Interroger la construction des politiques migratoires africaines

 

Colloque international

Les 16 et 17 septembre 2021 à l'IMéRA, Marseille

 

 Interroger la construction des politiques migratoires africaines

 

Inscription (obligatoire) à partir du 3 septembre 2021 sur cette page 

 

Le colloque est co-organisé et co-financé par l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement), Aix-Marseille Université, l’Université Saint-Louis Bruxelles, le Laboratoire Mixte International MOVIDA, le LPED (Laboratoire Population Environnement Développement de l’IRD), l’IMéRA (Institut d’Études Avancées d’Aix-Marseille Université), l’Institut SoMuM (Sociétés en Mutation en Méditerranée), et la Fondation Maison des Sciences Humaines (FMSH).

 

Programme

1ère journée - 16 septembre
9h15 Accueil
9h30 Discours d’ouverture

1ère session - Les politiques migratoires africaines au prisme de leurs fabriques

 

  • 10h-12h : Les acteurs des politiques migratoires, au-delà des catégories

Modération : Mamadou Dimé (Université Gaston Berger de St Louis, LMI MOVIDA)

-Nadia Khrouz (Université Mohammed V, FSJES-Agdal, Rabat, LMI MOVIDA)
Stratégie nationale d’immigration et d’asile et réformes de la politique migratoire: Quel rôle et quels impacts des coopérations européennes au Maroc ?

-Christelle Bikoi (Centre national d’éducation Yaoundé)
Migration-État, analyse de la dynamique structurale de la politique migratoire au Cameroun

-Marie-Dominique Aguillon (LPED, IRD-AMU, LMI MOVIDA)
Elaborer une politique migratoire pour le Sénégal : principes normatifs, stratégies d'acteurs et adhésion à géométrie variable

-Pierre Beaulieu (Université de Liège)
Les dynamiques de participation et de circulation des migrant.e.s dans des Espaces Publics Politiques pluriels comme facteur d’influence de la politique migratoire marocaine

  • 12h-13h30 pause déjeuner
  • 13h30-15h30 : Africanité et africanisation des politiques migratoires

Modération : Delphine Perrin (LPED, IRD-AMU, LMI MOVIDA)

-Florence Renucci (IMAF, CNRS-AMU)
Comment faire l'histoire des politiques migratoires en Afrique ?

-Ali Bensaâd (Institut français de géopolitique, Paris 8)
Comment les mouvements migratoires transforment la géopolitique africaine ?

-Yovic Ayiyi (Université de Poitiers)
Actions du corps social dans le processus de production des politiques migratoires en contexte de coopération Nord Sud : cas de l’Afrique de l’Ouest

- Elisabeth Jérôme Nanga et Pierre Kamdem (Université de Poitiers)
Coopérations sécuritaires dans le Golfe de Guinée : quels impacts sur la fabrique des politiques migratoires en Afrique centrale ?

  • 15h30-16h : pause-café
  • 16h-17h30 : Evolutions et contradictions des politiques migratoires

Modération : Sophie Bava (LPED, IRD-AMU, LMI MOVIDA)

-Serge-Noël Ouedraogo (Université Joseph Ki-Zerbo, Ouagadougou)
La construction d’une politique migratoire du Burkina Faso : de l’arrimage aux besoins en main-d’œuvre des pays d’immigration et à l’immigration choisie à une politique autocentrée

-Diarra Krikou et Brou Noel-Pacôme (Université Houphouët Boigny, Cocody)
Regard critique sur la politique migratoire ivoirienne dans le contexte ouest africain

-Ariel Eugène Mbem (Université de Yaoundé 1)
L’élection présidentielle de 2018 au Cameroun, un indicateur de l’immobilisme dans le processus de construction d’une politique migratoire

  • 17h30-18h : restitution et commentaires par les jeunes chercheurs

 

2ème journée – 17 septembre

2ème session - Les politiques migratoires africaines au prisme de leurs effets

 

  • 9h30-11h : Les politiques à partir du local

Modération : Camille Cassarini (LPED, IRD-AMU, LMI MOVIDA)

-Chancia Nyinguema (Université Omar Bongo de Libreville)
Migrations multiformes et réalités frontalières à Cocobeach : quelle gestion migratoire ?

