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SUZUKI Teruhisa

Artiste invité dans le cadre du projet Biomorphisme, en partenariat avec le Centre Gilles-Gaston Granger (CGGG, AMU, CNRS)
Période de résidence: 
6 - 30 novembre 2018
Projet de recherche: 
Biomorphisme
Résumé du projet: 

Dans le cadre du projet Biomorphisme - approches sensibles et conceptuelles des formes du vivant - Teruhisa Suzuki crée une oeuvre évolutive à la Friche-la Belle de Mai pendant l'exposition Biomorphisme (10 novembre 2018 - 10 février 2019) .

Le programme Biomorphisme (exposition et colloques) est porté par le Centre Gilles Gaston Granger, unité mixte de recherche en philosophie et épistémologie comparative AMU/CNRS, et proposé par Sylvie Pic et Julien Bernard, dans la continuité du projet initié par Julie Pelletier et Julien Bernard en 2014 à Constance, Allemagne.
Détail des activités : https://biomorphisme.hypotheses.org/

Teruhisa SUZUKI intervient dans des événements internationaux. Il y réalise des sculptures monumentales et des installations in situ qui se réfèrent à des formes fondamentales du vivant (coquille, oeuf) et à l’idée de l’abri. Chaque installation propose un espace, parfois équipé de micro-sténopés, à l’intérieur duquel le visiteur se place en situation d’observer ce qui l’entoure. L’environnement se réactualise alors dans un questionnement déclenché par le filtre de l’installation pensée telle un capteur polyvalent.

Démarche
Depuis plusieurs années mon activité s’est resserrée sur la problématique de la lumière articulée à celle de l’environnement. Cette lumière peut être directe, tamisée ou encore captée par des sténopés utilisés comme métaphore des organes sensoriels. Il s’agit principalement pour moi de proposer aux visiteurs des abris constitués avec les ressources disponibles sur place à partir desquels ils ont la possibilité de vivre une expérience sensible en lien avec l’idée du vivant. Mes installations, pensées et réalisées en accord avec les contextes de présentation, engagent ainsi le visiteur dans un dialogue entre la perception qu’il a de ce qui serait naturel et sa perception de l'activité humaine ; cela principalement par le biais de la lumière et sa captation par des écrans de papier ou tissu.
Chaque installation s’organise autour de la constitution d’un abri à l’intérieur duquel le visiteur peut observer les images vacillantes et inversées de ce qui l’entoure ; je lui propose de se mettre dans la peau d’un être vivant qui capte des informations multiples, la lumière et les couleurs, la chaleur et le froid, le mouvement ou encore les caresses du vent, et les interprète à l’aide d’organes qui ne conservent pas la totalité des données ou bien les transforment selon les circonstances.
Souvent constituée d'un assemblage de micro sténopés, l'installation place le visiteur dans la position de l'observateur immobile plongé dans un environnement démultiplié, dont la lumière sans cesse renouvelée invite à ouvrir et à interroger ses propres perceptions : qu’est-ce que je vois, qu’est-ce que je perçois, d’où vient cette lumière et ses couleurs, que représente-signifie-telle ? Pourquoi frissonne-t-elle, qui l’interprète, moi ou l’installation elle-même ? Alors qu’un environnement devient « naturel » et perd ses singularités pour la personne qui le parcoure régulièrement, il se réactualise dans le questionnement perceptif déclenché par le filtre de l’installation pensé tel un capteur polyvalent.
J’interviens dans les environnements naturels préservés ou marqués par des événements naturels ou technologiques, je m interesse egalement a l'histoire du lieu, ses pratiques habituelles et a ses usages.