Agenda

04/03/2021

Présentation collective des résidents 2020 - 2021

Jeudi 4 mars 2021, 10h-12h - Visioconférence ZOOM

Participer à la réunion Zoom :

https://us02web.zoom.us/j/83371026834?pwd=N3FyRnhwSkdJWVBibHFWY0NEQytmZz09

ID de réunion : 833 7102 6834

Code secret : 240797

Présentation collective des résidents 2020 - 2021 

9 résidents rejoignent la promotion de résidents IMéRA 2020-2021 de février à juin/juillet. Ils travailleront sur leurs projets de recherches, ainsi qu'avec des partenaires locaux sur des thématiques variées, inscrites dans les programmes de l’IMéRA (Art, Science et Société ; Méditerranée ; Chemins croisés – Exploration de l’interdisciplinarité ; Phénomènes globaux et régulation). 13 résidents seront alors présents au total, dont deux Senior Fellows (Enrico Donaggio et Frédéric Volpi)

La présentation se tiendra dans le respect des normes sanitaires et gestes barrières en vigueur.


Sobhi BOUDERBALA, Maître assistant en Histoire, Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis - Titulaire de la Chaire Averroès (IMéRA/A*MIDEX-AMU)

  • Le discours politique dans l'Islam des origines

Seth HOLMES, Associate Professor and Chair, Medical Anthropology, Society and Environment / University of California Berkeley - Holder of the Paoli Calmettes Institute/IMéRA Chair in Integrated Cancerology

  • Training for Unequal Care: Medical Students, Social Inequalities and the Clinical Gaze

Daniel Monterescu, Associate Professor of anthropology at the Central European University, Budapest/Vienna - Holder of the EHESS/IMéRA chair on transregional studies

  • Food and Borders: Transnational Terroir Across Territory in Europe and the Middle East

Enrico Donaggio, SENIOR FELLOW 2020 -2021 Professeur des universités, Università degli Studi di Torino -Dipartimento di Filosofia e Scienze dell'educazione

  • ArTLib - Atelier de recherche Travail et Libertés

Darien Davis, Professor of history and chair of the history department at Middlebury College, Vermont, USA - Holder of the IMéRA/Fulbright Chair on migration studies

  • Black Orpheus, Migration, and the Circulation of Brasiliana During the Cold War

Michael Dorsch, Associate Professor of Economics, Central European University, School of Public Policy, Budapest - holder of the chair AMSE/IMéRA "un monde en crise"

  • Asylum seekers, voters, and populists: The European refugee crisis in a domestic political context

Tincuta Heinzel, Senior Lecturer, Loughborough University, School of Design and Creative Arts

  • Designano: The Aesthetics of Imperceptibility

Coline Houssais, Auteure, commissaire et chercheuse indépendante - Résidence Mucem/IMéRA

  • Ceci n'est pas un voile - évolutions & représentations du couvre-chef féminin en France et en Méditerranée : approches comparées

Iman Mersal, Poète, essayiste, traductrice et enseignante à l’Université d’Alberta, Canada - Titulaire de la Chaire Camus (IMéRA/A*MIDEX-AMU)

  • Lakna (accent)

Thomas Serres, Politiste et sociologue – Lecturer à l’Université de Californie, Santa Cruz – Politics Department and Center for the Middle East and North Africa

  • "Mobilité, parcours hybrides et reconfiguration de la souveraineté en Méditerranée" - En partenariat avec l'Université d'Edimbourg et Frédéric Volpi, SENIOR FELLOW 2020-2021

Frédéric Volpi, SENIOR FELLOW 2021-2023 - Chair, Islamic and Middle East Studies, & Director, Alwaleed Centre for the Study of Contemporary Islam, University of Edinburgh

  • Initiative Solidarités musulmanes en Méditerranée

Deux autres résidentes arriveront entre mars et mai : 

Karen Barkey, Haas Distinguished Chair in Religious Diversity, Department of Sociology, University of California, Berkeley, Barrows Hall - Holder of the Germaine Tillion chair (IMéRA/Région Sud)

  • Pluralisme religieux réussi et concluant : Comment mobiliser la coexistence et la tolérance en Méditerranée et au-delà

Amita Baviskar, Professor of Sociology, Institute of Economic Growth, Delhi University Enclave, co-holder of the IMéRA/IRD chair on sustainable development

19/03/2021

Atelier de recherche / Styles de vie en Méditerranée / 2021

Vendredi 19 mars 2021, entre 14 h et 17 h 

Partager l’universel ? Entre partage des langues et partage des mémoires en Méditerranée

