Agenda

23/10/2019

CYCLE - Pratiques de l’écoute, écoute des pratiques #14

Mercredi 23 octobre 2019, 9h30 -13h, IMéRA- Marseille, Maison des Astronomes, salle de conférences - entrée libre

L’inaudible : de l’imperceptible au silenciement

Avec :

Christelle Rabier, maîtresse de conférences en sciences sociales à l’EHESS, historienne des sciences, des techniques et de la médecine de l’Europe.

Matthieu Saladin, artiste et musicien, maître de conférences en arts plastiques à l’Université Paris 8, membre de l’équipe TEAMeD au sein du laboratoire Arts des images et art contemporain (AI-AC).

La 14eme séance du séminaire interroge la notion d’inaudible et poursuit la réflexion commencée l’année dernière autour des relations entre son, écoute et pouvoir. En croisant la perspective des sciences humaines et sociales de Christelle Rabier sur l’« archivation » avec la pratique et la pensée de l’artiste Matthieu Saladin, cette rencontre vise à aborder les dispositifs (perceptifs, technologiques, historiques, sociaux et politiques) qui définissent les régimes d’audibilité, entre limites et masquages, entre silences et silenciements. Quelles voix/sons peut-on entendre et pourquoi ? Quelles voix/sons restent inouïes e comment ? Comment donner à entendre l’inaudible ?

Christelle Rabier, « Silences d’archives : matérialités et pouvoirs »

Les sciences humaines et sociales participent à l’élaboration d’une réflexion actuelle sur le silence, non pas comme absence de son, mais d’action. À la suite du travail collectif réalisé à l’occasion du colloque Faire silence : expériences, matérialités, pouvoirs1, cette intervention entend revenir sur l’historiographie du silenciement, à partir des pratiques matérielles d’« archivation » (Derrida, Mal d’archive, 1995).

Matthieu Saladin, « Sur quelques tentatives de travail autour de l’inaudible »

À travers la présentation d’un ensemble de projets artistiques s’intéressant au silence, à la saturation, à l’imperceptible, à l’omniprésence, à la discrétion, au tacite, à l’incorporation culturelle des normes ou encore aux coulisses institutionnelles, dans cette intervention Saladin problématise une notion qui occupe une place importante dans son travail : l’inaudible. Il s’agira ici d’essayer de donner à entendre l’inaudible qui sous-tend nos relations sociales, mais aussi politiques et économiques. Toutefois, l’écoute proposée aura ceci de particulier :

elle ne cherchera pas à rendre audible ce qui est inaudible, en attirant par exemple l’attention sur ce qui échapperait à notre attention, mais précisément à le donner à entendre en tant qu’il est inaudible, si tant est que cela soit possible.

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Le séminaire « Pratiques de l’écoute, écoute des pratiques » est co-organisé par PRISM (AMU/CNRS) axe 2, ESAAix, Locus Sonus et IMéRA.

Responsables du séminaire : Jean Cristofol (ESAAix, PRISM AMU/CNRS), Elena Biserna (PRISM AMU/CNRS, TEAMeD), Christine Esclapez (AMU, PRISM AMU/CNRS), Peter Sinclair (ESAAix, PRISM AMU/CNRS).

Crédit image : Matthieu Saladin, The audiences, once silent, began to use their tongues, sérigraphies en diptyque (2016).

En partenariat avec le séminaire, Matthieu Saladin présentera la performance La capture de l’inaudible le mardi 22 octobre à 19h30 à Bruit de Fond (42 rue Consolat 13001, Marseille) dans le cadre de La Membrane #9.

