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Andrew Dobson : "L'hiver ne viendra peut-être plus".

Dans le dernier numéro de Fellows (n°45), la lettre bimensuelle éditée par la fondation du RFIEA, consacré ce mois-ci au changement climatique, Andrew Dobson, co-titulaire de la chaire sur le développement durable IRD/IMéRA, Professeur d’écologie et de biologie de l’évolution à l’université de Princeton, nous livre ses analyses sur le changement climatique.

Les aléas climatiques actuels étaient prévus  par les études réalisées dès les années 1980, argue Andrew Dobson, mais surviennent encore plus tôt que prévus ! Face à l'illusion du déplacement des zones exploitables, la lutte contre le réchauffement climatique nécessite une volonté politique et une conviction sociale plus fortes que jamais.

« L’hiver ne viendra peut-être plus », par Andrew Dobson

Et s’il vient, ce sera de plus en plus souvent sous une forme très réduite. Comme une grande partie de l’hémisphère Nord l’a vu cette année, l’été, revanchard, pourra ensuite arriver avec beaucoup plus de force. Ce n’est pas une bonne nouvelle et, comme tout climatologue vous le dira, il ne s’agit certainement pas d’une fake news. Notre climat est en train de changer, massivement. Les émissions de gaz à effet de serre, qui sont dues à l’activité industrielle et à la conversion des forêts et des savanes en terres agricoles, en sont le principal moteur.
Notre compréhension scientifique de ce phénomène n’est pas parfaite, mais elle est aussi exacte que dans n’importe quel autre domaine de la science combinant des quantités massives de données, des expériences très largement reproduites et les mathématiques. Pour prévoir l’évolution du climat à mesure que nous ajoutons des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, nous utilisons exactement les mêmes modèles que pour les prévisions météorologiques, qui évaluent désormais précisément le temps qu’il va faire pendant les vingt à quarante-huit heures à venir. Si les modèles mathématiques des marchés monétaires avaient ce niveau de compétence prédictive, nous serions tous bien plus riches…

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