-Bachirou Ayouba Tinni (GERMES Niamey, LMI MOVIDA)
Externalisation des politiques migratoires européennes au Niger : Agadez entre criminalisation de l’économie de transit et émergence d’une économie de l’anti transit

-Florence Boyer (URMIS, IRD-Paris 7, LMI MOVIDA)
La construction d'une politique de l'asile au  Niger : les enjeux locaux de l'accueil et de l'attente

  • 11h-11h30 : pause-café
  • 11h30-13h : Les politiques face aux droits

Modération : Alizée Dauchy (IEE, USL-Bruxelles)

-Paolo Gaibazzi (ISA, Université de Bayreuth)
Au-delà du droit et de l’ « illégalité » : les relations Etat-migrants en Angola

-Christian Wali Wali (Université Omar Bongo de Libreville)
Du refuge légal à l’illégalité : esquisse d’analyse de la fin du statut de réfugié des Congolais au Gabon

- Sarah Bachellerie (Université Grenoble-Alpes)
“Blanchir” un régime autoritaire : la dépolitisation des enjeux au coeur de la coopération UE/Egypte sur les politiques migratoires

  • 13h-14h30 : pause déjeuner
  • 14h30-16h : Retours, « retours », expulsions

Modération : Jean-Pierre Cassarino (Collège d’Europe Varsovie, IMéRA)

-Anissa Maâ (GERME, ULB, LMI MOVIDA)
Un contrôle migratoire « indigène » : le rôle des intermédiaires migrants dans la mise en oeuvre des retours volontaires depuis le Maroc

-Marie Deridder (Uppsala University) et Almamy Sylla (LACET Uppsala, Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB)
Politique migratoire et racialisation au Mali : le cas des migrants de retour de Libye

-Stéphanie Lima (INU Albi, LISST Toulouse, LMI MOVIDA)
L’élu, le migrant et le technicien. Discours et pratiques sur la gestion locale des migrations dans les communes rurales du Sénégal

  • 16h-16h30 : pause-café
  • 16h30-17h30 : Débat : Une approche africaine des migrations ?

Animation : Nora El Qadim (Cresppa-LabTop – Université Paris 8, Institut Convergences Migrations)

-Mamadou Dimé (Université Gaston Berger de St Louis, LMI MOVIDA)

-Chancia Nyinguema (Université Omar Bongo de Libreville)

-Serge-Noël Ouedraogo (Université Joseph Ki-Zerbo, Ouagadougou)

17h30-18h : restitution par les jeunes chercheurs

 

Présentation

 

La multiplication, ces dernières années, des terrains et des recherches sur les contrôles migratoires en Afrique méditerranéenne et sahélienne (Gaibazzi, Bellagamba, Dünnwald 2017) peut être associée à l’intérêt scientifique grandissant pour la question de « l’externalisation » (Guiraudon 2002, Boswell 2003, Gammeltoft-Hansen 2006, Balzacq 2009) dans l’analyse des constructions des politiques migratoires sur le continent associées à l’action européenne dans ce domaine. Si ce concept clé pour la société civile européenne (Migreurop 2006) s’avère particulièrement pertinent pour penser les processus de transformation des droits, des normes et des pratiques en lien avec la migration, il trouve aussi ses limites face à certaines réalités empiriques et théoriques. Outre l’approche euro-centrée qu’il implique, il formule le postulat théorique que les Etats tiers, notamment africains, seraient des entités homogènes et des réceptacles passifs, subissant une imposition et des transferts normatifs de la part d’autres entités comme l’Union Européenne, ses États membres et certaines organisations internationales. Ce concept occulte, de ce fait, l’existence de dynamiques politiques et sociales propres aux États africains, se saisissant, selon leurs propres agendas, des opportunités diverses qu’offre l’ensemble de ces coopérations et acteurs « externes » dans les domaines migratoire (Cassarino 2018, El Qadim 2018, Perrin 2020) mais aussi sécuritaire (Frowd 2018) ou démocratique. Ainsi, les pressions et les influences internationales (Geiger et Pécoud 2010) sur la construction des politiques migratoires africaines s’enchâssent à des stratégies d’acteurs étatiques et non-étatiques, aux échelles régionale, nationale et locale, qui s’inscrivent dans de nouveaux paradigmes en vue de se (re)légitimer, d’en faire une ressource, ou de se repositionner. Les dynamiques internationales s’insèrent ainsi dans des contextes à variables multiples – qu’elles soient d’ordre social, identitaire (Bensaâd 2009), politique - et dans des pratiques mobilitaires et administratives qui les nourrissent et les orientent.