24/10/2019

Community building seminar avec Oksana Chepelyk

Jeudi 24 octobre 2019, 10h30 - 12h30, IMéRA, Maison Neuve, 1er étage - entrée sur invitation

"Dead Zones" research focusing on the Ecology Global Data and Local Ecosystem, avec Oksana Chepelyk, Artist, Modern Art Research Institute of Ukraine New Technologies Department

Abstract :

In this talk I will introduce some of my approaches to the ecological topics in the art. "Dead Zones" research will deal with “blossoming” phenomenon, cased by the active reproduction of toxic cyanobacteria, or blue-green algae, due to industrial runoff and over abundance of phosphorus, nitrogen and phosphates. As well the significant loss of biodiversity cased by climate changes due human activities. How we could approach metabolomics as a systematic study of unique chemical “fingerprints” specific for processes occurring in living cells useful for understanding of biodiversity functioning and as biomarkers of environmental changes effect? How art and technology can reveal the hidden layers, make them visible and blow up? Art can be engaged into cognitive practice socially and environmentally oriented, shaping society responsible for sustainable future. It will be an attempt to outline the short term and long term strategy for art-science project development, namely the translation of complex bio-chemical events into audio-visual data-driven creation.


Le "Community Building Seminar" a lieu chaque semaine et permet aux résidents de partager à tour de rôle leurs recherches, problématiques et méthodes avec les autres résidents.

Contact pascale.hurtado@univ-amu.fr

06/11/2019

CYCLE - RECHERCHE, ARTS, PRATIQUES NUMERIQUES 27#

Mercredi 6 novembre 2019 - Pôle multimédia - Salle des colloques 2 - 29 avenue Robert Schuman - 13080 Aix-en-Provence - entrée libre

 IMAGE vs DATA : des flux de données aux neurosciences

Marie-Laure CAZIN (artiste et professeur à l’école supérieure des beaux arts de Tours-Angers-Le Mans) 

  • Cinéma et neurosciences

Ma communication s’appuiera sur un projet art-science qui propose le renouvellement de la forme cinématographique en utilisant des outils de captation de données cérébrales dédiés aux neurosciences. Le Cinéma émotif utilise des instruments de mesure physiologiques pour interpréter les émotions et propose une interaction implicite avec le spectateur. Il pourrait également être qualifié d'énactif, mais il se démarque en mettant son enjeu d'innovation sur l'interprétation émotionnelle du signal cérébral. Cela le met en résonance avec un imaginaire et des œuvres qui allient technologie et occultisme : transmission de pensées, représentation d'images mentales, télépathie, symptômes psycho-somatiques. Nous évoquerons aussi sa proximité avec certains dispositifs médicaux, qui traitent du rapport psycho-somatique et qui peuvent nous inspirer artistiquement pour créer de nouvelles formes. 
 
Nous finirons par la présentation des derniers développements du Cinéma émotif en réalité virtuelle, le prototype EMOTIVE VR et son film pilote neuro-interactif en 360°, Freud, la dernière hypnose, qui correspond à la partie pratique de cette recherche. 
  
Grégory CHATONSKY
(artiste et chercheur à l’ENS Ulm)

  • Un cerveau hors de soi : apprentissage, extinction, résurrection

En abordant les flux d'un point de vue historique comme étant le lieu de croisement et de conflit entre la nature, le corps et la technique, on verra comment la séquence contemporaine appartient en fait à une longue et profonde filiation : les réseaux de neurones artificiels, habituellement appelés "intelligence artificielle" rencontrent la possibilité d'une extinction de l'espèce humaine et du vivant en général ramenant la Terre à sa minéralité.  
 
Terre Seconde (2019) et Suspension of Attention (2013) permettront de rendre sensible le lien historique entre l'extinction et la dite "intelligence artificielle".
 
Jean-Marie DALLET (artiste et Maître de Conférences HDR, université Paris 8 – Vincennes, laboratoire AIAC [EA 4010])

  • Architectures de mémoire

L’intervention s’intéressera à l’invention d’un design spécifique portant sur l’élaboration d’interfaces destinées à mettre en forme les mémoires. Cette question est ancienne. Depuis la Grèce, en effet, des techniques ont été imaginées pour ordonner les souvenirs et en autoriser un accès rapide et sûr : processions, palais de mémoire, architectures, par exemple. Aujourd’hui, avec la numérisation des informations et son corollaire, la construction d’ensembles complexes de documents, s’impose la création d’architectures virtuelles permettant l’organisation des données et la navigation au sein de collections mobiles ainsi constituées par les algorithmes.
Le Cédérom La troisième biennale de Lyon (RMN, 1995) réalisé par Jean-Marie Dallet, les consoles archives interactives MIM (Marey Interactif Multimédia, 2010–2011) et VIM (Vasulka Interactif Multimédia, 2014-2019) de même que les dispositifs interactifs Sky Memory Project (2013–2015) conçus par le SLIDERS_lab [F. Curien, J.-M. Dallet], le travail de Robert Edgar, Memory Theatre One (1985) serviront de fil conducteur à cette discussion.