Longtemps le rapport à l’universel a été univoque, unilatéral et vertical. Une norme, des valeurs, des principes qui s’imposent, comme s’ils étaient hors du temps et de l’histoire. Le temps n’est-il pas venu, alors que s’écrit une histoire monde, une histoire connectée ou une histoire à parts égales, d’imaginer un rapport à l’universel qui soit plus complexe ? Est-il possible d’envisager un autre rapport à l’universel, qui soit plus horizontal et moins unilatéral ? Peut-on partager l’universel ? Sur quelles bases ? Qu’est-ce que cela signifie, plus précisément ? Quel sens donner à ce nouveau rapport à l’universel et quelle portée cela peut-il avoir sur nos styles de vie ? Partager l’universel passe-t-il par un partage des langues et des mémoires ? Telle est la question qui nous servira de fil conducteur durant les six séances de cet Atelier de recherche en 2021.*

Partager et traduire la littérature arabe ? Avec Iman Mersal* et Richard Jacquemond**

À travers la rencontre d’une poète et de son traducteur, il s’agit d’explorer le partage des langues, entre l’arabe et le français, et le partage de l’universel, à partir de l’expérience de la traduction littéraire. Ou comment explorer les chemins inconnus de la langue arabe, par la traduction ?

*Iman Mersal, poète et écrivain, titulaire de la chaire Camus à l’IMéRA en 2021. Elle est notamment l’auteure de l’anthologie poétique Des choses m’ont échappé, Sindbad/Actes Sud, 2008, 128 p ; et d’un recueil à paraître en 2021, aux éditions Actes Sud, traduit également par Richard Jacquemond, Sur les traces d’Anayat El-Zayat (titre provisoire).

**Richard Jacquemond, professeur de littérature arabe à Aix Marseille Université, directeur de l’IREMAM. Il a publié une vingtaine de traductions, d’auteurs presque tous égyptiens, dont huit romans de Sonallah Ibrahim et les poèmes d’Iman Mersal. Il a également publié une monographie Entre scribes et écrivains. Le champ littéraire dans l’Égypte contemporaine, Sindbad/Actes Sud, 2003 (traduit en anglais et en arabe) et dirigé ou codirigé plusieurs ouvrages  collectifs,  notamment Culture and Crisis in the Arab World. Art, Practice and Production in Spaces of Conflict, Londres, I. B. Tauris, 2019 (codirigé avec Felix Lang), et Culture pop en Égypte. Entre mainstream commercial et contestation, Paris, Riveneuve éditions, 2020 (codirigé avec Frédéric Lagrange).

Du 16/09/2021 au 17/09/2021

COLLOQUE INTERNATIONAL - « INTERROGER LA CONSTRUCTION DES POLITIQUES MIGRATOIRES AFRICAINES »

Les 16 et 17 septembre 2021 à l'IMéRA, Marseille

COLLOQUE INTERNATIONAL - « INTERROGER LA CONSTRUCTION DES POLITIQUES MIGRATOIRES AFRICAINES »

APPEL À COMMUNICATIONS

La multiplication, ces dernières années, des terrains et des recherches sur les contrôles migratoires en Afrique méditerranéenne et sahélienne (Gaibazzi, Bellagamba, Dünnwald 2017) peut être associée à l’intérêt scientifique grandissant pour la question de « l’externalisation » (Guiraudon 2002, Boswell 2003, Gammeltoft-Hansen 2006, Balzacq 2009) dans l’analyse des constructions des politiques migratoires sur le continent associées à l’action européenne dans ce domaine. Si ce concept clé pour la société civile européenne (Migreurop 2006) s’avère particulièrement pertinent pour penser les processus de transformation des droits, des normes et des pratiques en lien avec la migration, il trouve aussi ses limites face à certaines réalités empiriques et théoriques. Outre l’approche euro-centrée qu’il implique, il formule le postulat théorique que les Etats tiers, notamment africains, seraient des entités homogènes et des réceptacles passifs, subissant une imposition et des transferts normatifs de la part d’autres entités comme l’Union Européenne, ses États membres et certaines organisations internationales. Ce concept occulte, de ce fait, l’existence de dynamiques politiques et sociales propres aux États africains, se saisissant, selon leurs propres agendas, des opportunités diverses qu’offre l’ensemble de ces coopérations et acteurs « externes » dans les domaines migratoire (Cassarino 2018, El Qadim 2018, Perrin 2020) mais aussi sécuritaire (Frowd 2018) ou démocratique. Ainsi, les pressions et les influences internationales (Geiger et Pécoud 2010) sur la construction des politiques migratoires africaines s’enchâssent à des stratégies d’acteurs étatiques et non-étatiques, aux échelles régionale, nationale et locale, qui s’inscrivent dans de nouveaux paradigmes en vue de se (re)légitimer, d’en faire une ressource, ou de se repositionner. Les dynamiques internationales s’insèrent ainsi dans des contextes à variables multiples – qu’elles soient d’ordre social, identitaire (Bensaâd 2009), politique - et dans des pratiques mobilitaires et administratives qui les nourrissent et les orientent.