Ce colloque invite à un changement de regard, donnant aux acteurs africains une place prépondérante dans l’observation, par le monde scientifique, des constructions des politiques migratoires. En croisant diverses disciplines et échelles d’analyse, il cherche à questionner la manière dont les dynamiques « extérieures » en matière de migration rencontrent les « terrains» sociaux et politiques africains (Rottenburg, Behrends, Park 2014), mais aussi à repenser la frontière entre ce qui peut être considéré comme externe au continent et ce qui relève de l’«endogène » dans la construction de politiques migratoires.

Ce colloque entend interroger deux échelles de rencontre de ces dynamiques :

La première journée du colloque sera consacrée à l’analyse d’une première échelle, étatique, où seront interrogées les capacités des États africains à négocier, malgré l’asymétrie des rapports de force, les accords et les options en matière migratoire (Infantino 2019), et où pourra apparaître la construction de stratégies diplomatiques et politiques à partir des injonctions internationales et des contextes régionaux. C’est à cette échelle que pourra aussi être discuté l’effet de cette rencontre de dynamiques sur les États dont les prérogatives régaliennes et la souveraineté territoriale peuvent se voir paradoxalement renforcées, parfois à l’insu et au détriment de leur population, tandis que se renouvelle leur légitimité dans la région ou à l’international. En l’occurrence, Amitav Acharya (2004) a bien démontré comment certains États peuvent être en mesure de réajuster localement les normes et pratiques importées de l’extérieur, d’une part, et altérer, à leur avantage, la teneur de leurs relations extérieures, d’autre part.

La seconde journée sera consacrée à l’analyse de l’échelle, infra- ou trans-étatique. Il y sera interrogé des espaces localisés où peuvent s’analyser des processus d’adhésion, ou encore des modes de (ré)appropriation, de (re)légitimation et d’inertie que produisent les injonctions internationales en matière de gestion des migrations. Il s’agira notamment de voir dans quelle mesure les institutions (judiciaires, politiques, policières) et les sociétés civiles s’en trouvent modifiées, d’analyser leur impact sur les pratiques de mobilités des migrant.e.s et plus largement, comment cette échelle d’interaction reconfigure les rapports sociaux et politiques internes et transnationaux.

De manière transversale, nous proposons d’analyser de quelle manière ces rencontres de dynamiques sont productrices de « marchés » de la migration (Andersson 2004, Gammeltoft-Hansen 2006), structurés autour de ressources financières ou symboliques mobilisées par les organisations internationales, non-gouvernementales et les entreprises privées autour de l’assistance et la coopération dans la gestion des migrations.

Enfin, ce colloque sera aussi l’occasion d’interroger les réalités et les ambitions d’une « approche africaine » des migrations (« Agenda africain pour les migrations »), d’explorer l’« africanité » souvent mise en exergue du rapport aux mobilités, et de penser les processus d’ « africanisation » dans la construction de politiques migratoires et de pratiques dans l’appréhension des migrations.