Thématique du séminaire

Ce séminaire transdisciplinaire s’intéresse aux perturbations productives que génèrent les collaborations entre les chercheurs en sciences humaines et les artistes dans le domaine du numérique. Il s’inscrit dans la suite des réflexions et des expérimentations que nous avons menées à l’IMéRA dans le programme antiAtlas des frontières depuis 2011 tout en élargissant notre questionnement au-delà de la seule question des frontières. 
Dans le  domaine des sciences humaines et sociales, le recours aux pratiques numériques conduit à de nombreux bouleversements que ce soit dans la collecte, la production et le traitement de données, ainsi que l’élaboration de nouvelles formes de narration et d’édition. Le tournant numérique conduit les chercheurs à reconsidérer leurs méthodes, leurs catégories, leurs paradigmes, leurs orientations théoriques, leurs objets, leurs formes de labellisation et les cadres des champs disciplinaires. D’ailleurs, compte tenu des collaborations toujours plus nombreuses qu’implique le recours au numérique entre d’un côté les sciences humaines et de l’autre les sciences exactes et expérimentales, il semble plus pertinent de parler de Digital Studies que Digital Humanities.
Dans le domaine de l’art, le numérique ouvre également des champs de pratiques radicalement nouveaux. Il transforme la relation des artistes aux outils qu’ils utilisent et aux connaissances qu’ils convoquent, produisent ou questionnent. Il transforme le statut et les formes des œuvres. En introduisant de nouvelles modalités pour assurer leur circulation, il modifie également leur relation avec le public. Le numérique bouleverse la place de l’auteur qu’il place dans une relation dynamique par rapport aux flux d’information, de circulation des images, des sons et des formes. Il donne ainsi une nouvelle importance à l’invention de dispositifs dans lesquels ces formes sont données à l’expérience, ouvrant d’infinies possibilités d’interaction avec l’œuvre. Il donne enfin une nouvelle dimension au travail collectif, à des formes diverses de collaborations, d’échanges et de contributions. D’une façon générale, on peut dire que le numérique déplace les pratiques artistiques et conduit à réfléchir autrement les relations entre arts et sciences.
Ce séminaire rassemblera des chercheurs en sciences humaines (sociologues, anthropologues, politologues, géographes, historiens, littéraires), en sciences dures (informaticiens, physiciens, mathématiciens, etc.), des artistes (designers, hackers, programmeurs, média tactique, etc.) ainsi que des professionnels (industriels, chargés de communication, etc.). Notre objectif est de favoriser des croisements, des emprunts et des déplacements qui seront propices à l’identification de nouvelles pistes de réflexion et de recherche, voire à la mise en œuvre d’expérimentations collaboratives.
Chaque mois, des participants seront invités à présenter leurs expérimentations d’outils numériques de collecte (applications mobiles, capteurs oculaires, systèmes SIG, etc.) ou d’indexation et de traitement des données recueillies (bases de données, systèmes de visualisation ou de sonification, etc.). Certains feront part de leurs explorations de dispositifs d’écriture et de modélisation de la connaissance (jeux vidéo, machinima, web documentaires, etc) ou encore de nouvelles formes d’édition électroniques.
Trois types de questions seront développés.
1) Il s’agira tout d’abord de voir comment, et jusqu’à quel point, ces pratiques et instruments transforment notre rapport au monde, nos méthodes de recherche, la construction de nos objets, la modélisation et la diffusion de notre connaissance et de nos oeuvres.
2) Nous nous interrogerons aussi sur l’impact des processus collaboratifs qu’impliquent les pratiques numériques entre chercheurs, artistes et professionnels. L’objectif est d’évaluer les apports que chaque démarche (scientifique, artistique, professionnelle) apporte aux autres.
3) Nous verrons enfin comment ces processus collaboratifs bouleversent les champs disciplinaires, les points de vue et les formes d’autorité qui organisent notre recherche et notre pratique et conduisent à repenser de manière créative de nouvelles formes de rencontre entre les disciplines scientifiques et entre celles-ci et les non-spécialistes.
Débuté en janvier 2016, ce séminaire fonctionne selon un rythme de rencontres mensuelles, d’une durée de trois heures.