Ce colloque invite à un changement de regard, donnant aux acteurs africains une place prépondérante dans l’observation, par le monde scientifique, des constructions des politiques migratoires. En croisant diverses disciplines et échelles d’analyse, il cherche à questionner la manière dont les dynamiques « extérieures » en matière de migration rencontrent les « terrains » sociaux et politiques africains (Rottenburg, Behrends, Park 2014), mais aussi à repenser la frontière entre ce qui peut être considéré comme externe au continent et ce qui relève de l’«endogène» dans la construction de politiques migratoires.

Ce colloque entend interroger deux échelles de rencontre de ces dynamiques :

La première journée du colloque sera consacrée à l’analyse d’une première échelle, étatique, où seront interrogées les capacités des États africains à négocier, malgré l’asymétrie des rapports de force, les accords et les options en matière migratoire (Infantino 2019), et où pourra apparaître la construction de stratégies diplomatiques et politiques à partir des injonctions internationales et des contextes régionaux. C’est à cette échelle que pourra aussi être discuté l’effet de cette rencontre de dynamiques sur les États dont les prérogatives régaliennes et la souveraineté territoriale peuvent se voir paradoxalement renforcées, parfois à l’insu et au détriment de leur population, tandis que se renouvelle leur légitimité dans la région ou à l’international. En l’occurrence, Amitav Acharya (2004) a bien démontré comment certains États peuvent être en mesure de réajuster localement les normes et pratiques importées de l’extérieur, d’une part, et altérer, à leur avantage, la teneur de leurs relations extérieures, d’autre part.

La seconde journée sera, elle, consacrée à l’analyse de l’échelle infra- ou trans-étatique. Nous questionnerons des espaces localisés où peuvent s’analyser des processus d’adhésion, ou encore des modes de (ré)appropriation, de (re)légitimation et d’inertie que produisent les injonctions internationales en matière de gestion des migrations. Il s’agira notamment de voir dans quelle mesure les institutions (judiciaires, politiques, policières) et les sociétés civiles s’en trouvent modifiées, d’analyser leur impact sur les pratiques de mobilités des migrant.e.s et plus largement, comment cette échelle d’interaction reconfigure les rapports sociaux et politiques internes et transnationaux.

De manière transversale, nous proposons d’analyser de quelle manière ces rencontres de dynamiques sont productrices de « marchés » de la migration (Andersson 2004, Gammeltoft-Hansen 2006), structurés autour de ressources financières ou symboliques mobilisées par les organisations internationales, non-gouvernementales et les entreprises privées autour de l’assistance et la coopération dans la gestion des migrations.

Enfin, ce colloque sera aussi l’occasion d’interroger les réalités et les ambitions d’une « approche africaine » des migrations (« Agenda africain pour les migrations »), d’explorer l’« africanité » souvent mise en exergue du rapport aux mobilités, et de penser les processus d’« africanisation » dans la construction de politiques migratoires et de pratiques dans l’appréhension des migrations.

Nous invitons les contributions susceptibles de s’inscrire dans ces axes de recherche, quelle que soit la discipline (droit, science politique, anthropologie, sociologie, géographie, histoire). Nous encourageons les chercheurs.se.s africain.e.s à soumettre leurs propositions. Les participant.e.s discuteront de la possibilité d’une publication collective.

  • MODALITÉS D’ENVOI DES PROPOSITIONS :

Pour soumettre une proposition de communication, veuillez envoyer un résumé (en français ou en anglais – max 500 mots), ainsi qu’une courte biographie (200 mots) indiquant votre rattachement

AU PLUS TARD LE 15 NOVEMBRE 2020 à colloque.mig.africaines2021@gmail.com

Précisez aussi vos lieux de départ et d’arrivée prévus. Les propositions seront examinées par le comité scientifique, qui communiquera sa décision au plus tard 15 janvier 2021.

Le colloque se déroulera en français et en anglais et nécessitera des compétences passives dans les deux langues.

  • COMITÉ D’ORGANISATION :

Sophie Bava (LPED, IRD-AMU - SoMuM),
Camille Cassarini (LPED, IRD-AMU),
Jean-Pierre Cassarino (Collège d’Europe, Varsovie),
Chloé Chatelin (SoMuM),
Alizée Dauchy (IEE, USL Bruxelles),
Delphine Perrin (LPED, IRD-AMU).