation du langage, mensonges et démagogie ont ainsi toujours été des ingrédients des dynamiques extrémistes. Rien d’étonnant a ce que la question du rapport é la vérité apparaisse aujourd’hui comme centrale en ce qu’eIIe constitue une dimension essentielle de la formation d’une pensée extréme. Rumeurs, fake news, complotisme, « post-vérité » résistent a la critique rationnelle, sans doute parce qu’iIs s’en nourrissent et I’instrumentaIisent parfois. Ce qui pose aussi la question du potentiel de violence de la raison elle-méme.

Un défi majeur pour Ie monde scientifique et les sociétés démocratiques.


Prochaines dates : 

26 novembre 2018, 18h, lMéRA, Marseille.

  • La radicalisation islamiste, par Farhad Khosrokhavar

Sociologue franco-iranien, Farhad Khosrokhavar est également directeur d'études é l'Ecole des hautes études en sciences sociales et spécialiste de la radicalisation islamiste.

27 février 2019, 18h, Camp des Milles (auditorium), Aix-en-Provence.

  • Psychologie des criminels contre I’humanité, par Fransoise Sironi

Psychologue et maitre de conférences é I'Université Vincennes, Fransoise Sironi est experte auprés des tribunaux internationaux. Ses recherches en psychologie cliniq