 

Comité d'organisation

 

  • Sophie Bava, socio-anthropologue, chargée de recherche au LPED, IRD-AMU, chargée de mission Méditerranée-Afrique pour l’Institut SoMuM, co-responsable du LMI MOVIDA.
  • Camille Cassarini, géographe, doctorant au LPED, IRD-AMU, membre du LMI MOVIDA.
  • Jean-Pierre Cassarino, politiste, ancien fellow de l’IMéRA, professeur au Collège d’Europe, Varsovie.
  • Alizée Dauchy, politiste, doctorante à l’IEE, USL Bruxelles.
  • Delphine Perrin, juriste, chargée de recherche au LPED, IRD-AMU, co-animatrice du LMI MOVIDA.

 

Biographies

Marie-Dominique Aguillon

Marie-Dominique Aguillon est doctorante en sociologie au Laboratoire Population Environnement et Développement, UMR 151 (AMU - IRD) - Aix Marseille Université et membre du LMI Movida. Sa recherche éclaire la structuration d’un monde de l’expertise dans le domaine des migrations au Sénégal et au Maroc. Inscrit à la croisée d’une sociologie des politiques publiques et d’une sociologie de l’expertise, son travail analyse les carrières des experts nationaux. Il interroge le poids des contraintes auxquelles ceux-ci sont confrontés, mais aussi les tactiques et les stratégies qu’ils déploient pour négocier leur place au sein des dispositifs « gestionnaires » des migrations dans ces contextes subsaharien et méditerranéen.

Yovic Ayiyi

Yovic Ayiyi est doctorant en géographie (politique) à l’université de Poitiers et assure également des travaux dirigés à la Faculté des Sciences Humaines et Arts. Sa thèse est axée sur les politiques migratoires ouest-africaines en relation avec l’U.E. Antérieurement, il a travaillé avec la Confédération Syndicale Internationale (CSI) et le Bureau International du Travail (BIT) sur des questions portant sur la protection des droits des travailleurs migrants en Afrique de l’Ouest.

Sarah Bachellerie

Doctorante en géographie au laboratoire Pacte (Université Grenoble-Alpes), Sarah Bachellerie travaille depuis ses études de master à l'ENS de Lyon (2018) sur les pratiques policières à la frontière franco-italienne (Hautes-Alpes). En 2019-2020, elle a suivi un cursus d'arabe à l'Institut Français d’Égypte et effectué un stage de 5 mois au CEDEJ (le Caire) où elle a mené des recherches sur l'externalisation des frontières européennes en Égypte. Son rapport sera prochainement publié sur le site de Migreurop.

Sophie Bava

Sophie Bava est socio-anthropologue à l'IRD, AMU-LPED. Elle est coordinatrice du Laboratoire Mixte international Movida, rédactrice de la revue Afrique(s) en Mouvement et chargée de mission Afrique-Méditerranée au sein de l'institut SoMuM. Ses recherches portent sur les migrations africaines et les constructions religieuses musulmanes et chrétiennes entre l’Afrique subsaharienne, l'Afrique méditerranéenne et l’Europe. Elle propose une anthropologie religieuse du mouvement qui s'attache tout autant aux parcours des croyants, aux histoires des institutions religieuses, qu’aux figures et objets de la mobilité religieuse (pèlerinages, études, migration, réseaux religieux, moyens de communications, circulation des articles religieux…) mais qui re-questionne également la place du religieux dans les sociétés traversées par les migrants. Dernière publication : Bava S., Cheminements théologiques et vocations religieuses des migrants chrétiens africains au Maroc, In, Cahiers d’études Africaines, dossier « Imaginaires religieux en migration », mars 2021, 193-214.

Christelle M. Njiki Bikoi

Christelle M. Njiki Bikoi est chargée de recherche au Centre national d’éducation (Cameroun), titulaire d’un doctorat en science politique spécialité études Internationales. Principaux centres d’intérêt : migrations et mobilités, politiques publiques, démocratie et relations internationales. Anciennement responsable du groupe de recherche « Stratégies d’Intégration des Etats » et actuellement, coordonnatrice du laboratoire de recherche « Politique et Développement ».