Comité d'organisation : Cédric Parizot (IREMAM, CNRS/AMU), Jean Cristofol (Ecole supérieure d'art d'Aix en Provence, PRISM, AMU), Jean Paul Fourmentraux (CNE, EHESS/CNRS/AMU), Anna Guilló (LESA, AMU), Manoël Penicaud (IDEMEC, CNRS/AMU)

Partenariat:
IMéRA - Institut Méditerranéen de Recherches Avancées (AMU)
Centre Norbert Elias (CNRS/EHESS/AMU)
Institut de Recherche et d’Etudes sur le monde arabe et musulman (CNRS/AMU)
Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence
Institut d’Ethnologie Mediterranéenne Européenne et Comparative (CNRS/AMU)

20/11/2019

CYCLE - Pratiques de l’écoute, écoute des pratiques #15

Mercredi 20 novembre 2019, IMéRA- Marseille, Maison des Astronomes, salle de conférences - entrée libre

Ecoute et comportements. avec François Delalande (musicien, chercheur, musicologue)

Le séminaire « Pratiques de l’écoute, écoute des pratiques » est co-organisé par PRISM (AMU/CNRS) axe 2, ESAAix, Locus Sonus et IMéRA.

Responsables du séminaire : Jean Cristofol (ESAAix, PRISM AMU/CNRS), Elena Biserna (PRISM AMU/CNRS, TEAMeD), Christine Esclapez (AMU, PRISM AMU/CNRS), Peter Sinclair (ESAAix, PRISM AMU/CNRS).

11/12/2019

CYCLE - RECHERCHE, ARTS, PRATIQUES NUMERIQUES 28

Mercredi 11 décembre 2019, IMéRA – Maison des astronomes, salle de conférence, 2 place Le verrier 13004 Marseille - entrée libre

Pratiques Documentaires, avec David Redmon (résident IMéRA ; Filmaker, Lecturer of Sociology, Criminology and Video Ethnography in the School of Social Policy, Sociology and Social Research at the University of Kent, UK ) et Boris Petric (anthropologue, auteur et réalisateur, directeur du Centre Norbert Elias, Marseille).

David Redmon, résident à l’IMéRA,réalisateur, sociologue, criminologie et ethnographie de la vidéo à l’Ecole de Politique, sociologie et recherche sociales de l’université de Kent, Royaume Uni

Kim’s Video – formerly located at St. Marks Place in NYC – was known to have one of the most comprehensive video collections in the world. However, with the rise of digital streaming, Kim’s Video, as a business model, became obsolete. In September 2008, its owner Mr. Yongman Kim put an open call on the Internet offering to donate his entire collection of 55,000 VHS and DVDs. He received over 60 offers, and chose to send the collection to Salemi, Sicily. But why and how was the now-defunct video store Kim’s Video (NYC) sent to Sicily? What happened to the Kim’s Video collection after it arrived to Sicily? What is the state of the collection today – 11 years later?

Kim’s as a commodity chain raises questions about the redistribution of material media and ownership circulated and transferred under nebulous claims. Aside from the ongoing disappearance of material media (VHS, Cassette, DVD), the physicality of an archive such as Kim’s – and what it promotes – is a valuable and worthwhile cultural resource in an age of de-materialization and digitization. My talk concludes with a discussion of how criminal fantasy has been injected into documentary cinema as performance art to address the real.


