Résidence en partenariat IMéRA-AMU-Université d’Edimbourg

 

Dans le cadre du programme Méditerranée, l’IMéRA (Institut d’études avancées d’Aix-Marseille Université) et le Centre d’Études Alwaleed de l’Université d’Edimbourg sur l’Islam dans le Monde Contemporain lancent cette année 2022 un appel pour le programme :

Les solidarités musulmanes et les crises contemporaines en méditerranée

Ce projet de recherche dirigé par le professeur Frédéric Volpi (IMéRA /Université d’Édimbourg) propose d’étudier comment des mécanismes de solidarité se mettent en place, opèrent, et transforment les identités méditerranéennes contemporaines dans des situations de crise. Plus particulièrement, il recherche et analyse le rôle des solidarités musulmanes dans l’évolution des formes de civilité et de citoyenneté méditerranéennes.

La multiplication de crises politiques, socio-économiques et environnementales génère une augmentation du nombre de migrants et de réfugiés dans tous les pays de la région. Dans ce contexte, les politiques étatiques sont souvent incapables de gérer complètement et/ou effectivement ces mouvements de population et leurs conséquences. De fait, les acteurs de la société civile, des organisations humanitaires aux organisations religieuses, deviennent des intervenants réguliers et souvent incontournables sur le sujet.

Les mouvements migratoires et les risques qui y sont associés sont souvent étudiés d’un point de vue sécuritaire, mais la nature de la réponse qui est construite d’un point de vue sociétal est beaucoup moins recherchée. Par-delà les réponses immédiates et concrètes apportées, comment ces interactions transforment-elles les organisations humanitaires et religieuses qui suppléent les politiques étatiques ? A quel point ces échanges, influencés par le débat public et l’action gouvernementale, produisent-ils de nouvelles formes de civilité et de citoyenneté qui s’appliquent tant aux migrants qu’à ceux qu’ils rencontrent ? Et quel est l’impact de cette situation sur l’évolution des identités religieuses musulmanes et leurs pratiques de religiosité associées ?

Dans le cadre méditerranéen contemporain, ce programme propose d’étudier tout d’abord l’articulation des ces formes de solidarités à travers des organisations dites islamiques, ainsi qu’au travers des interactions entre ces organisations et d’autres acteurs de la société civile, tant religieux que non religieux. L’analyse de leurs relations avec les individus et communautés en mouvement, ainsi qu’avec les acteurs de la société civile et étatiques permettra de mettre en lumière des transformations à la fois des idées et des pratiques sociales et politiques qui sous-tendent l’identité méditerranéenne contemporaine.

Thématiques principales :

Axe 1 : Evaluation des discours et des positions officielles d’organisations de la société civile (d’orientation islamique et non islamique) des deux rives de la Méditerranée qui font face à une situation de crise génératrice de déplacement de personnes. Evaluation des actions de ces organisations et de leurs interactions avec les personnes en déplacement, d’autres organisations et les acteurs publics. (En particulier les échanges entre différent types d’acteurs et leurs conséquences pour les personnes visées par ces actions et pour les organisations elles-mêmes.)

Axe 2 : Analyse de l’évolution des idées et des pratiques de civilité et de citoyenneté autour de la Méditerranée. La recherche met en lumière la relation entre d’une part les politiques étatiques et d’autre part l’intégration (ou l’exclusion) des actions et des discours des acteurs de la société civile précédemment étudiés, à travers le prisme du débat public ainsi que celui de différentes catégories de personnes en mouvement.

Cadre scientifique de la résidence

Le résident ‘Solidarités Musulmanes’ contribuera au projet de recherche dirigé par le professeur Frédéric Volpi et conduira notamment une réflexion et un travail de terrain sur l’un des thèmes du programme. Dans ce cadre-là, il sera également ‘Associate Fellow’ du Centre Alwaleed de l’Université d’Édimbourg.

Son travail de recherche s’inscrit dans le cadre des priorités du programme Méditerranée de l’IMéRA et notamment de son axe de recherche sur l’islam méditerranéen.

La période de résidence à l’IMéRA a pour but de produire à partir de ce travail de recherche les fondations d’une base d’observations et de données contribuant à l’approfondissement du projet et à l’élucidation des questions qu’il pose. En particulier, un des objectifs de la résidence sera la co-production avec le directeur du projet d’un travail scientifique de type article, chapitre, etc. à la fin de la période de résidence. D’autres activités possibles incluent l’organisation d’un atelier ou d’un séminaire, à Marseille et/ou Édinbourg, et la collaboration à un ouvrage collectif.

 

Calendrier

Date limite de candidature : 31 août 2022 (inclus)

Durée de la résidence : 5 mois

Période de résidence :  de février à juin 2023

Conditions préalables pour candidater

  • Compétences linguistiques en anglais et en français : les résidents doivent pouvoir comprendre les deux langues à l'oral et à l'écrit (connaissance passive) et en maîtriser au moins une à l'oral et à l'écrit (connaissance active).
  • Les candidats s'engagent à participer aux activités collectives de la résidence prévues avec les autres résidents et l’équipe scientifique de l’IMéRA. Le Community Building Seminar est en ce sens l’une des activités centrales, qui se tient chaque semaine (habituellement le jeudi pendant trois heures). Le temps d’investissement équivaut à une journée par semaine.
  • Les candidats, qui sont d’anciens résidents de l’IMéRA, peuvent déposer une nouvelle demande minimum 5 ans après leur premier séjour de recherche.

Conditions d’éligibilité

• Attester d’une compétence et d’une excellence scientifique dans le domaine requis 
• Être titulaire d’un doctorat ou d’un PhD.
• Être un chercheur junior, ayant une expérience postdoctorale dans la recherche à temps plein comprise entre 2 et 9 années. 
• Résider dans l’Union Européenne ou les pays européens associés. Les chercheurs qui résident dans la région d’Aix-Marseille sont particulièrement encouragés à candidater.

 

Rémunération 

La résidence est ouverte aux chercheurs juniors, titulaires ou non d’un poste dans une université ou un organisme de recherche. 

Selon sa position statutaire, le chercheur perçoit une indemnité (dans le cadre d'une convention d'allocation) ou un salaire net (dans le cadre d’un contrat de travail en CDD) de 2000 euros mensuels. 

Conditions pratiques 

Durant la résidence, l’IMéRA met à disposition du chercheur :(i) un bureau et un ordinateur dans les locaux de l’IMéRA avec accès aux équipements communs (imprimante, téléphone fixe), (ii) l’accès aux bases de données de la bibliothèque électronique de l’AMU et (iii) l’assistance aux procédures administratives. 

Pour les candidats résidant habituellement en dehors de la région d’Aix-Marseille, l’IMéRA fournira si nécessaire au chercheur un logement meublé et équipé sur le site de l’IMéRA

 

Candidature 

Le dossier de candidature est constitué des pièces suivantes :

- Un Curriculum vitae incluant une liste de publications 

- Une lettre de motivation indiquant la pertinence de leurs études, leur parcours professionnel et leurs perspectives de recherche pour le projet.

Dans cette lettre détaillée ils devront notamment expliquer en détail à quel(s) axe(s) du projet ils comptent contribuer et comment ils comptent mener les recherches durant la résidence (notamment en termes du travail d’investigation et/ou de terrain qu’ils proposent de faire).

 

Le dossier doit être envoyé exclusivement par email avant le 31 août 2022 minuit (heure française) aux deux adresses suivantes : thierry.fabre@univ-amu.fr ; Frederic.Volpi@ed.ac.uk