Camille Cassarini

Camille Cassarini est doctorant en Géographie à Aix-Marseille Université, rattaché au Laboratoire Population Environnement et Développement de l’Institut de Recherche pour le Développement (LPED-IRD). Son travail se situe au croisement de la géographie des migrations et du développement. Il conduit ses recherches sur les mobilités ivoiriennes en Tunisie et sur les dispositifs de gestion des migrations mis en œuvre entre la Côte d’Ivoire et la Tunisie.

Jean-Pierre Cassarino

Anciennement titulaire de la Chaire « Migration Studies » à l’IMéRA (AMU), Jean-Pierre Cassarino enseigne actuellement au Collège d’Europe (Varsovie, Pologne). Il est également chercheur associé à l’IRMC (Tunis). Formé à l’IEP d’Aix-en-Provence et à l’Institut Universitaire Européen (Florence, Italie), ses recherches et ses publications portent essentiellement sur les politiques migratoires et les modes de coopération bilatéraux et multilatéraux en matière de « gestion des flux ». URL : https://www.jeanpierrecassarino.com/

Alizée Dauchy

Alizée Dauchy est doctorante à l'Institut d'Etudes européennes de l'Université Saint-Louis - Bruxelles et membre du réseau euro-africain Migreurop. Après un premier terrain de recherche le long de la frontière gréco-turque pour son mémoire de master (2011) et des séjours sur l'île de Lampedusa de 2012 à 2016 pour Migreurop et dans le cadre du projet Porto M (lieu de mémoire sur les migrations en Méditerranée), l'obtention d'une bourse de recherche (F.S.R.) en 2017 la conduit au Niger. Elle interroge la participation du Niger au processus d'externalisation des politiques migratoires européennes en étudiant la mise en œuvre de la loi contre le trafic illicite de migrant-e-s et des dispositifs de contrôle biométrique de la mobilité.

Marie Deridder

M. Deridder est postdoctorante à Uppsala University et bénéficie d’une bourse Marie Sklodowska-Curie (MSCA-IF). Ses recherches portent sur la fabrique du nexus ‘migration-développement-sécurité’ dans les relations euro-africaines et ses négociations pratiques dans un contexte postcolonial, à partir d’une ethnographie des gares routières et des syndicats du transport au Mali et au Burkina Faso. Avec L. Pelckmans, elle a récemment coordonné le numéro thématique « Perspectives ouest-africaines sur les politiques migratoires et sécuritaires européennes. West African engagements with the EU migration-development-security nexus » pour la revue Anthropologie et développement.

Nora El Qadim

Nora El Qadim est maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris 8 et chercheuse au CRESPPA-Labtop et à l’Institut Convergences migrations. Ses recherches portent sur les politiques publiques et relations internationales autour des enjeux migratoires, et plus récemment sur les politiques archivistique en contexte postcolonial.

Paolo Gaibazzi

Paolo Gaibazzi holds a Heisenberg Fellowship at the Institute of Social and Cultural Anthropology, University of Bayreuth. He is the author of Bush Bound: Young Men and Rural Permanence in Migrant West Africa (Berghahn 2015), an ethnography of immobility and social reproduction in rural Gambia. He has subsequently worked on West African Muslim traders in Angola, and on Europe’s externalized borders in Africa. His current project “AfroEuropean Frontiers” extends this work by analysing the shifting boundaries between Europe and Africa. In addition to regimes of im/mobility, Gaibazzi has published extensively on post-slavery and on economies of fate, fortune and potentiality in West Africa.

