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CYCLE - Le bâtiment « intelligent » intégré dans les réseaux « intelligents » : un défi clé pour la transition énergétique nécessitant une approche inter-disciplinaire

Vendredi 15 juin 2018, 14h - 17h, IMéRA, Maison des astronomes, salle de conférences – entrée libre

Le bâtiment « intelligent » intégré dans les réseaux « intelligents » : un défi clé pour la transition énergétique nécessitant une approche inter-disciplinaire, par Frédéric Wurtz (G2ELAB, Grenoble Génie Electrique laboratoire, UMR 5269 Université de Grenoble - CNRS - Grenoble-INP - UGA)

Séminaire dans le cadre du cycle mensuel "La transition énergétique v/ les transitions énergétiques : hier, demain, ici, ailleurs" inscrit dans le programme "Phénomènes globaux et régulation" de l'IMéRA et appuyé par le PR2I Energies.

Animation : B. Cointe, P. Fournier (LAMES), M.-T. Giudici (BIP), F. Rychen (GREQAM)

Contact : giudici@imm.cnrs.fr

Inscription des doctorants : Direction de la Formation Doctorale AMU - ADUM

LIEN : article sur le cycle dans le Blog de l'IMéRA

Les interventions seront diffusées en streaming par la chaine Youtube de l’IMéRA : http://www.youtube.com/channel/UCFZc4ca3FMAZsLzAU4GJrHg/live


Biographie : Frédéric Wurtz est directeur de Recherche au CNRS, docteur ingénieur diplômé de l’institut Polytechnique de Grenoble. Il mène une activité de recherche interdisciplinaire sur les méthodes de conception, de supervision et d’utilisation des systèmes énergétiques impliquant les acteurs humains, des concepteurs aux utilisateurs. Ces travaux ont été appliqués aux dispositifs électromagnétiques, et aux systèmes impactant pour la transition énergétique (véhicules électriques, avions plus électriques, « smart-building », « smart grid », quartier et ville intelligente). Après avoir dirigé une équipe de recherche dédiée aux méthodes et outils de conception, il participative activement a l’animation du projet ECO-SESA, programme inter-disciplinaire adressant la thémeatique des « smart-energy districts » (voir https://ecosesa.univ-grenoble-alpes.fr )

Résumé : L’intervention montrera que les bâtiments intelligents (« smart-buildings »), intégrés dans des réseaux intelligents (« smart-grids »), peuvent significativement contribuer aux objectifs de la transition énergétique. En effet les bâtiments sont, d’une part, les plus grands consommateurs d’énergie dans le réseau électrique et pourraient devenir l’un des plus grands producteurs d’énergie renouvelable, en particulier grâce au concept de bâtiment à énergie positive, et ceci en offrant dans le même temps un important gisement de « flexibilité » en demande énergétique. Ceci peut-être obtenu en utilisant des modèles physiques et de l’optimisation pour une conception et une supervision « intelligente ». Nous détaillerons notre stratégie globale de recherche pour améliorer ce type de logiciel « intelligent », par une approche dite « humain dans la boucle » (« human in the loop ») dans laquelle nous considérons qu’il n’y aura pas de « bâtiments intelligents » sans « utilisateurs intelligents ». Ceci implique une recherche inter-disciplinaire complexe que nous développons dans un « living-lab », de l’échelle batiment (GreEn-Er), à l’échelle eco-quartier (Presqu’ile de Grenoble) dans lequel les usagers ont vocation à être impliqués comme consom’acteurs (« pro’sumers »), i.e comme concepteurs et usagers actifs. Ces recherches se développent dans le cadre du projet ECO-SESA.


OBJECTIFS : La loi sur « la Transition énergétique pour la croissance verte » qui fait suite au Grenelle positionne la transition énergétique comme un questionnement majeur pour nos sociétés et leur évolution. Mais, faut-il tenir pour acquise la perspective d’une évolution douce, progressive des choix énergétiques, vers un horizon bien défini, laissant seulement à discuter le rythme et les étapes de cette évolution ? Cela mérite examen pour préciser les espaces d’incertitude et de choix qui rendent pluriels les futurs énergétiques compte tenu des nombreuses imbrications de problématiques autour du thème de l’énergie et cela requiert la mobilisation de compétences d’analyse variées.

Ce cycle de séminaire, qui se déroule sur une base mensuelle, est l’occasion de faire discuter des chercheurs, enseignants-chercheurs et personnalités de différents horizons et disciplines sur ce questionnement.

Grâce à la diversité des intervenants, il se donne pour objectif : (i) d’articuler des savoirs scientifiques sur des domaines variés pour penser les conditions de possibilité des changements de pratiques en matière d’énergie ; (ii) de situer le rôle et les répertoires d’action du politique en matière d’orientation des pratiques énergétiques ; (iii) -de (re)-positionner la problématique de recherche sur l’énergie dans un ensemble plus vaste de questions et avec des éléments de contexte ; (iv)-de situer l’énergie comme un domaine de réflexion fécond pour sa problématique de recherche hors énergie.

Programme : modules de formation de 3 heures chacun (14h-17h)