Boris Petric, anthropologue, Centre Norbert Elias (EHESS, Aix Marseille Université, CNRS)

Boris Petric rendra compte de sa collaboration avec David Redmon au cours de sa résidence à l’IMéRA et à la Frabrique des écritures innovantes

Discutant: Frédéric Pouillaude, Esthétique et théorie de l’art moderne et contemporain Aix-Marseille Université – Département Arts – Secteur Arts plastiques et sciences de l’art Membre honoraire de l’Institut universitaire de France


Thématique du séminaire

Ce séminaire transdisciplinaire s’intéresse aux perturbations productives que génèrent les collaborations entre les chercheurs en sciences humaines et les artistes dans le domaine du numérique. Il s’inscrit dans la suite des réflexions et des expérimentations que nous avons menées à l’IMéRA dans le programme antiAtlas des frontières depuis 2011 tout en élargissant notre questionnement au-delà de la seule question des frontières. 
Dans le  domaine des sciences humaines et sociales, le recours aux pratiques numériques conduit à de nombreux bouleversements que ce soit dans la collecte, la production et le traitement de données, ainsi que l’élaboration de nouvelles formes de narration et d’édition. Le tournant numérique conduit les chercheurs à reconsidérer leurs méthodes, leurs catégories, leurs paradigmes, leurs orientations théoriques, leurs objets, leurs formes de labellisation et les cadres des champs disciplinaires. D’ailleurs, compte tenu des collaborations toujours plus nombreuses qu’implique le recours au numérique entre d’un côté les sciences humaines et de l’autre les sciences exactes et expérimentales, il semble plus pertinent de parler de Digital Studies que Digital Humanities.
Dans le domaine de l’art, le numérique ouvre également des champs de pratiques radicalement nouveaux. Il transforme la relation des artistes aux outils qu’ils utilisent et aux connaissances qu’ils convoquent, produisent ou questionnent. Il transforme le statut et les formes des œuvres. En introduisant de nouvelles modalités pour assurer leur circulation, il modifie également leur relation avec le public. Le numérique bouleverse la place de l’auteur qu’il place dans une relation dynamique par rapport aux flux d’information, de circulation des images, des sons et des formes. Il donne ainsi une nouvelle importance à l’invention de dispositifs dans lesquels ces formes sont données à l’expérience, ouvrant d’infinies possibilités d’interaction avec l’œuvre. Il donne enfin une nouvelle dimension au travail collectif, à des formes diverses de collaborations, d’échanges et de contributions. D’une façon générale, on peut dire que le numérique déplace les pratiques artistiques et conduit à réfléchir autrement les relations entre arts et sciences.
Ce séminaire rassemblera des chercheurs en sciences humaines (sociologues, anthropologues, politologues, géographes, historiens, littéraires), en sciences dures (informaticiens, physiciens, mathématiciens, etc.), des artistes (designers, hackers, programmeurs, média tactique, etc.) ainsi que des professionnels (industriels, chargés de communication, etc.). Notre objectif est de favoriser des croisements, des emprunts et des déplacements qui seront propices à l’identification de nouvelles pistes de réflexion et de recherche, voire à la mise en œuvre d’expérimentations collaboratives.
Chaque mois, des participants seront invités à présenter leurs expérimentations d’outils numériques de collecte (applications mobiles, capteurs oculaires, systèmes SIG, etc.) ou d’indexation et de traitement des données recueillies (bases de données, systèmes de visualisation ou de sonification, etc.). Certains feront part de leurs explorations de dispositifs d’écriture et de modélisation de la connaissance (jeux vidéo, machinima, web documentaires, etc) ou encore de nouvelles formes d’édition électroniques.
Trois types de questions seront développés.
1) Il s’agira tout d’abord de voir comment, et jusqu’à quel point, ces pratiques et instruments transforment notre rapport au monde, nos méthodes de recherche, la construction de nos objets, la modélisation et la diffusion de notre connaissance et de nos oeuvres.
2) Nous nous interrogerons aussi sur l’impact des processus collaboratifs qu’impliquent les pratiques numériques entre chercheurs, artistes et professionnels. L’objectif est d’évaluer les apports que chaque démarche (scientifique, artistique, professionnelle) apporte aux autres.
3) Nous verrons enfin comment ces processus collaboratifs bouleversent les champs disciplinaires, les points de vue et les formes d’autorité qui organisent notre recherche et notre pratique et conduisent à repenser de manière créative de nouvelles formes de rencontre entre les disciplines scientifiques et entre celles-ci et les non-spécialistes.
Débuté en janvier 2016, ce séminaire fonctionne selon un rythme de rencontres mensuelles, d’une durée de trois heures.