Pierre Kamdem

Pierre Kamben est Professeur des Universités, Directeur du Département de Géographie et membre du laboratoire RURALITES EA-2252 de l’Université de Poitiers. Ses travaux portent sur les dynamiques migratoires en Afrique subsaharienne. L’Afrique centrale y occupe une place prépondérante, au regard de son rôle d’expert des Nations Unies pour cette sous-région dans la réalisation du Pacte mondial pour les migrations (Pacte de Marrakech). Par ailleurs, il est auteurs de nombreuses études sur les migrations Internationales en Afrique centrale en partenariat avec plusieurs organisations internationales (OXFAM, CARE, ACF, Union Européenne), dont la dernière produite pour le compte d’OSIWA (2019-2020), portant sur « les lois, politiques pratiques migratoires en Afrique centrale ». E-mail: pierre.kamdem@univ-poitiers.fr

Nadia Khrouz  

Nadia Khrouz est docteur en Sciences politiques (PACTE – UPMF, Grenoble) et professeur assistante à l’Université Mohammed V (FSJES Agdal). Elle a travaillé au Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) marocain jusqu’en mars 2021, après une expérience professionnelle de plusieurs années auprès d’associations de protection des droits des étrangers. Nadia Khrouz travaille sur les pratiques administratives et juridiques du droit des étrangers, en s’intéressant aux mécanismes de mobilisation du droit et des catégorisations qui sous-tendent la pratique du droit. Membre du LPED et du LMI Movida, Nadia Khrouz a publié en 2019 un ouvrage intitulé l’Etranger au Maroc : droit et pratiques. 

 

Stéphanie Lima  

Géographe, maîtresse de conférences à l’INU Champollion à Albi et membre du LISST (CNRS UMR 5193) de l’Université Toulouse 2 Jean Jaurès. Ses recherches portent sur les migrations internationales en Afrique de l’Ouest,  sur les recompositions des territoires locaux et sur les enjeux de la citoyenneté au sein des diasporas malienne et sénégalaise. Elle a effectué un séjour de recherche d’une année à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis au Sénégal en 2017-2018 dans le cadre du LMI MOVIDA (https://movida.hypotheses.org/). Elle est membre associé du LMI MACOTER (http://www.lmi-macoter.net). Elle est affiliée à l’Institut Convergence Migrations depuis 2019.

Anissa Maâ

Anissa Maâ est Docteure en Sciences politiques et sociales (Université libre de Bruxelles). Sa thèse défendue en septembre 2020 s'intitule “Signer la déportation”. Violence, intermédiation et agencéité migrante dans les retours volontaires depuis le Maroc. Anissa Maâ finalise actuellement un ouvrage issu de sa thèse pour publication aux Éditions de l’Université de Bruxelles en 2021. Elle engage parallèlement des recherches postdoctorales sur la participation des migrants de retour (ou « retournés ») à la mise en œuvre du contrôle migratoire dans leur pays d’origine (Sénégal, Mali).

Ariel Eugène Mbem

Ariel Eugène Mbem est doctorant en Histoire des Relations Internationales à l’Université de Yaoundé 1 au Cameroun. Historien et internationaliste, ses travaux portent particulièrement sur la gouvernance internationale des élections en Afrique subsaharienne. Il est par ailleurs enseignant dans un collège privé de Yaoundé et mobilisateur social (Fondateur et Coordonnateur de l’Association Mémoire Electorale - MEL).

Elisabeth Jérôme Nanga

Elisabeth Jérôme Nanga est doctorante au laboratoire RURALITES EA-2252 du département de géographie à l’université de Poitiers. Très active dans le monde associatif où elle a régulièrement eu à travailler avec un public de migrants en situations diverses (volontaires et forcées) pour le compte d’organismes publics tels que les Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO), elle a également eu à produire un travail de recherche portant sur l’accueil des réfugiés notamment africains à Saint-Herblain en Loire-Atlantique.  Ancrés dans le champ des migrations internationales, ses travaux actuels tentent d’éclairer les incidences sur l’accueil des ressortissants d’Afrique en France, des processus de coopérations sécuritaires communautaires dans le Golfe de Guinée. E-mail : elisabeth.jerome.nanga@univ-poitiers.fr

