La crise institutionnelle algérienne : regards croisés

Conférence :

La crise institutionnelle algérienne : regards croisés

Cinq intellectuels algériens apportent leurs regards sur la dynamique singulière des institutions algériennes.

 

Vendredi 29 mars, 14h30 - 18h à l'IMéRA, 2 Place Le Verrier 13004 Marseille - Grand public - Entrée libre

A quelques jours de la présidentielle algérienne, l’IMéRA réunit cinq intellectuels algériens distingués, observateurs éclairés des réalités de ce pays dans ses multiples dimensions. De par la diversité de leurs orientations disciplinaires et de leurs expériences personnelles de chercheurs, praticiens ou d’observateurs privilégiés, leurs regards croisés sur la dynamique singulière des institutions algériennes permettront d’approfondir la réflexion sur ses déterminants, les antagonismes qui la nourrissent et les évolutions possibles à court terme.

Avec :

Fatiha Benabbou-Kirane, Juriste, Professeure à l’Université d’Alger
La crise institutionnelle en Algérie et le degré d’effectivité des règles constitutionnelles

Lahouari Addi, Sociologue, Professeur émérite de Sciences Po Lyon
Droit et religion: la question du droit musulman revisitée

Ihsane El Kadi, Editorialiste et éditeur de presse, directeur du pôle éditorial de Maghreb Emergent (Algérie)
Elites et démocratie, les occasions manquées d’un nouveau pacte institutionnel

Nour Meddahi, Economiste, Professeur à Toulouse School of Economics
L’impossible équation des réformes économiques en Algérie

Amar Mohand-Amer, Historien, Chercheur au Centre national de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC), Oran (Algérie), et résident de l’IMéRA en 2017-2018
Politique et institution militaire dans l’Algerie indépendante : l’héritage de la Guerre de libération nationale

La conférence sera introduite et modérée par Raouf Boucekkine, directeur de l’IMéRA.

Contact : raouf.BOUCEKKINE@univ-amu.fr

 

Biographies succinctes des intervenants

Fatiha Benabbou-Kirane est Professeure des Universités, titulaire d’un doctorat d’Etat en droit public. Elle est auteure de deux ouvrages de référence, "Droit parlementaire algérien", en deux volumes, et "Introduction au droit constitutionnel", tous deux publiés à l’Office des Publications Universitaires (Alger) , ainsi que de nombreux articles publiés dans des revues et communications en Algérie et à l’étranger.

Lahouari Addi est professeur émérite de sociologie à Sciences Po Lyon. Théoricien reconnu de la "régression féconde" fondée sur le modèle tunisien où les islamistes au pouvoir sont obligés de tenir compte des réalités de la société et de l'Etat, il a commis de nombreux ouvrages et articles sur l'islamisme et la transition vers la démocratie. Son dernier livre est "Radical Arab Nationalism and Political Islam" (Georgetown University Press, 2017). Professeur et/ou chercheur invité dans de nombreuses universités, il a été notamment résident de l’Institut d’Etudes Avancées de Princeton en 2002-2003.

El Kadi Ihsane est journaliste et éditeur d’Interface Médias qui édite le site d’information Maghreb Emergent et la Radio M et héberge Huffington Post Algérie. Il publie une chronique économique hebdomadaire dans El-Watan qui est le premier journal francophone d’Algérie. Il est spécialiste en énergie. Il est un des membres actifs du mouvement Mouwatana qui a été créé pour faire barrage au 5ème mandat.  

Nour Meddahi est professeur d’économie à la Toulouse School of Economics après l’avoir été à l’Université de Montréal et à Imperial College London. Il est spécialisé en économétrie de la finance et en séries chronologiques. Il est fellow de l’Econometric Society.  Depuis quelques années, il est un contributeur actif au débat public en Algérie sur les réformes de l’économie nationale.

Amar Mohand-Amer est historien, directeur de la Division Socio-anthropologie de l’histoire et de la mémoire (HistMém) et directeur-adjoint du comité de rédaction de la revue Insaniyat, au Centre national de recherche en anthropologie sociale et culturelle, CRASC, d'Oran.  Il travaille sur les processus de transition (1962), les modes de résistance sur les plans national et local, les questions de légitimation, (dé)légitimation et (re)légitimation dans un contexte de crise politique, les trajectoires individuelles et de groupes, la violence en temps de guerre (colonisation), ainsi que sur les acteurs et enjeux mémoriels. Il a été résident de l’IMéRA en 2017-2018.