Comité d'organisation : Cédric Parizot (IREMAM, CNRS/AMU), Jean Cristofol (Ecole supérieure d'art d'Aix en Provence, PRISM, AMU), Jean Paul Fourmentraux (CNE, EHESS/CNRS/AMU), Anna Guilló (LESA, AMU), Manoël Penicaud (IDEMEC, CNRS/AMU)

Partenariat:
IMéRA - Institut Méditerranéen de Recherches Avancées (AMU)
Centre Norbert Elias (CNRS/EHESS/AMU)
Institut de Recherche et d’Etudes sur le monde arabe et musulman (CNRS/AMU)
Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence
Institut d’Ethnologie Mediterranéenne Européenne et Comparative (CNRS/AMU)

Du 22/01/2020 au 23/01/2020

CONFERENCE Anthropo-Med "Dissonances et Convergences entre Anthropologie et Santé Publique"

Du 22 au 24 janvier 2019, IMéRA, Maison des astronomes, salle de conférences - entrée libre

Dissonances et Convergences entre Anthropologie et Santé Publique

Conférence Anthropo-Med, organisé à l'IMéRA en partenariat avec l'IRD. Avec la participation de Carla Obermyer Makhlouf (Senior Fellow 2019-2020 de l'IMéRA, Professeur, Dept of Epidemiology and Population Health, et Directeur, Center for Research on Population and Health, American University of Beirut).

Programme :

Mercredi 22 janvier

8:30 - Accueil

9:00 - Introduction, tour de table, et aperçu de la réunion

9:20 - Anthropologie et santé publique: une relation compliquée Carla Obermeyer

9:40 - Collaborations, interdisciplinarité, AMU, IMéRA Sandrine Musso

Session 1: Politiques, programmes, Interventions Carine Baxerres

10:00 - Surveillance

11:00 - Pause café

11:15 - Elimination, campagnes (épidémies, maladies transmissibles) Harold Noël Alice Desclaux Anne-Marie Moulin Cheikh Sokhna

12:15 - Gestion de la santé, systèmes de santé Valery Ridde

12:45 - Discussion session 1

13:10 - Pause déjeuner

Session 2: Population, prévention, risques Sandrine Musso

14:30 - Catégories de population Joseph Larmarange Laurent Gaissad

15:30 - Réduction des risques Perrine Roux Anne Lovell

16:30 - Pause café

16:45 - Perception des risques, chronicité Jocelyn Raude Farid Boumedienne

17:45 - Discussion session 2

18:00 - Fin du jour 1

19:30 - Dîner

Jeudi 23 janvier

8:30 - Accueil, café

Session 3: Patients, participation Alice Desclaux

9:00 - Litéracie et engagement des patients Julien Mancini Pascale Hancart-Petitet

10:00 - Démocratie sanitaire, éducation par les pairs Didier Febvrel Eve Bureau

11:00 - Discussion session 3

11:15 - Pause café

Session 4: Nouveaux fronts thérapeutiques Aline Sarradon-Eck

11:30 - Médicaments, Céline Caillet Carine Baxerre

12:30 - Médecine intégrative/ non-conventionnelle Patrice Cohen Bruno Falissard

13:30 - Pause déjeuner

Session 4 - suite :

14:30 - Télémédecine, santé numérique, nouvelles technologies Jean-Charles Dufour Alexandre Mathieu-Fritz

15:30 - Discussion session 4

16:00 - Table ronde Quelles implications pour les concepts et méthodes de l’anthropologie et pour les ponts inter-disciplinaires entre santé publique et anthropologie? Carla Obermeyer Valery Ridde

16:30 - Discussion générale et conclusion

17:00 - Fin du séminaire