Chancia Nyinguema

Léonilde Chancia Nyinguema Ndong est enseignante-chercheure assistante en géographie politique et géopolitique à l’université Omar Bongo de Libreville au Gabon. Sa thèse, soutenue en 2015 à l’université de Nantes, porte sur les « Activités halieutiques et immigration clandestine dans le Golfe de Guinée : le cas du Gabon ». Depuis 2016, elle est membre du Centre d’Etudes et de Recherches en Géosciences Politiques et Prospective (Cergep). Elle base ses travaux de recherche sur le secteur halieutique du Golfe de Guinée, les migrations maritimes, les communautés de pêcheurs artisans et les politiques de gestion, d’intégration et les représentations.

Brou Noel

Noël Brou est docteur en sociologie de l'Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody (Côte d'Ivoire). Chercheur indépendant en développement communautaire, il intervient en tant que consultant-sociologue auprès de certaines organisations humanitaires en Côte d'Ivoire.

Serge Ouedraogo

Serge Noël Ouedraogo est docteur en histoire africaine et enseignant chercheur au Département d’Histoire et Archéologie de l’Université Joseph Ki-Zerbo. Sa thèse de doctorat et ses sujets majeurs de recherches concernent les questions de mobilités en particulier de migrations nationales et internationales, de diaspora et d’identités.

Delphine Perrin

Delphine Perrin est chercheuse à l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement), rattachée au LPED (Aix Marseille Université). Elle est membre et co-animatrice du LMI MOVIDA (https://movida.hypotheses.org/). Docteure en droit et diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence, Delphine centre ses recherches sur les développements juridiques et politiques autour des migrations, de l’asile et de la nationalité en Afrique méditerranéenne et sahélienne. Elle a récemment publié : « Dynamiques juridiques et politiques autour des mobilités en Afrique méditerranéenne et sahélienne : inspirations, ambitions et contraintes », Migrations Société 2020/1 n°179, pp.75-89. Sa prochaine publication : « La Libye, terrain de reconfiguration géopolitique des migrations » dans la revue Hérodote.

Florence Renucci

Après des études de sciences politiques et d’histoire du droit en France et en Italie, Florence Renucci s’est spécialisée sur les questions de circulations et de « contacts » dans les empires coloniaux européens. Elle s’est plus particulièrement intéressée aux relations entre populations, aux savoirs juridiques, ainsi qu’aux tentatives de fusions entre les normes musulmanes et européennes. Actuellement directrice de recherche CNRS à l’Institut des Mondes Africains, ses dernières publications portent sur droit colonial et jus commune (dans M. Delmas-Marty, K. Martin-Chenut et C. Perruso, Sur les chemins d'un jus commune universalisable, Mare et Martin, 2021), ainsi que sur les droits africains (F. Renucci/Félix Éboué, La fabrique des droits africains. Négation, résistance et réinvention des coutumes, LGDJ, coll. tiré-à-part, juin 2021).

Almamy Sylla

Almamy Sylla, PhD en Anthropologie Sociale, est Enseignant-chercheur à l'Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB) et est Membre de Laboratoire d'Anthropologie Comparative, Engagée et Transnationale (LACET). Il s'intéresse aux migrations de retour forcé, aux soft infrastructures de mobilités et aux questions de genre.

Christian Wali Wali

Christian Wali Wali est Enseignant-Chercheur au Département de Géographie de l’Université Omar Bongo de Libreville. Titulaire d’un Doctorat Nouveau Régime soutenu à Migrinter (Université de Poitiers), ses travaux portent sur les mouvements migratoires et les dynamiques qu’ils engendrent. Il est membre du Centre d’Études et de Recherche en Géosciences Politiques et Prospective (CERGEP) et Coordonnateur Administratif du Master Recherche Géosciences Politiques du Monde Contemporain.

 

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